Chapitre 24

Chapitre 24
_____________________Pdv Tom


Je ne sais pas où il est. Où est-ce que je l'ai mis ? Mon linge vole dans tous les sens, derrière moi. Des objets se fracassent contre le mur. Des pas, dans les escaliers.

- Tom ?

Une voix. C'est ma mère. Vite, vite, il faut le cacher. Sous mon sweet.

- Hey Tom... Qu'est-ce que tu fais ?

La même voix...

- Tom, mon chéri ?

Sa main se dépose sur mon épaule et la caresse.

- Qu'est-ce que tu caches ? dit-elle, rigolant.

Ma tête bouge d'elle-même de gauche à droite. Mes paupières ne veulent pas s'ouvrirent. Doucement, je la sens se pencher.

- Tu as fais quelque chose de mal ?

Maman devine toujours tout. Sa main me caresse les cheveux. Je baisse la tête.

- Relève-toi.

Elle m'attrape sous les bras et m'aide à me relever. Je n'ouvre pas les yeux, sinon elle va savoir. Elle me dirige vers mon lit, m'obligeant à m'y asseoir. Elle prend place à mes côtés et pose sa main sur ma jambe pour la caresser.

- Tu as pris de la drogue, n'est-ce pas ?
- ... Pardon !

J'éclate en sanglots et me jette dans ses bras. Je ne sais même pas pourquoi je l'ai fait. Une pulsion, comme ça. Elle me caresse le dos pour essayer de calmer mes pleurs. Impossible, j'inonde son tee-shirt.

- Ne t'excuse pas Tom...

Elle recule mon visage de sa poitrine et dépose un baiser sur mon front. J'essuie lâchement les larmes sur mes joues et je renifle, regardant toujours le sol. J'ai trop honte pour la regarder dans les yeux. Je ne veux pas qu'elle y voit les dégâts dans mon visage.

- Promet moi juste de ne pas recommencer.
- ... Promis...
- Tu veux en parler un peu ?
- Non ...
- Tu devrais appeler Bill, et lui dire.
- Non ! je m'exclame, plantant soudainement mon regard dans le sien. Il ne doit pas savoir !
- Pourquoi ?
- Il va m'en vouloir... Il ne voudra plus de moi...
- Qu'est-ce que tu raconte ?
- ...

Elle se lève de mon lit et revient quelques secondes après avec mon portable dans les mains. Elle prend ma main pour le déposer et elle referme mes doigts dessus.

- Dis-lui. Il ne t'en voudra pas.

Comme réponse, je baisse la tête. Je la vois farfouiller dans ma chambre pour récupérer toute la drogue cachée un peu partout.

- Ne la cherche même pas. Direction dans les toilettes, m'annonce-t-elle d'un ton ferme.

Elle monte les marches et ferme brusquement ma porte. Mes doigts se déplient et mon regard se pose sur mon téléphone. Je ne veux pas lui dire. Il va m'en vouloir. Il va croire que je suis irresponsable et il ne voudra plus de moi. Je le pose sur mon oreiller et je le regarde. Mes larmes ne coulent déjà plus. Je crois bien que mon corps va finir par s'assécher. J'avale ma salive, soulageant un peu ma gorge. Mon bébé me pousse sur la vessie. Folle envie de pipi. Je vais aux toilettes à la course avant de me pisser dessus, chose qui m'est déjà arrivée à quelques reprises ces temps-ci. Je soulage mon envie et passe ensuite par la cuisine pour boire un verre d'eau. Jason apparait et il me sourit tristement. Les doigts tremblants, je pose mon verre.

- Ça va ? me demande-t-il gentiment.
- Mhh...

Il ouvre ses bras, et je me précipite sur lui pour m'y réfugier. Le semblant d'une étreinte paternelle fait du bien quand on est triste. Il fait de légers mouvements circulaires dans mon dos, puis me relâche après une minute. Son pouce passe sous mon ½il, receuillant une larme qui avait coulée sans mon consentement.

- La drogue t'a bien amoché jeune blond.

Il sourit, puis se pousse sur le côté pour me laisser passer. Je redescends dans ma chambre et me laisse tomber sur mon lit. Je m'allonge sur le côté, le visage près de mon portable. Soudainement, il se met à vibrer. Encore Bill. Lâchement, je décroche.

« Oui ?
- Bonjour mon amour, ça va ? »

En tous cas lui, ça à l'air d'aller.

« Oui... Pourquoi tu m'apelles ?
- Ah, je te dérange ?
- Euh... Je... J'allais faire une sieste.
- Je peux rappeller si tu préfère ?
- Non non, ça va. »

J'entends des voix derrière lui. Plus précisément, une voix de fille. La colère monte en moi, mais pour cette fois je vais essayer de me contenir.

« Tom tu es sûr que ça va ? Tu n'as pas l'air vraiment tout à toi...
- Oui oui ça va, c'est la fatigue.
- D'accord. J'avais un truc à te dire ! s'exclame-t-il.
- Vas-y...
- Je l'ai dis à Margaux.
- Margaux ? »

J'ai comme la légère impression que ce qu'il va me dire ne me plaira pas vraiment. Ma respiration commence à s'accélérer.

« Oui tu sais, mon amie.
- Continue.
- Bah c'est ça, je lui ai dis.
- Mais tu lui as dis quoi ?!, je demande, les dents serrées.
- Euh pour... pour...t-ton bébé Tom...Notre fils...
- QUOI !? »

Non mais aucune gêne hein ! J'ignore totalement qui est cette fille et lui il va lui raconter ma vie au grand complet.

« Non mais ça t'as pas traversé l'esprit de me demander mon avis avant ?!
- Euh... Bah je croyais que-
- Nos meilleurs copains ne sont même pas au courant que toi tu vas raconter ça à la première venue !
- Tom calme-toi !
- Je peux au moins savoir pourquoi tu lui as dis ?
- Je me suis mis dans la merde comme toujours et tu sais très bien que je ne sais pas mentir... Je n'ai pas eu d'autres choix que de lui dire. Désolé. »

Ouais, c'est vrai qu'il ne sait pas mentir mais... Ça m'énerve que quelqu'un de plus soit au courant.

« Pardon Tom... Je m'excuse. Je ne savais pas que tu le prendrais comme ça...
- Ça va... C'est rien... Je m'énerve toujours pour rien...
- Tom ça ne va pas, dis-moi ce que tu as... »

Comme ma mère, il devine toujours tout lui aussi.

« Je...J'ai fais un truc...J'en suis pas fier...
- Tu as pris de la drogue ?
- Comment tu sais !?
- Ça se voit... 'Fin ça s'entend... Bref. Pourquoi tu as fais ça ?
- Je...Je l'ignore...
- Ne recommence pas s'il te plait... »

C'est tout ? Pas de « t'es vraiment qu'un con, t'aurais jamais du » ?

« Tu te fais du mal, et encore plus au bébé.
- Je sais... Ma mère l'a jetée dans les toilettes.
- Une chance ! dit-il en rigolant. »

J'arrive à rigoler un peu avec lui, chose que je n'avais pas fais depuis longtemps.

« Tu me manques mon ange, dit-il en arrêtant de rigoler.
- Qu'est-ce qui te manque le plus ?
- Eh bien... ton regard... les petites étoiles que tu as dans les yeux quand tu me dis « je t'aime ».
- Quoi d'autre ?
- Tes lèvres, tes joues...
- Mes joues ?
- J'aime y déposer des baisers, elles sont douces...
- Oh ...
- Ton paquet de n½uds que tu as sur la tête.
- Eh ! Ils sont beaux mes n½uds, je m'énerve, choqué qu'il insulte mes cheveux.
- Oui oui... Un très beau paquet de n½uds ! J'aime ton odeur, ton petit ventre rond, tes belles m-
- Haaa ! Putain ! je coupe, sentant une douleur atroce dans le bas de mon ventre.
- Tom ?! Qu'est-ce qui ce passe !? »

Ça tire à l'intérieur. Une douleur atroce, insuportable. Mes larmes coulent automatiquement, tandis que je continue de crier, brisant les tympans de Bill. Ma mère et Jason entrent en trombe dans ma chambre et ma mère se jette sur moi. Je m'accroche à elle pour lui faire part de ma douleur. Jason prend mon téléphone pour expliquer la situation. Mais apparement, Bill ne veut pas raccrocher. Jason dépose donc mon téléphone sur mon oreiller, près de mon visage, pour que Bill soit témoin de la scène. J'écoute vaguement les adultes parler, à travers mes cris, et lorsque j'entends « contractions », mes hurlements doublent, même si la douleur s'atténue.

- Calme-toi Tom, respire profondément, tout va bien aller, ça va passer, me dicte ma mère tout en caressant mes cheveux.
- Anna tu ne crois pas qu'on devrait l'amener à l'hôpital ?
- Mais non idiot, ce n'est que passager, l'informe ma mère, en détachant mon pantalon pour qu'il cesse de compresser mon ventre.

Je ne les écoutes plus parler, je suis concentré sur cette douleur, que j'essaie de faire partir par je ne sais quel moyen.

- Tant que ses contractions sont espacées de 10 minutes, tout va bien.
- Mais il ne peut pas accoucher là, maintenant ?
- Oui, oui c'est possible.

Je ne cries plus, mais j'écoute Bill. Il me parle, il me dit que tout va bien aller, qu'il est avec moi et qu'il m'aime. Je ne veux plus jamais ressentir cette foutue douleur. Jamais.


___________________________

Mes chapitres seront plus longs dorénavant. =)
Me demandez pas pourquoi j'veux en finir xDD

Nouvelle fiction : Ich und du =)
# Posté le mercredi 30 avril 2008 16:03
Modifié le mercredi 30 avril 2008 19:53

Chapitre 25

Chapitre 25
Une semaine plus tard

Le confort de mon lit, la chaleur de mes couvertures, la délivrance de ma musique, la beauté de son sourire, ces images qui défilent devant mes yeux l'une après l'autre. Mais ce mal de ventre pour tout gâcher. D'autres contractions, j'en ai eu d'autres. J'ai peur, j'ai vraiment très peur. Je ne suis pas près du tout à accueillir mon bébé. Mais maman m'a dit que ça allait, que mon bébé resterait encore quelques semaines dans mon ventre. Bientôt sept mois qu'il y est. Encore deux mois de plus, c'est tout. Un coup, il m'a donné un autre coup.

- Hey, je lui chuchote. Je sais que tu es pressé de sortir, petite chose... Mais maman n'est pas prête... Tu veux bien attendre encore un peu, pour maman ? Attend papa avec moi, attend papa...

J'ai comme pour seule réponse, un pied qui s'écrase contre ma main. Je souris, lorsqu'un autre pied, totalement à l'autre bout de mon ventre, fait son apparition. Je louche un peu sur cette scène, mais fini par me dire que c'est peut-être une main, je ne sais pas.

...

Ma mère m'a amené chez le médecin, inquiète de mon état. « Dépression », est le seul mot que j'ai retenu. J'ai la restriction de rester au lit. Si je me lève, je me sens encore plus mal, j'ai cette douleur continue dans le bas du ventre. Mais rester enfermer dans ma chambre jusqu'à ce que j'aille mieux ne me plaisait pas. Jason m'a donc traîné jusqu'au salon.

- Tom, mon chou, tu veux quelque chose ?

Maman s'occupe tellement de moi qu'elle semble oublier qu'elle porte elle aussi un bébé. Elle dit qu'elle est inquiète pour l'accouchement, qu'elle a peur que mon bébé ne voit même pas le jour. Moi, je n'ai pas peur. Je sais que mon bébé va naître. J'ai seulement peur qu'il n'attende pas papa.

- Non maman, repose-toi.
- Mais je me fais du soucis pour toi !

Je soupire, tout en roulant des yeux et je remonte la couverture sur mon visage.

- Tu as faim ? Tu as soif ? Tu veux faire pipi ?
- Nooooooooooooooooooon, je grogne, toujours sous la couverture.

Elle va m'achevé.

___________________Pdv Bill


Je stresse, je stresse, je stresse, je stresse, je str-

- Hey, du calme Bill...
- Pardon ?
- Tu me fais du vent là, lâche Margaux.

Ah, ouais. Je respire fort.

- Mais essaie de me comprendre au moins... Il peut accoucher d'une minute à l'autre, sans moi !
- Je sais, je comprends, je ne suis pas idiote. Euh... non, je ne le suis pas. Mais profite-en pendant que tu es en cours pour décompresser et penser à autre chose.
- À quoi ? Aux maths peut-être !?
- C'est un peu ce que tu es entrain de faire...

Oh, ouais, je fais des maths. Dans un bruit sourd, je laisse tomber ma tête sur le bureau. Douloureux pour le crâne, mais délivrance supreme. J'ai l'impression que le stresse s'évacu. Encore, un autre coup, un autre.

- Monsieur Kaulitz !? râle mon vieux prof de 99 ans.

Je relève la tête, sans la laisser tomber, et je l'interroge du regard.

- Tout va bien ?
- Uh' ...
- Je vais prendre ça pour un oui. Remettez-vous au travail.

Il me lance un dernier regard puis replonge dans son équation de math.

- Monsieur, est-ce qu'on pourrait sortir cinq minutes ? demande Margaux.
- M'bien sûr.
- Merci.

Elle me prend par le bras et me sors hors de la classe, sans que je n'aille le temps de dire quoi que ce soit.

- Bon, tu l'apelles.
- Quoi ?
- C'est bon, tu vas arrêter de stresser, apelle-le, il va te dire que tout va très bien.


J'hausse les épaules et récupère mon portable dans ma poche. Je compose le numéro de Tom, puis c'est sa mère qui me répond.

« Oui ?
- Euh, Anna ?
- Oui ? Bill ?
- Oui, je peux parler à Tom ?
- C'est urgent ? Il fait une sieste.
- Euh oui...
- D'accord, une seconde.
- Merci. »

Sa mère laisse tomber le téléphone sur quelque chose de mou, puis je l'entends s'éloigner doucement. Quelques secondes après, elle revient, puis transporte le téléphone. J'entends Tom marmoner quelque chose, avant qu'il ne s'en empare.

« Mmh'oui ?
- Hey ...
- Bill ?
- Oui ... Ça va mon coeur ?
- Hmm, j'ai des crampes, mais ça va...
- Oh...
- Pourquoi tu m'apelles ? me demande-t-il.
- Je m'inquiétais ... »

Un long silence s'installe. Margaux me regarde, comme si j'étais super intéressant. Bon en même temps, que regarder d'autre ? Voyant qu'il ne parlera pas le premier, je décide de prendre la parole.

« Tu m'inquiète beaucoup Tom...
- Huum ?
- J'ai vraiment peur pour toi.
- Quoi ?
- Je ne veux pas que tu accouche sans moi, j'ai peur que tu doive t'en sortir seul, que je ne sois pas là pour t'aider avec le bébé...
- Hey... Lui et moi on a parlé, dit-il en rigolant, et je lui ai demandé de t'attendre... Il va écouter maman, tu crois ?
- Ouais, je lui réponds, échappant un petit rire.
- Ne t'en fais pas pour moi, je vais très bien.
- As-tu eu d'autres contractions ?
- Je... non...
- D'accord... Bon, mon amour, je dois te laisser... Je suis en cours.
- Ah... Bonne journée alors, je t'aime.
- Je t'aime aussi, bisous. »

Tout va bien, tout va bien.

___________________Pdv Tom

Je n'allais tout de même pas lui dire que tout va mal, que j'ai encore des contractions et que je me tape une dépression. Là, il serait dans un état pire que le mien. Je ne veux pas qu'il s'en fasse pour moi. Comme ça, la vie est belle pour lui. Parfait.

- Tom...
- Humm ?
- Pourquoi tu ne lui as pas dis la vérité ?
- ... Parce que.
- Parce que, ce n'est pas une raison, argumente pas mère.
- Rien à foutre, laisse-moi dormir.

Je remonte la couverture sur ma tête, puis je ferme les yeux, prêt à retourner au dodo. Je commence à me rendormir, jusqu'à ce que cette douleur atroce revienne. Ça tire, ça fait extrêmement mal. Je ne peux pas m'empêcher de crier ma souffrance. Ma mère accourt vers moi pour me calmer. Elle retire ma couverture puis baisse mon pantalon, qui faisait grande pression sur mon bas-ventre. Je souffle, m'accrochant à elle. C'est horrible, je veux mourir.

...

Les contractions ont persistées. N'étant pas assez distancées, maman et Jason m'ont conduit à l'hôpital. J'ai peur. Vraiment très peur. Il est tôt, beaucoup trop tôt. Papa n'est pas là. Maman est seule, petite chose doit attendre encore un peu. Attend le temps prévu, s'il te plait. Tu ne veux pas attendre que la neige tombe, petite chose ? Aujourd'hui, le ciel est gris. La pluie tombe à torrent. Les feuilles volent dans les airs, la nature meurt. Tu devrais attendre qu'elle soit gelée. C'est beaucoup plus beau. Tu devrais attendre que le sol soit blanc, que de beaux flocons tombent du ciel. S'il te plait, attend papa. Je t'en supplie. Tu crois qu'il m'en voudrait ?

Je l'aime tellement fort ton papa, petite chose...





_____________________________

B'jour (:
Vous m'en voulez ? T___T
Ça fais longtemps que j'avais commencé le chapitre. Mais à chaque fois que j'ouvrait mon compte pour continuer, j'étais découragée. Aujourd'hui, j'ai eu le courage de le terminer. Parce que j'en avais marre de vos commentaires du genre "Met la suite merde!" T__T Je vous rapelle que j'ai une vie, des amies, une famille, des devoirs... Écrire est seulement un passe-temps, et ce n'est pas le premier sur ma liste. & je suis en période d'examens. Je dois étudier, travailler, même les week-end. Je ne voudrais surtout pas devoir recommencer mon année juste parce que j'ai préférée consacré mon temps à une FICTION plutôt qu'à mes études. Le yaoi m'a carrément bouffé cette année. Je n'ai pas vu le temps passer et je suis passé à côté d'une tonne de chose.

Je me mets à votre place, & je comprends que ça puisse vous énerver de ne pas voire de chapitre aparaitre après je ne sais combien de temps. Je sais ce que c'est, vous avez tous envie d'égorger l'auteur, hein ? Mais rapellez-vous qu'ils ont une vie.

Le premier qui aura le culot de me dire "Ton chapitre est court, hein" JE L'ÉCLATE.

Liberté d'expression T_________T"""""""
# Posté le mercredi 30 avril 2008 20:58
Modifié le dimanche 18 mai 2008 11:21

Chapitre 26

Chapitre 26
J'ai chaud, je transpire. Les contractions se sont calmées, me laissant prendre un peu de repos. Petite chose m'écoute, je crois. J'espère que papa ne m'en voudra pas. Ma maman est toujours à mes côtés, prête à me tenir la main quand tout recommencera. Jason s'est éclipsé, de peur de s'évanouir. Oui mais moi aussi, j'aimerais m'évanouir. Je voudrais m'évanouir, pendant quelques heures, puis me réveiller, le ventre plat, ma petite chose à mes côtés.

...

Les yeux fermés, j'écoute les bruits de l'hôpital. Je crois que, plus loin, une femme accouche. Elle cri, elle pleure. Ça à l'air horrible. Puis moi, qu'est-ce que je fais ici, un bébé dans le ventre, avec mes contractions de merde, en chemise d'hôpital ?

« Toc, toc, toc ». Lili est là. « Toc, toc, toc ». Elle arrive, j'entends le bruit de ses talons haut. « Toc, toc, toc ». Elle est tout près, la porte s'ouvre à la volée, puis je sens ma mère bouger. Moi, je ne fais rien, je garde les yeux fermés.

- Je suis là, je suis là ! Tom, oh Tom ! S'enthousiaste-t-elle.

Oui Tom, oh Tom. Bordel, bordel, je veux mourir.

- Tom, continue-t-elle, j'ai eu Bill au téléphone.

Bill au téléphone ? Oh non, oh non. Brusquement, j'ouvre les yeux.

- Qu'est-ce que tu lui as dis !? Paniquai-je.
- Que//que... Rien, ne t'inquiète pas.
- Que quoi ?!
- Rien, mais rien ! Je lui ai seulement dis que tu étais à l'hôpital parce que tu as fais un malaise...

Oui, oh oui. Nous sommes dans la merde. « Malaise », pour Bill, est égal à « mort ». Il doit croire que je suis entrain de mourir, à moitié dans les vapes, et que petite chose meurt aussi.

- Il voulait venir te voir...
- Quoi ?! Non, non, non, la coupai-je.
- Mais je lui ai dis que tu allais bien et que tu allais rentrer bientôt, continue-t-elle.

Soulagé, je laisse tomber mollement ma tête dans l'oreiller, puis je referme les yeux. Tout va bien, haha.

Je crois.

...

C'est au moment où ils m'ont relevé pour l'épidurale que j'ai réalisé ce qui m'arrivait vraiment. Presque nu, allongé sur cette table, les jambes écartées pour je ne sais quelle raison, c'est là que je me suis mis à pleurer. Bill n'était pas là, avec moi, alors que de parfaits inconnus allaient m'ouvrir le ventre. Lili était là, avec sa caméra, que j'essayais d'éloigner le plus possible de moi, ne voulant pas qu'elle filme l'intérieur de mon ventre. Puis ma mère, à mes côtés, qui me tenait la main.

Il y avait tout ces médecins, qui savaient bien que j'étais un garçon, mais qui me lançaient tout de même ce drôle de regard. À cet instant, j'avais l'impression d'être un monstre. J'avais hâte d'en finir. Le temps passait incroyablement lentement. Peu à peu, la douleur des contractions diminuait. Comme j'étais bien. Machinalement, mes mains passaient et repassaient encore et encore sur mon ventre, jusqu'à ce que cette infirmière s'avance vers moi, un sourire compatissant aux lèvres, retirant mes mains de sur mon ventre pour les déposer de chaque côté de mon corps.

Pourquoi m'empêchait-elle de caresser mon fils ? Je voulais simplement lui donner un peu d'amour. Puis, quand j'ai vu un homme s'approcher avec toute une panoplie d'outils, j'ai fermé les yeux. Ils allaient réellement m'ouvrir le ventre, ce n'était pas un cauchemar. Ma mère s'était penchée sur moi, pour que la seule chose que je puisse voir soit ses yeux, dans lesquels je me suis noyé. Je m'étais accroché à elle, pleurant dans son cou. Mais encore une fois, cette infirmière me coupa mon moment de tendresse. Décidément, elle ne m'aimait pas. Ma mère, alors, se contentait juste de passer sa main sur mon visage, pour m'apaiser.

Inconsciemment, j'avais de la chance, c'est vrai. Je ne souffrais plus, je ne sentais plus les contractions, alors que d'autres souffraient atrocement, elles soufflaient, poussaient, pour faire sortir leur bébé. Moi, tout ce que j'avais à faire, c'était de rester allongé et d'attendre qu'il me donne mon fils. C'est ce que j'ai fait. Les caresses de maman avaient réussit à me calmer, même si je pleurais encore.

Je ne savais pas que le travail était déjà commencé. Je l'ai su quand maman a tourné la tête et qu'elle s'est mise à pleurer. Je voulais toucher mon ventre, mais les infirmières m'en on empêché. Je voulais que Bill soit là, à mes côtés, qu'il me caresse les cheveux et qu'il m'embrasse tendrement pour me rassurer. Mais, étant 1 mois et demi à l'avance, c'était impossible. Petite chose avait décidé que c'était aujourd'hui, qu'il ne fallait plus attendre. Pourtant, je savais que je n'y étais pas pour rien. J'avais l'impression que ma dépression n'arrangeait en rien les choses. Puis peut-être que... si petite chose était à l'avance, c'était de ma faute.

« Tiens bon mon chéri, tiens bon », ne cessait de me répéter maman. « C'est bientôt fini », me rassurait Lili, pointant toujours sa caméra sur moi. J'avais l'impression d'être une bête de foire. Combien les gens avaient-ils payés pour pouvoir regarder mon accouchement en live ? Oui parce qu'après, c'est sur cassette vidéo.

Puis, les médecins ont cessés de parler en langage inconnu, pour laisser place à de petits cris. « Il est là, il est là », disaient-ils tous. Mais qui était là, qui ? Bon bébé ? Alors c'était bien vrai, il était là ?

Les petits cris ont laissés place à des pleurs, incessants, à casser les oreilles. Avant de fermer les yeux, j'avais crus voir un bébé dans les bras d'une infirmière, le mien. J'étais heureux, le travail était enfin terminé et mon cauchemar était fini. Ils allaient me recoudre le ventre, me donner mon bébé puis me laisser partir.

« Arrêtez, arrêtez ! » Criait un homme. « Il y en a un autre, je le vois, là ! » Avait-il déclaré.

Non, non, mais non. Ce n'était pas vrai. J'étais enceinte que d'un bébé, pas deux. J'avais relevé la tête vers eux, en appuie sur mes coudes, pour regarder ce qu'ils faisaient. Mais j'ai vu ce que personne n'aurait voulu voir. Toutes les couleurs. Du beige et... surtout du rouge, beaucoup de rouge. Dégoutant. Je me suis immédiatement rallongé sur la table.

Pourquoi n'avaient-ils pas déjà terminés ? Mon bébé était là, mon petit fils. La dame l'avait emporté pour le nettoyer. Encore. Encore des pleurs ? Non, pitié non. « Vous pouvez le recoudre maintenant » Avait dit un médecin. Maman, qui n'était plus dans mon champ de vision, était revenue, le grand sourire aux lèvres.

« Quoi, quoi, qu'est-ce qui ce passe ? » Je demandais, paniqué. Doucement, elle avait déposée ses mains sur mes joues, pour rapprocher son visage du mien avant de me dire ce que je ne voulais pas entendre. « Tom, mon petit Tom, ce sont des jumeaux. Un petit garçon, et une jolie petite fille, félicitation mon garçon ».

Puis pourquoi, à ce moment, je ne suis pas mort ?

Puis là, maintenant, je suis seul, dans mon lit d'hôpital. Ils sont en couveuse. Mon petit garçon est beau, en parfaite santé, une belle peau rose toute douce. Ma petite fille est belle, elle ne va pas bien et sa peau n'est pas comme celle de son frère. J'ai peur, parce que ce sont des bébés prématurés. Normalement, ils seraient encore dans mon ventre.

J'ignore combien de temps je vais devoir rester ici. Mais quand je rentrerai, avec mes bébés, tout ira bien, parole de maman. Elle m'a dit que je n'avais pas à m'en faire pour les berceaux, et tout et tout. En réalité, je ne dois penser qu'à moi-même, qu'elle a dit.

C'est ce que je fais depuis environ deux heures. Je n'arrête pas de penser, pas pour le mieux. Pendant ma grossesse, tout allait bien, j'étais heureux. Dans ma tête, la vie resterait telle qu'elle l'était avant. Mais en réalité, non. J'ai perdu une tonne de chose, dont ma jeunesse, la chose qui m'importait le plus.

À partir de maintenant, je n'aurai plus de temps pour moi. Ce sera les bébés, personne d'autres, 24 heures sur 24. Il y a une tonne de choses que je n'ai pas encore apprises. C'est con, mais je ne sais pas comment tenir un bébé. Changer une couche pour moi est une chose qui ne m'est jamais passé par la tête. Donner le biberon sans étouffer le poupon, comment on fait ?

Si je ne connais pas les trucs les plus banals, alors, comment je ferai pour être une bonne mère et élever deux enfants correctement ? Certes, Bill sera là, avec moi. Mais sur ces points, il est encore plus ignorant que moi. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, de les perdre.

Je n'aime pas y songer mais, je ne voulais qu'un enfant, pas deux. Ma petite fille était inattendue. Je ne m'y étais encore moins préparé que pour mon fils. J'ignore comment je vais m'en sortir, mais sans Bill, je n'y arriverai jamais. Même si nous sommes tous les deux ignorants, quand l'autre est là, c'est toujours plus facile...




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Petit chapitre, certes, mais quand même assez important, non ? xDD
Je sais que j'ai tardé pour l'écrire, je m'en excuse.
Mais justement, c'est parce que c'était l'accouchement
Je ne sais pas comment l'écrire,
D'écrire la situation, les événements.
Vous savez, je n'ai jamais assisté à l'accouchement d'un hermaphrodite.
& je ne voulais en aucun cas faire copier/coller sur d'autres fictions.
Donc je m'excuse si ce n'est pas à la hauteur de vos attentes...
Mais j'ai galéré

Sinon, happy que ce soit de faux jumeaux ?
Comment trouvez-vous la réaction de Tom, ses réflexions ?`
Croyez-vous qu'il va s'en sortir ? T______________T"""""
En bref ;
Avez-vous aimé mon mini chapitre tout moche ? é.è

Clique ici, please ^^
And here ^^
# Posté le mercredi 07 mai 2008 18:25
Modifié le lundi 02 juin 2008 21:06

Chapitre 27

Chapitre 27
Plein de bébés, une tonne de bébé, de l'autre côté de la vitre. Les miens aussi y sont, ils n'ont aucun nom sur le berceau, contrairement aux autres. Une femme entre dans la salle et se dirige vers un berceau. Rose, c'est une petite fille. Elle la prend dans ses bras et la cajole, en souriant.

- Tu veux aller voir tes bébés Tom ?

Si je veux aller les voir ? Je ne sais pas.

- Aller viens avec moi.

Une main m'agrippe le bras et m'entraîne à l'intérieur de la salle. Ils dorment presque tous. La femme s'est retournée vers moi et elle me sourit. Je reste bloqué, je fixe mon regard sur le bébé qu'elle a entre les bras.

- Tom ? Ils sont là.

Je me retourne vers l'infirmière, qui me pointe deux berceaux, un bleu et un rose. C'est juste ici que je peux voir qu'il y a quand même quelque chose d'inscrit sur leur berceau. Seulement « Trümper-Kaulitz ».

Oh mon Dieu. J'ai une famille, la mienne, une famille que j'ai fondée avec Bill... Je suis réellement la mère de ces deux bébés, ils sont à moi, à nous...

- Tu veux les prendre ?
- Non, automatiquement, je bouge la tête en signe de négation.

Ils sont tellement petits, fragiles... Je ne veux pas leur faire du mal. Doucement, je me penche sur le berceau de mon petit garçon et je l'observe dormir. Il est beau, il ressemble beaucoup à Bill. Oui normal, Bill est son père. J'approche lentement ma main de mon bébé, puis je touche sa joue du bout des doigts.

Premier contact...

Sa peau est toute douce. Mes doigts glissent sur sa joue, puis font le contour de son visage. Il bouge légèrement, puis commence à agiter ses petites mains. Je ramène rapidement la mienne contre mon torse. Je l'ai réveillé, je ne voulais pas. Ses petites billes bleues s'ouvrent difficilement, à cause de la lumière aveuglante juste au dessus de son berceau.

Les yeux complètements ouverts, il émet de drôles de petits sons et il continue d'agiter ses mains dans tout les sens. L'infirmière s'approche de nous et se penche sur le berceau pour le regarder.

- Tu devrais le prendre dans tes bras Tom, j'ai bien l'impression qu'il ne demande que ça.
- Je... j'ignore comment... Je ne veux pas lui faire de mal...

Elle me sourit, puis se penche encore pour le prendre dans ses bras elle me le tend, attendant que je l'imite. Je tends les bras, hésitant, puis elle l'y dépose doucement mon fils. Elle place mes mains correctement, une sous sa tête, l'autre dans son dos, puis je le ramène contre mon torse. Je penche la tête pour le voir et il pose directement son regard dans le mien. Je fonds littéralement, il est tellement beau. Je bouge mon bras de façon à ce que sa tête y soit posée et je porte ma main à son visage pour le caresser. Il tend immédiatement les bras à ma main et s'empare de mon index pour le serrer dans sa minuscule petite main.

- Comment vas-tu l'appeler ?

J'ai bien un prénom en tête depuis quelques semaines, j'espère juste que Bill aimera.

- Il s'appellera... Killyan.

« Killyan »... Ça lui va bien, je trouve. Heureux, je me penche et embrasse le bout de son nez.

- Et la petite ?
- ... C'est Bill qui choisira.

...

Je marche lentement, les mains dans les poches, la tête baissée. Le soleil tape fort ce matin, bien que nous soyons à la fin octobre. J'ai appelé Bill hier, alors que je venais de rendre visite à mes jumeaux. Mais je ne lui ai pas dis. J'ai peur de sa réaction, même si je sais que je devrai bien lui dire un jour, chose que je redoute.

Je relève la tête et aperçois une rue plus loin le café où Andréas m'a donné rendez-vous. Je marche plus vite, hâté de le revoir. J'arrive enfin, et pousse la porte. J'entre dans le café et parcours un peu la salle des yeux, jusqu'à ce que je voie Andréas. Je m'avance vers lui, et m'assois de l'autre côté de la table où il est placé. Il relève la tête vers moi, puis me sourit.

- Hey, dit-il gentiment. Comment va la nouvelle petite maman ?

Je souris, rougissant légèrement.

- Bien, bien... et toi ?
- La forme ! S'exclame-t-il en levant ses bras en l'air. Et le petit fils de mon couple préféré, comment va-t-il ?

Je souris en entendant le mot « fils ».

- En fait... ce sont des jumeaux, lui annonçai-je.

Ses yeux s'agrandissent et il rapproche sa chaise de la mienne, à la fois étonné et intéressé par cette nouvelle.

- Noooooooooon !? C'est vrai !?
- Si si, affirmai-je en hochant la tête. Un garçon, et une petite fille.
- Mais... comment ça se fait que... 'fin qu'ils ne le savaient pas pour la petite ?
- Elle était trop petite, cachée derrière son frère. Donc...
- Ils vont bien ? S'inquiète-t-il.
- Killyan, mon garçon, va bien. Sa s½ur par contre...
- Je vois... Mais pourquoi elle n'a pas de nom, elle ?
- Tu sais... Elle était inattendue... Je veux dire, je n'ai pas pensé à ce que serait la vie avec une petite fille, je ne m'y étais pas du tout préparé... Elle est là en même temps que Killyan et... c'est le double, c'est... Doublement difficile, tu comprends ?

Après mon explication, je tourne la tête vers lui, qui pose sa main sur la mienne d'un geste amical.

- Bien sûr que je comprends Tom, je sais que c'est dur. Tu dois juste t'assurer de les aimer égal, ne renie pas ta petite !
- Je l'aime autant que son frère, c'est sûr. J'ai juste un peu peur d'elle... Elle est si petite, si fragile. Elle ne va pas très bien, tu sais.

Je baisse un peu la tête, un faible sourire aux lèvres. Andréas délaisse ma main pour me donner une petite tape d'encouragement sur l'épaule.

- Bill le sait ?
- Non... Tu imagine la crise qu'il va faire quand il va l'apprendre ? dis-je, un peu désespéré.
- Ouais, et plus t'attend, plus ça va être pire.
- Je sais bien mais... je n'en ai pas le courage...

Je relève la tête vers lui, il me sourit gentiment. Je sais qu'il a raison, que ce sera pire si j'attends encore longtemps pour lui dire. Seulement... je ne sais pas comment lui annoncer ça... « Hey chéri, j'ai accouché ! En passant, ce sont des jumeaux ! »... Bref. Laissons le temps passer un peu, peut-être aurai-je bientôt le courage de lui dire. Parce qu'il me manque, j'ai besoin de lui à mes côtés et je ne m'en sortirai pas très longtemps sans lui.

...


- Ce sont lesquels ? Demande Andréas, devant une trentaine de berceaux.
- Viens, je réponds simplement en empoignant son bras, le dirigeant vers mes jumeaux.

« Mes jumeaux »... Ça sonne si bien... Jamais je n'aurais crut dire ça un jour, mais je suis heureux de pouvoir le penser, de pouvoir le dire à voix haute. Je le dirige donc vers eux, puis il s'empresse de se pencher sur leur berceau pour les observer. Je m'approche de lui, et me penche sur le berceau de Killyan, il dort. Andréas s'amuse à lui faire des petits « guilis guilis ». Je vais donc voir la petite, qui elle, est réveillée. Elle me regarde, avec ses énormes yeux bleus, un gros sourire aux lèvres. Elle est mignonne. Elle me ressemble plus que Killyan. Je fais doucement dégringoler mes doigts sur son visage, jusqu'à son ventre, que je chatouille légèrement. Elle rigole, ce qui ressemble plus à des gazouillements. Sa grosseur est vraiment impressionnante.

- Oh mon Dieu ! Comme elle est petite ! S'exclame Andréas, soudainement apparut à mes côtés.
- Je sais... Ça me fait peur, pas toi ?
- Je suis certain qu'elle va très bien aller Tom, me rassure-t-il.
- Ouais...

Au moment où je retire ma main, il la remplace par la sienne et lui fait de petits chatouilles, comme moi précédemment. Elle gazouille encore. Putain, j'ai peur.

Dieu, Jésus, enfin, truc là-haut ! Faites que ma petite fille aille bien, que j'aille peur pour rien... Pitié, faites que Bill ne s'évanouisse pas quand je lui annoncerai, qu'il ne m'en veuille pas et que tout ira bien quand il rentrera. Je vous en supplie...




_______________________________

Bjour :)
Je sais que c'est petit comme chapitre, mais bref on s'en fou c'est au moins ça.
J'ai terminé les cours =DD Donc maintenant j'vais pouvoir écrire plus souvent =)
Jsuis désolé d'avoir pris autant de temps pour une si petite chose, mais j'étais vraiment en période d'examens ( environ 1 à tout les jours ) donc la seule chose que je faisais était de réviser.

Mais maintenant j'suis libre :)
Alors, vous aimez ?
# Posté le dimanche 15 juin 2008 21:27
Modifié le jeudi 19 juin 2008 11:46

Chapitre 28

Chapitre 28
Jason signe les papiers comme quoi je sors de l'hôpital et ma mère se rend immédiatement vers l'ascenseur, sa petite fille dans les bras. J'ai préféré qu'elle la prenne, j'ai peur de lui faire du mal. J'ai donc Killyan dans mes bras. Ma mère semble plus à l'aise que moi avec elle. J'entre dans l'ascenseur avec elle et Jason nous rejoins quelques secondes après. Il regarde mes jumeaux, un sourire aux lèvres.

- Killyan à la même gueule que Bill, dit-il en rigolant.

Il s'approche de lui pour faire passer ses doigts dans son visage et le taquiner un peu. Killyan se met à gazouiller et il essaie d'attraper son doigt. En le voyant comme ça, je trouve que Jason va faire un très bon père. Ma mère les regarde en souriant, j'ai bien l'impression qu'elle a très hâte d'avoir son enfant et je la comprends. Ça me fait bizarre de ne plus avoir mon gros ventre rond, quand j'y passe mes mains et que je n'y touche que du vide, ça me manque. Parce qu'en plus d'avoir squatter mon corps, ces deux petits m'ont fait engraisser. J'ai pris quelques kilos, ça se voit. J'espère que Bill sera assez con pour ne pas le remarquer.

« Ding ! »

Ne manquerait plus qu'une voix de femme nous dise « Vous êtes arrivés à destination ». Euh... bref... Les portes s'ouvrent devant nous et nous sortons de l'ascenseur. Je me précipité hors de l'hôpital, j'en ai marre d'être ici. Loin dans le stationnement, j'aperçois la voiture de Jason. Je m'arrête en bas des marches et il passe devant moi avec ma mère. Voyant que je ne suis pas, il se retourne vers moi.

- Alors Tom, tu viens ?
- Te stationner plus près, ça ne t'as pas effleuré l'esprit une seule petite minute ?

Oui je pète un câble, et alors !? Il fait froid, quelques flocons tombent du ciel et je ne veux pas que mes gosses aillent froid, bon.

- Mais Tom, pourquoi tu... ? Essaie-t-il de comprendre.
- Va chercher la voiture, je lui ordonne. Et toi maman tu reviens ici !

Elle me regarde, cherchant à comprendre pourquoi je lui donne des ordres, mais comme je ne parle pas, elle revient vers moi et se plante devant Jason. Il nous regarde un instant, puis fini par partir vers la voiture. Je serre Killyan contre mon torse, pour être certain qu'aucun flocon n'atterrisse sur son visage. Il gazouille dans mes dread et laisse couler un peu de bave dans mon cou. Dégeu... Oh et puis rien à foutre, c'est mon fils.

- Tom ?
- Mm ? Je geins, me retournant vers elle.
- Je suis très fière de toi, dit-elle dans un sourire. Tu fais une très bonne maman.
- Oh... C'est vrai ? Je renchéris, les yeux brillants, ému par ce compliment.
- Oui, souffle-t-elle, tournant la tête pour regarder Jason courir comme un con.
- Merci...

Ça fait plaisir à entendre ça. Je suis une bonne maman, et pas vous. Haha putain je deviens fou. Jason arrive enfin, 2 minutes 34 plus tard, et je m'assois à l'arrière, entre mes deux gosses. Je vérifie une 45e fois qu'ils sont bien attachés, puis fais signe à Jason que nous pouvons partir. Pendant le trajet, ma petite fille s'est endormie, alors que Killyan lui n'arrête pas de faire le con et de mettre de la bave partout dans la vitre et sur mon pantalon. Je lui donne ma main, pour qu'il arrête de salir la voiture de Jason et il la bouffe carrément. Je m'en fou un peu, je ne sens rien puisqu'il n'a pas encore ses dents. C'est juste... désagréable. Et spécial.

- T'aime bien me bouffer la main hein ? Je lui demande, me penchant sur lui. Profite bien parce que papa lui tu ne pourras pas la lui manger, parce que sinon tu vas détruire sa manucure et il va te tuer.
- Tom ! S'écrie ma mère en se retournant vers moi.
- Quoi ?
- Ne lui dis pas ce genre de chose !
- ... Oups, merde ! Pardon. Non, papa ne va pas te tuer.

Jason et ma mère rigolent, alors que je reprends ma main pour moi. Mais Killyan n'est pas du même avis que moi et il se met à pleurer. Merde. J'suis fait, il a prit ma main en otage. Je la lui redonne, désespéré. Soudainement, un truc vibre dans mon pantalon. Mais c'est quoi ce t-, oh, mon portable. Oh la chance, c'est Bill.

- Chut Killyan, il ne faut pas faire de bruit, d'accord ? Je lui dis, avant de décrocher. « Allo ?
- Mon c½ur ?
- Mm oui ?
- Hey... Ça va ?
- Bien sûr... Tout va bien !
- Super... Tu fais quoi là ? »

Ton gosse me bouffe la main.

« Euh, rien... Je rentre à la maison, j'étais parti acheter 2, 3 trucs pour ma mère.
- Ah... J'ai parlé avec Andy, il m'a dit que tu avais un truc important à me dire ?
- Quel truc ? ... Ah, ouais... Euh... Écoute, je peux te rappeler quand je serai rentré ?
- Oui.
- Ok, je t'aime.
- Moi aussi, bisous. »

Soulagé, je raccroche et laisse tomber mon téléphone sur la banquette. Oh mais quel con cet Andréas ! Je ne peux pas le dire à Bill, je ne veux pas. Bon, d'accord. Il faut que je trouve un autre truc important à lui dire. Ah, ben c'est simple...

...


Je descends dans le sous-sol, Killyan dans les bras. Je le dépose délicatement sur mon lit et ma mère vient déposer à son tour la petite. Je me retourne, et vois deux berceaux. Heureux, je m'en approche pour les observer. Un bleu, et un rose.

- Alors Tom, content ?
- Mais oui ! Ils sortent d'où ?
- Le rose était à toi, et le bleu à Bill.

J'avais un berceau rose ? Ma mère me détestait à ce point ?

- J'ai vraiment dormis dans un truc rose ?
- Mais non idiot, dit-elle en rigolant. Jason l'a repeint ! Il était blanc.

Ah, ben vive l'originalité. Je vais chercher Killyan et le dépose dans l'ancien lit à son papa. C'est mignon. Ma mère reprend la petite et l'a dépose dans le mien. C'est bizarre mais, je ne l'ai pas encore prise dans mes bras... Je me sens con et... méchant.

- Ça va aller Tom ? Tu n'as besoin de rien ?
- Non... Je vais me reposer un peu. Merci.

Elle me sourit, dépose un baiser sur mon front et monte retrouver Jason. Je me retrouver seul avec mes gosses. Ah putain c'que j'aime dire ça ! Mes bébés, mes enfants, mes jumeaux, mes gosses, mes p'tits, mes ovules vivantes, les spermatozoïdes de Bill...

Pdv Bill

C'est con, mais j'ai vraiment l'impression que Tom me cache un truc. Pas un truc du genre « J'me suis branlé sans toi ». Non, un truc bien plus important. Il me l'aurait pourtant dit s'il aurait accouché, non ? Bref, j'aime mieux ne pas y penser. Il va me rappeler, et me dire ce qu'il y a d'important.

Pour l'instant, je saute dans la douche parce que franchement, c'est la première fois de toute ma vie que je fais vraiment du sport, en cours de sport. Et disons que... ça se sent hein. Je lance mes vêtements un peu partout dans la salle de bain, et manque de me péter la gueule en entrant dans la cabine de douche. J'aime bien cette douche, même si je m'y pète la gueule à toutes les fois que j'entre dedans. Elle est tellement grande ! L'autre coup, je me suis allongé dans le fond et j'ai laissé couler l'eau sur moi, j'étais bien. C'était comme dans un bain, sous la pluie. Mais de la pluie chaude, hein, pas glacée. Tiens, je prends ma douche et je le refais.

J'attrape le gel douche melon d'eau et fruits de la passion que j'ai piqué à Tom et me lave vite fait. Ce que j'aime trop son gel douche. Ouais bon, ça fait nana un peu mais rien à foutre il va bientôt être maman alors hein sans commentaires merci. Je me lave les cheveux le plus vite possible, avant de m'étaler comme un con dans le fond de la douche. J'étire mon pied jusqu'aux robinets et je règle l'eau encore un peu plus chaude, et je me laisse choir une bonne vingtaine de minutes dans la douche, pompant tout l'eau chaude de la maison. Et surement toute celle du cartier, tant que j'y suis. Pas grave, au moins je suis bien.

- Bill, t'es encore dans la douche ?
- Oui !
- Tu compte y rester longtemps ? Demande Sandrine
- Euh... oui !

Je l'entends râler, puis repartir. Haha, comme j'aime faire chier les gens.

...


J'ouvre la porte de la salle de bain, y faisant sortir tout un nuage de vapeur et je me rends à ma chambre, tout sourire. Je me suis endormi dans la douche. Je prends quelques vêtements qui traînent par terre et les enfiles. Je vide mon sac de cours et y fourre quelques trucs, je vais faire dodo chez Margaux ce soir. Ben ouais, elle est toujours chez moi, c'est à mon tour d'aller faire un tour chez elle. Soudainement, mon portable vibre dans ma poche. Ouh, j'aime cette sensation. Je le tire hors de ma poche, chose difficile, et décroche.

« Oui ?
- Hey chéri...
- Hey, ça va ?
- Mais oui, mais oui...
- Bon alors, quel est ce super truc trop important que tu devais me dire !? Je m'exclame, me laissant tomber de dos sur mon lit.
- Tu vas rire c'est con... Et même pas important...
- Oh... Raconte...
- Eh bien... Je... J'ai trouvé un nom pour notre fils... Comme il arrive bientôt euh...
- Oh, c'est quoi ? Je le coupe, enthousiaste.
- Killyan... »

Il me sort ça d'où lui ? Ça fait... Chinois...

« Mon amour... tu aime ? Me demande-t-il, surement inquiet de mon silence.
- ...
- Parce que sinon, on peut trouver autre chose hein, il est encore temps.
- Euh... Oui, j'aime bien... C'est bizarre, mais j'aime...
- D'accord... Et euh... J'ai une question...
- Oui ?
- Si... Si comme par hasard on aurait une fille, comment tu voudrais l'appeler ? »

Il me cache un truc, il me cache un truc.

« Pourquoi ? À ce que je sache, c'est un mec que tu vas avoir, non ?
- Je... Je sais mais répond moi, s'il te plait mon amour...
- D'accord euh... Je... J'sais pas... Disons euh, Jade ?
- Jade ? Tu en es sûr ?
- Tu trouve ça moche ? Si tu veux, j'ai toute une liste de prénom en tête.
- Non, non... Jade, c'est celui que tu préfère ?
- Oui... mais pourquoi ?
- Simple curiosité. Écoute, je dois te laisser. Je t'aime très fort, tu me manque.
- Je t'aime aussi, au revoir. »

Eh bien, spécial mon mec aujourd'hui.

...


J'aime bien chez Margaux, c'est beau et simple. Et j'aime squatter chez elle. Sa maman m'aime bien, elle est sexy. D'ailleurs, c'est elle qui m'ouvre la porte. C'est cool, parce qu'elle sait parler espagnol. Sa maman elle rock.

- Bonjour Bill !
- Bonjour Nelly.

J'aime trop son prénom. Ça fait comme Nelly Furtado. Oui bon, je n'ai rien dis.

- Margaux est dans sa chambre, elle t'attend.
- Merci
.

Politesse, quand même. Je monte les escaliers, et ouvre sa porte d'un coup de vent. Elle sursaute et tombe en bas de son lit. Ça marche à tout les coups mon truc. Trop fier, j'entre et m'allonge royalement sur son lit. Elle se relève en se massant les fesses, puis elle me pousse pour reprendre place où elle était.

- Alors sale con, comment vas-tu ?
- Bien, et toi ?
- J'allais bien, répond-t-elle en allumant sa télévision.

Nous restons dans sa chambre une bonne partie de la soirée à faire des conneries, écouter de la musique, regarder la télévision et à se raconter des blagues trop nulles. J'adore cette fille, elle est trop folle. Enfin, elle est pareil comme moi quoi. Elle n'est pas du genre pétasse, comme les filles qui passent leur temps à parler de coiffure, ou du nombre de kilos qu'elles ont pris ou bien qu'elles veulent perdre. Non, Margaux elle, est juste simple, juste parfaite quoi.

- Bill, je crois que ton téléphone me vibre dans les fesses.

Je rigole de la tête qu'elle fait pendant un moment, puis lui demande de me le passer, ce qu'elle fait. Oh, un appel de maman.

« Bonjour petite maman que j'aime et qui me manque !
- Oh, bonjour fiston, rigole-t-elle. Comment vas-tu ?
- Très bien et toi ?
- Bien... Tu sais, tu me manque beaucoup ! C'est vide à la maison sans toi qui passe son temps à gueuler.
- Ouais... Alors, que me vaut l'honneur de ton appel ?
- Euh... Eh bien en fait c'est assez délicat... »

Tout le monde me cache des choses. Mais qu'est-ce que j'ai fais, bordel ?

« Qu'est-ce qui ce passe ? Je lui demande calmement.
- Je... Je n'suis même pas censé te le dire c'est... ce ne sont même pas mes affaires, dit-elle nerveusement.
- ...
- Mais je tiens tellement à ce que tu le saches !
- Mais, maman... Commence par me dire ce qui ce passe.
- C'est euh... C'est... Tom, c'est Tom...
- Tom ? Qu'est-ce qu'il a Tom ? Il a encore fait un malaise ?! Je panique.
- Non ! non... Ce n'est rien de grave, ne t'inquiète pas...
- Dis-moi...
- Il a... il... Il a accouché... »


_________________________

Alors, alors. Contentes que Billouw soit de retour ? Comme vous pouvez le constater, le pauvre, il a pas une vie très passionnante T_____T Voilà pourquoi il a été absent pendant quelques chapitres xDD
& Lili, vous croyez qu'elle a bien fait ?
Puis Tom, pourquoi il a peur de sa petite ?

J'ai vraiment essayer de vous faire un long chapitre, & j'ai du m'étendre sur des sujets qui n'ont aucun rapport, comme le passage de Bill dans sa douche T_____T Je peux pas en faire de trop long parce que sinon j'y écrirais la moitié de ce que devrait être dans l'autre chapitre, vous comprenez ? Il y aurait trop de trucs importants dans le même & puis ma fic commence à toucher à sa fin ..
Bref'
Vous aimez ?
J'ai pas été trop longue à poster j'espère.
# Posté le dimanche 22 juin 2008 15:00
Modifié le lundi 23 juin 2008 23:10