Chapitre 19

Chapitre 19
/!\ Bonjour les copines. Nouvelle page à ma fiction. Avant que vous ne vous mettez à lire "Les aventures de Bill au Canada" xDD, vous devez lire ce petit tout gentil paragraphe à la con =) C'est important, pour comprendre. J'ai changé le style d'écriture, de narration. Plus de "Tom : bla bla bla" Ouais ouais j'vous l'dis... Donc, reprenons. Comme Bellouuw est maintenant au Canada (¬¬"), il va devoir parler d'autre langue que l'allemand xDD muahaha torture... Donc, en allemand, les dialogues seront normaux, en français, il seront en italique et en anglais ils seront en gras. On comprend ? GOOD. Oh, je dois vous le préciser : Je sais, ça fait un interurbin appelez du Canada à l'Allemagne, mais ça c'est un détail, on va en faire abstraction xDD Maintenant, LISEZ =D /!\





______________Pdv Bill

Je me suis dépêché à passer la porte pendant qu'il avait la tête tournée. Ça me brise le c½ur de partir et le laisser derrière moi, en pleurs. Je me sens ignoble, connard. Mais je suis impuissant face à cette situation. Le Canada... Pff... Pourquoi pas l'Afrique aussi hein ? On parle qu'elle langue dans ce pays ? Je me débrouille en anglais, mais mon français laisse à désirer.

- Ton siège est là Bill.

Je m'affale sur le siège que mon père me pointe. Il prend doucement place à mes côtés, s'assoyant tel un sophistiqué. Tss... J'aurais l'air de quoi s'il m'aurait élevé, hein ? D'un espèce de bourge. Oh et puis Tom me manque. Je ne veux même pas m'imaginer dans quel état il est...

______________Pdv Tom

- Je ne veux voir personne ! j'hurle à ma mère.

Elle baisse la tête et remonte les marches silencieusement pour sortir de ma chambre. Je crois que je l'ai vexée. Mais Bill me manque tellement. Je me lève de mon lit pour me poser devant mon miroir. Je retire mon pantalon, mon tee-shirt et je regarde mon reflet. Je fais vraiment pitié à voir. Je pose mes mains sur mon ventre et le caresse. Je veux sentir d'autres coups. Qu'il me montre qu'il va bien même si papa est parti à l'autre bout du monde. Je pleure encore, silencieusement. Doucement, mes doigts remontent le long de mon torse, d'une façon légèrement sensuelle, m'imaginant que c'est Bill, puis ils dérivent dans mon cou, ma mâchoire, pour finalement s'arrêter sur mes lèvres. Elles ont encore son goût. Je veux le garder le plus longtemps possible. Je ne dois goûter à rien d'autre. Ai-je encore un peu de son odeur sur moi ?

______________Pdv Bill

- Tu connais d'autres langues que l'allemand ? me demande mon père.

Si, je connais celle de Tom, par c½ur.

- L'anglais, je lui réponds.
- Bien... Tu pourras communiquer avec certaines personnes... Mais le français est très important aussi, tu connais quelques mots ?
- Quelques...
- Je t'ai inscrit dans une école française, tu apprendras vite.

Sympa de m'avoir demandé mon avis, hein. Je me cale dans mon siège et regarde par le hublot. Nous traversons l'océan. Enfin, si ce n'est pas ça, je me demande bien ce qui peut être aussi bleu à perte de vue. C'est la première fois que je prends l'avion, mais ça ne me stresse pas. Je ne suis pas heureux de me rendre dans un nouveau pays, bien au contraire. Donc je suis calme. J'espère juste qu'il n'y aura pas de détournement de vol, que notre avion va s'écraser. Parce que Tom va attendre son coup de fil assez longtemps.

Quand je pense à lui, mon ventre se noud. Je revois son sourire, ses yeux brillants, j'entends son rire, sa si jolie voix. Grave, mais douce. Elle sonne comme une mélodie à mes oreilles. Sa peau parfaite, un peu bronzée de nature. Son petit grain de beauté, sur la joue droite. Je ferme les yeux, pour me concentrer sur chaque détail de son visage. Je ne dois pas en oublier un seul. Son nez large, mais fin. Sa petite bouche pulpeuse, la lèvre inférieure plus gonflée que l'autre, ornée d'un piercing en argent avec lequel il joue avec sa langue d'une façon sensuelle, pour me donner envie quand je ne cède pas à ses caresses. Oh, ses mains. Ses si belles mains... De longs doigts, assez fins. Elles n'ont aucuns défauts. Je frissonne, rien qu'à m'imaginer le bout de ses doigts parcourir ma peau, pour me taquiner, me donner de simples caresses, me donner de l'envie. Ses mains que j'ai si souvent embrassées, qui m'ont si souvent touché. Son torse, magnifique torse. Un peu musclé, simplement pour ne pas avoir l'air d'un petit poulet. J'aime toucher son torse, le caresser, l'effleurer sensuellement. Il fait envie aux autres. Mais seulement moi a le droit d'y toucher, l'embrasser. Avant d'avoir son petit ventre tout gonflé, il avait de petits abdos, que j'adorais redessiner de bout de la langue. Il poussait des soupirs, il gémissait, il en jouissait presque. Je taquine encore son nombril, qui est devenu une zone assez érogène depuis le début de sa grossesse. Il aime quand j'y passe ma langue. Quand je dérive légèrement sur son haine, je descends sur sa cuisse, entre ses jambes. Quand je la passe furtivement entre ses cuisses. Mmmh... J'ai chaud...

- Bill ça va ?
- Mmmh...
- Bill ?!

La voix de mon père me tire brusquement de ma rêverie. Putain. Merde, je bande.

- Oui, oui... Ça va... Je... Je vais aller aux toilettes...

Il ne répond rien et me regarde, perplexe. Je l'enjambe tant bien que mal et me rends aux toilettes pour essayer un minimum de calmer mes ardeurs.

16h30

Sur ma montre il est 22h30. Foutu décalage horaire. L'appareil vient de s'immobiliser et une hôtesse nous indique quoi faire, les sorties à prendre. Je reste planté devant mon siège et attends que mon père m'indique quoi faire. Il me fait prendre les sacs et je lui donne le sien. Il s'engage dans l'allée, stoppant quelques gens et je me place derrière lui. Doucement, nous nous dirigeons vers la sortie. Dans l'appareil il fait noir, tous les passagers ont fermés les hublots puisqu'il faisait nuit. Plus nous nous rapprochons de la sortie, plus je perçois le soleil. J'ai tout prévu, je fais tomber mes lunettes de soleil sur mon nez, prêt à affronter la clarté. Je descends enfin la première marche et me retrouve face à une surface grise, un ciel bleu azur et une chaleur cuisante. Il fait plus joli qu'en Allemagne. Mais Tom me manque. Mon père me prend par le bras pour que je ne m'égare pas et il me fait avancer rapidement vers le gros établissement. Sur mon chemin, je croise toutes sortes de gens, de différentes nationalités. Et j'entends toutes sortes de langues. Nous passons les portes et nous retrouvons face à cent fois plus de gens qu'il y en n'avait à l'extérieur.

- Papa ?
- Oui Bill ?
- Euh... Nous sommes où, exactement...
- À l'aéroport, fiston, me répond-il en continuant de me traîner d'un pas pressé.
- Je sais ça, je ne suis pas con. Mais où, au Canada ?
- Montréal, me dit-il précipitamment.

Il ne me laisse pas le temps de répondre qu'il m'entraîne à nouveau dans une course folle. Alors, Montréal. Déjà entendu parler, je crois. Oui, oui, je sais. Tom m'en parle quelques fois, il aimerait bien venir y faire un tour. Quelqu'un me percute et ne prend même pas le temps de s'excuser. C'est quoi, ils sont tous pas sociable ici ? Je ne m'en préoccupe pas et continue ma marche. Après quelques minutes, nous sortons enfin. Je croyais pouvoir reprendre mon souffle mais mon père recommence à courir, cette fois en direction d'une blonde platine aux gros seins. Sa petite copine, surement. Je le suis, nonchalamment et m'arrête devant eux, attendant qu'il me présente. Quand il finit de lui lécher le fond de la bouche, il se retourne vers moi, tout souriant.

- Lory, je te présente mon fils, Bill.
- Enchantée Bill, me dit-elle dans une langue que je ne comprends absolument pas en me tendant sa main. Je suis ta belle-maman.

Pour faire poli, je lui serre la main et me contente de lui sourire.

- Chérie, Bill ne comprend pas le français.
- Oh, d'accord, je vais faire un effort pour lui.


J'ai entendu mon nom. On parle de moi là ?!

- Tu viens Bill ?, me demande mon père.
- Ouais.

Il ouvre le coffre de la voiture pour y mettre nos sacs pendant que sa copine me conduit à l'avant de la voiture pour m'ouvrir la portière et me faire assoir. Elle est galante dites-donc. Je la remercie d'un sourire un peu crispé et boucle ma ceinture. Ça pue dans sa voiture. Je porte ma main à mon visage pour me boucher subtilement le nez. Enfin mon père monte et on démarre. On quitte l'aéroport et on s'engage dans les grandes rues. C'est presque beau. Pour l'instant il n'y a que du vert à perte de vue. Des arbres. Je ferme les yeux et jusqu'à ce qu'on s'engage dans les vraies rues de Montréal. Et j'avoue que je suis un peu fatigué. À la maison il est 23h00. Tom doit être affalé devant la télévision, emmitouflé dans une grosse couverture, entrain de manger de la glace au chocolat, à moitié endormit. Il est trop mignon quand il fait ça. La voiture s'arrête, j'ouvre donc les yeux. Génial, embouteillage. Les gens klaxonnent, c'est insupportable. Non mais bande de cons, si c'est bouché, ce n'est pas vos klaxons de merde qui vont faire déboucher la route. Je soupire, me cale dans mon siège et sors mon iPod. Il me manquait. Un truc me rentre dans les fesses. Je relève mon bassin et passe ma main sous mes jambes pour récupérer mon portable. J'ai peut-être reçu un sms de Tom... Non, même pas. Je vais dans mon répertoire et sélectionne son numéro pour lui écrire un sms. « Je t'aime, tu me manques », suffira pour lui redonner le sourire. Je fouille un peu dans mes numéros, mes sonneries, mes photos... La dernière que j'ai prise, c'était Tom, debout, dans les bras de ma mère. Juste avant que je ne disparaisse de son champ de vision. Mon album photo est remplis de clichés de nous deux. Il me manque tellement...

- Putain, vous pouvez-pas avancer encore plus lentement !?
- Oh trésor, calme-toi.
- Désolé chérie mais je déteste les embouteillages...


Quelqu'un peut m'expliquer ? Oh mon portable vibre. Un nouveau message, c'est Tom. « Ramènes ton cul et fais-moi l'amour alors ». Ouais, j'aimerais bien. Toujours aussi direct mon Tominou. Je me prends en photo entrain de lui faire la moue et lui envoie simplement. Je range mon portable dans ma poche et m'étale encore plus sur le siège.

- On arrive bientôt ? je demande à mon père.
- Encore trente minutes environ.
- On pourrait retourner à l'aéroport ?
- Pourquoi faire ?
- Bah... On a oublié un truc à la maison, je continue, l'air innocent.
- Oh, qu'est-ce que c'est ?
- Tom...

Il me sourit tristement à travers le rétroviseur et je me contente de tourner la tête vers la fenêtre. Enfin, après quelques minutes d'attentes, on se remet à rouler. Environ trois quarts d'heures plus tard, mon père tourne dans une petite rue. C'est joli, mais il n'y a que des maisons de bourges. Tom aimerait ça ici. La voiture se stationne dans l'allée goudronnée de la plus grosse maison de la rue. J'en conclus que nous sommes arrivés quand la blonde platine et mon père descendent de la voiture. Je déboucle ma ceinture et pousse la portière. Ah de l'air frais ! Je laisse mes pieds tomber lourdement sur le sol et mon corps suit avec. Je m'étire en baillant, tout en me dirigeant vers l'arrière de la voiture pour les aider à décharger mes deux millions de sacs. Mon père me fait signe de ne pas m'en occuper et d'entrer dans la maison. J'hausse les épaules et marche de long de l'allée jusqu'à la porte d'entrée. Je pousse la porte tout doucement et mets un pied dans l'entrée. Putain. C'est gigantesque. Il faut que j'appelle Tom sur le champ.







____________________________________

HANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN. ( Je jouis de bonheur )
Putain !
Enfin terminé, ce chapitre =D J'ai galéré quand même ¬¬"
Ouais, j'ai maintenant un Pdv Bill xDD Vous aimez bien ? Peut-être qu'en vous insérant dans ses pensées certaines gens ( Oui c'est "gens" au féminin ET ALORS ? ) le verrons d'une autre façon. Parce que na Bill n'est pas un connard dans cette fiction ¬¬"
Pour Tom, je vous laisse deviner ce qui va lui arriver ^^ ( Moi sadique ? Mais na. xDD ) Si vous tenez tant à le savoir, relisez encore & encore son Pdv pour essayer de détecter un quelquoncque truc dans son comportement, ses pensées... Bref j'en dis beaucoup là xDD

=D



Edit du euh... 6 avril :)

Pas de panique ! Posez votre pistolet, cessez de le pointer en ma direction ! Il est nullement nécessaire d'assissiner son ordinateur parce que le chapitre 20 n'apparaît toujours pas ! STERN REPOSE TA LAME DE RASOIR !

Che souis disouley. Chey commenchey leuh chapitre 20. Bon ça fait l'accent pas beau. J'ai commencé le chapitre 20. But, he doesn't finish. --" Sisi j'vous jure... Maman a installé les Sims, chose à ne pas faire O.O, je suis devenu accro... xDD Donc bon euh... Moi demain ( Lundi ) , j'suis en congé. Donc si j'écris vite et que je ne suis pas trop distraite par une foule de petites choses, la suite sera là, dans la soirée ^-^

Ça va ? Je peux me déconnecter en étant sure et certaine qu'il n'y aura aucun suicide ?


...


Bon :)
# Posté le lundi 31 mars 2008 19:30
Modifié le mardi 08 avril 2008 21:46

Chapitre 20

Chapitre 20
________________Pdv Tom

23h45, et toujours pas de nouvelles de lui. Je veux le revoir, il me manque terriblement. Je n'ai rien fait du restant de la journée, je n'ai pas profité du beau soleil du premier jour de septembre, rien à foutre. Non, j'ai passé mon temps à caresser pathétiquement mon ventre. On dirait une pauvre adolescente en peine d'amour. Je me fais pitié.

- Tom ?

À l'entente de la voix de ma mère, je grogne et je me cache sous mes couvertures. Je l'entends descendre lentement les marches pour se rapprocher de mon lit.

- Hey, chuchote-t-elle doucement, prenant place près de moi. Tu dors mon chéri ?
- Non, marmonnai-je.

Elle tire sur les couvertures pour découvrir mon corps, tout recroquevillé.

- Tu vas mieux ? me demande-t-elle.
- Mmh...
- Écoute, Jason travaille de nuit ce soir... Tu ne voudrais pas qu'on se fasse une petite soirée mère-fils ?
- Trop tard... Fatigué...

Elle soupire, découragée, puis elle se relève difficilement.

- Bon, dit-elle, une pointe de déception dans la voix. Si tu change d'avis, je serai dans ma chambre.

Elle me sourit faiblement, puis se penche pour m'embrasser sur le front. Je ne scille pas, et quelques secondes après je l'entends disparaitre dans les escaliers. J'attends, j'attends son coup de fil. Les secondes me paraissent interminables. Je me relève un peu et attrape mon portable. Soudainement, il se met à vibrer. Anxieux, je décroche.

« - Allo ?
- Mon c½ur, c'est moi... »

Bill... Enfin...

« - Ça va ? me demande-t-il.
- ...
- Tom ? Tu es là ?
- Oui... Désolé...
- ...
- Tu me manques, je lâche, déjà au bord des larmes.
- Je sais... tu me manques aussi...
- ... »

Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de blancs dans notre conversation.

« - C'est bien, le Canada ?
- À première vue... Je ne sais pas trop... Devine dans quelle ville je suis...
- Je ne sais pas Bill...
- Tu n'es pas marrant, dit-il, rigolant légèrement. Je suis à Montréal. »

D'accord, je suis très jaloux.

« - Chouette, rapporte-moi des souvenirs, je dis, sur un ton ironique, pour ne pas paraitre frustré.
- Ne sois pas jaloux mon amour, tu viendras aussi un jour.
- ...
- J'ai pensé à un truc tout à l'heure...
- ... Dis...
- Notre bébé est prévu pour le mois de décembre, hein ?
- Je ne sais pas Bill, dis-je dans un soupir. Avec le type de grossesse que je vis, rien n'est certain. Il ne survivra peut-être même pas... »

Cette fois, c'est lui qui soupire.

« - Allez bébé... Pense positif et arrête de me péter mes délires. »

Je rigole doucement. Qu'il est con.

« Donc, je disais, reprend-t-il, qu'au mois de décembre, nous avons notre enfant.
- Ouais, et alors ?
- Au mois de décembre, je serai en Allemagne moi !
- ...
- Pour Noël ! ...
- Pourquoi pas maintenant ?
- Tom, arrête...
- ... »

Nous ne parlons pas pendant quelques minutes. Lui parler au téléphone ne me suffit même pas. Je suis accro à lui. Puis, j'entends des voix, d'une langue que m'est inconnue.

« - Euh... Mon amour ?
- Mmh...
- Je dois te laisser... Tu veux que je te rappelle plus tard ?
- Plus tard je vais dormir Bill... »

Je l'entends soupirer, signe d'énervement. Je ferme les yeux doucement et laisse quelques larmes glisser sur mes joues.

« - D'accord, finit-il par dire. Je te rappelle demain matin, okay ?
- Oui...
- Au revoir mon ange, je t'aime...
- Je t'aime aussi...
- Embrasse-le pour moi, s'il te plait, il me manque aussi.
- Oui, bye.
- Bisous, me dit-il, accompagnant ses paroles d'un baiser sonore, que je reproduis à sa suite avant de raccrocher. »

Je soupire et lance mon téléphone plus loin dans mon lit. Que faire ? Il est minuit et je ne suis même pas fatigué. J'embrasse ma main et la pose ensuite sur mon ventre pour le masser avec tendresse et amour.

- Papa t'aime fort mon ange, je murmure.

Je reste comme ça quelques minutes, jusqu'à ce que je me décide à me lever et à aller frapper à la porte de mon ancienne chambre.

- Entre Tom.

Je pousse la porte, qui grince encore. Je suis planté dans l'encadrement, oreiller et couverture à la main, qui tombent sans relâche sur le sol, mes yeux toujours inondés de larmes.

- Il n'est pas trop tard maman ? je lui demande, dans un reniflement.
- Oh... Mon chéri... Allez viens, me répond-t-elle, m'ouvrant tout grand ses bras.

________________Pdv Bill

Je raccroche et sert timidement mon téléphone dans ma poche. Mon père et la blonde platine siliconée me fixent.

- Euh... désolé, je devais appeler Tom...
- Ça va, m'assure mon père.

Il laisse tomber les sacs à ses pieds et un silence s'installe. C'est... très gênant. La blonde toussote puis s'éclipse dans un grand escalier.

- Tu m'aides à monter tes sacs ?
- Euh oui, oui...

Je m'avance pour attraper quelques sacs puis je laisse mon père passer devant moi pour qu'il me guide. Il me fait monter l'escalier à l'opposer de l'autre où a monté sa copine tout à l'heure et m'entraîne dans un des milliers de couloirs. Je vais me perdre, c'est certain. Au passage, nous croisons trois ou quatre personnes dans la trentaine et mon père m'informe que ce sont les domestiques. Eh bien, il ne se fait pas chier lui ici ! Nous nous arrêtons devant une porte, où il y est inscrit mon nom. Euh... Ça fait si longtemps que ça qu'il m'attend ? Bref. À droite, une autre porte, portant le nom de « Simon ». Une autre à gauche, porte le nom de « Sandrine ». Bon, j'ai l'impression de ne pas être le seul ici.

- Ce sont les chambres des jumeaux, m'informe mon père.
- Ah, oh...

Voyant que je n'ai rien de plus intelligent à répondre, il ouvre la porte de ma nouvelle chambre. C'est heum... blanc, très blanc. Le tapis est noir, tout comme le plafond. Mais tous les murs sont blancs. Un lit euh... qui pourrait contenir au moins trois personnes et peut-être même plus est contre le mur, à gauche, et les draps et coussins sont blancs. Un bureau, près de la fenêtre, en face de moi, et je laisse deviner la couleur à qui voulez vous. Il ne fait pas dans l'originalité le père, hein...

- Je vais te laisser t'installer. Tu peux visiter la maison et s'il y a quoi que ce soit, demande à un domestique ou à un des jumeaux.
- Euh... Bah, merci, je réponds, souriant légèrement.
- On dîne à 20h00.

J'hoche la tête, puis il sort de ma chambre, refermant la porte derrière lui. Je reste un peu debout comme un con quelques minutes, puis, reprenant mes esprits, je me dirige vers la fenêtre et je l'ouvre, pour faire entrer un peu d'air frais. Un petit homme tond la pelouse, c'est marrant. Je rigole et retourne vers mes sacs pour tout déballer et foutre dans le placard. Quand j'ouvre les portes, je reste estomaqué. Un dressing, c'est un dressing. Un dressing. Un dressing. AH ! Un dressing ! Je saute de littéralement de joie sur place. Quand je reprends mes esprits, je lance tout mon linge dans un tas. Je plierai tout plus tard. Je range mes effets personnels dans le bureau, et dans les tiroirs de ma table de chevet. Je prends mon pc et le pose sur le bureau. Bon. Moi, j'ai hâte de me perdre dans cette immense maison. Je lâche un petit cri de bonheur, et je me sauve de ma chambre.

Par où on va ? Bon bon bon... À gauche, en premier. Je m'aventure des les couloirs, qui sont bondés de portes. Pourquoi y a-t-il autant de pièces ? Ça ne sert totalement à rien. J'ouvre quelques portes, juste pour savoir ce qui se trouve à l'intérieur, mais je ne suis pas vraiment surpris. Des bureaux, des chambres, quelques salles vides... Si je dois passer une année ici, je dois vraiment m'y habituer. J'ouvre encore une porte, et je tombe sur une salle de bain gigantesque. Elle est magnifique.

- Il y a quelqu'un ? sort une voix, venant de nulle part.

Oups, je ne suis pas seul. Je me dépêche de sortir et je ferme très doucement la porte. Je laisse échapper un petit rire puis je reprends ma marche. Je ne suis plus où je suis. Oh, je vois des escaliers. Je marche vers eux, et je les déambule. Je manque de me la péter quelques fois, mais je gère, ça va. J'arrive donc en bas, un peu essoufflé et je manque de rentré dans un domestique. Je lui souris maladroitement et lui me dévisage. Décidément les gens ici ne sont vraiment pas sympathiques. Je lui fais donc un air niais et je m'éloigne pour continuer de visiter la maison. Ou le château, n'importe, c'est pareil.

...

La table est géante, et remplie de nourriture. C'est parce que j'essaie d'être poli, parce que sinon, j'aurais déjà engloutit tout son contenu. Je m'assois où la copine de mon père me l'indique et j'attends sagement qu'on me serve à manger. La blonde me sourit gentiment. Dommage que je ne capte strictement rien de ce qu'elle me raconte parce que je crois qu'on pourrait bien s'entendre. Je me contente de sourire à chaque fois qu'elle ouvre la bouche et qu'elle semble m'adresser la parole. Mon père arrive enfin à ma rescousse et lui dit un truc qu'évidemment, je ne comprends pas.

- Oh, désolé Bill, j'avais déjà oublié, dit-elle.

Elle a dit quoi ? Bref, peu importe. La porte de la salle à manger s'ouvre et une femme entre avec un poupon dans les bras. Elle le dépose dans un siège à mes côtés. Je fonds littéralement devant sa bouille d'ange et m'empresse de passer mes doigts sur son visage. La blonde et mon père rigole en me voyant jouer avec et ils prennent place plus loin. La porte s'ouvre à nouveau et je me retourne pour voir qui passe la porte. Les deux jumeaux, tellement identiques. Mais si différents. Ils me sourient tous les deux et s'assoient près de moi.

- Bonsoir Bill, enchanté, dirent-ils en ch½ur.

Je n'ai rien compris, sauf peut-être « Bonsoir ». Je me contente d'hocher la tête, le sourire aux lèvres, de peur de dire quelque chose qu'il ne faudrait pas.

- Moi c'est Sandrine, me dit la fille, me tendant la main.

Je l'attrape et la serre, hochant toujours la tête. Elle est blonde, mais pas comme sa mère. Elle a de beaux yeux bleus, et un sourire radieux. Je ne pourrais pas dire qu'elle a un style en particulier, elle est juste... normale.

- Et moi c'est Simon.

Son frère me tend la main et je la serre aussi dans la mienne. Il a les cheveux noirs, au contraire de sa jumelle, avec quelques mèches de toutes sortes de couleurs. Mais ses yeux sont évidemment du même bleu qu'elle et son sourire est tout aussi parfait. On pourrait dire qu'il à le même style que moi, un peu, mais moins prononcé. Je suis quand même tombé sur une belle famille...






______________________________________

Euh... Pas tapey ?? ^^"
J'suis désolé... Seule chose que je trouve à dire --"
Mais je dois vous informer que... moi aussi, j'ai une vie.
Je ne peux pas écrire, écrire, & toujours écrire 24h/24 juste pour des fictions.
J'avais des devoirs, moi. & je suis pas restée enfermée tout le week-end devant mon pc, j'ai des amis, j'dois les entretenir ( xDD)
& mon frère m'a installé Guitar Heroe sur mon iPod, distraction de plus.
Bref, tout ça pour dire, qu'il ne faut pas m'en vouloir parce que je n'ai pas ... "posté assez vite" ...

Mais encore désolé, j'me sens mal de vous avoir fait attendre quand même...

Son prologue est enfin en ligne, allez voir, obligation xDD *


Mise au point :

Ne paniquez pas, Bill n'aura aucune relation avec un des jumeaux, il ne trompera pas Tom. Personne ne trompera personne, enfin, c'est pas prévu. Tom ne partira pas pour aller au Canada, non. Le retour de Bill n'est pas pour les prochains chapitres, s'il est au Canada, c'est parce qu'il doit se passer quelque chose. Mais il va pas y rester pour la vie, hein. Donc pas la peine de moins aimer ma fic ou de vouloir la lâcher pour ça, faut pas vous inquièter.


Edit du... 17 avril :)

Je termine le chapitre 21 dès que ma dépendance aux Sims s'est calmée.
# Posté le mardi 08 avril 2008 19:03
Modifié le mercredi 16 avril 2008 18:53

Chapitre 21

Chapitre 21

____________________Pdv Bill

Putain de rentrée. Ça fait seulement deux jours que je passe ici et je suis très loin de parler français. Par contre, je communique assez bien en anglais avec Sandrine. J'appelle Tom deux fois par jour, sinon sa voix me manque. Il est triste, déprimé. Il m'a dit des choses étonnantes, que je croyais ne jamais entendre venant de lui. En gros, il va très mal. Ça me frustre parce que je ne peux rien faire pour l'aider, vu la distance qui nous sépare. Je lui ai laissé une de mes vestes et il m'en a laissé une à lui. Tout les deux, on dort avec et on renifle l'odeur de l'autre. Mais lui par contre, c'est qu'il ne la lâche jamais. Je voudrais tant pouvoir le serrer dans mes bras et lui chuchoter à l'oreille que je l'aime fort.

- Hey Bill, t'es debout ? me demande Sandrine de l'autre côté de la porte.
- Oui...
- Le petit déjeuné est prêt.

Je grogne, en guise de réponse. Je l'entends s'éloigner et seulement quelques minutes après je me lève. Je descends les gros escaliers jusqu'à la cuisine. Je m'assois à la géante table, en face de Simon. Il me fait un signe de la main en guise de bonjour et il replonge dans son assiette. Je n'aime pas vraiment les déjeunés du Québec. Les tartines dégoulinent de beurre, les ½ufs goûtent bizarre et le bacon baigne encore dans le gras. En une semaine je vais prendre cinq kilos. J'en connais un qui serait au paradis. Je suis certain qu'ils cherchent à me faire engraisser pour me dévorer après. Bande de porcs.

- Tu te dépêche Bill ? Tu vas être en retard sinon, me dit Sandrine.
- Ouais.

Je me dépêche à terminer mon assiette et je remonte à ma chambre pour me préparer. Trente minutes plus tard, je redescends, prêt à affronter le bahut. Enfin, ici j'ignore comment c'est. Mais je sais que je ne serai pas en terminal. Un chauffeur nous y transporte et nous laisse dans la court, devant tout le monde. J'avoue que ça aurait pu être gênant comme situation mais les jumeaux ont l'air respectés et assez populaires. Simon se dirige déjà vers une bande de mecs qui lui ressemblent et Sandrine reste avec moi. Une bande de filles lui font des grands signes, mais elle hésite à aller les rejoindre.

- Va les voir, je vais me débrouiller.
- D'accord, viens me voir s'il y a quoi que ce soit.

J'hoche la tête et je lui souris. Elle me fait un signe de la main et se dirige vers ses copines. Quelque unes ont le regard rivé sur moi, mais je les ignore et j'avance jusqu'à l'entrée du bahut, où il est écrit en gros « Odyssée des jeunes ». Ouais bah j'ignore ce que ça veut dire mais j'ai l'impression que c'est le nom du bahut. J'hausse les épaules, tout en poussant sur une lourde porte. Mais il y a un truc qui cloche, ça bloque, ça ne veut pas s'ouvrir. Je pousse un peu plus fort et la porte finit par s'ouvrir complètement. Dans l'entrée, une fille est assise par terre, le contenu de son sac éparpillé autour d'elle. Les gens sont vraiment louches ici.

- Non mais on s'excuse peut-être !?

Hein... Elle m'a causé ? Elle se met à genoux et elle ramasse ses livres. Oh, ah... Oh... Je dois l'avoir fait tomber quand j'ai ouvert la porte. AH ! C'était elle le truc qui bloquait ! Oh.

- Désolé, je ne t'avais pas vu.

Elle me regarde, un air d'incompréhension sur le visage et se relève, hissant son sac sur son épaule.

- Tu parles qu'elle langue au juste toi là ?

Elle a dit quoi encore ? Oh, Sandrine reviens, pitié.

- Français ?

Ah, ça j'ai compris. Je bouge négativement la tête.

- Euh... Tu connais l'anglais ?

Cette fois, j'hoche la tête énergiquement de haut en bas.

- Oh, bien. Donc, tu parles anglais, c'est ça ?
- Euh non... Allemand, plus précisément.
- Oh, donc, tu es nouveau ici, je me trompe ?
- Exact, je viens d'aménager chez mon père.

Elle hoche lentement de la tête et me prend soudainement par le poignet pour me tirer loin des portes. Elle s'arrête devant une rangée de casier et je la regarde, l'air interrogateur.

- Y'a des gens qui arrivent. Je ne sais pas si tu as envie de te faire défoncer par les portes comme tu m'as fais mais... bon, dit-elle en répondant à ma question muette.
- Oh... Pardon, au fait, pour tout à l'heure, je dis, un peu mal à l'aise.
- Ce n'est pas grave hein, on ne voit rien à travers ces portes.

On rigole doucement, jusqu'à ce qu'une sonnerie nous défonce les tympans. Un troupeau de gens se dirigent plus loin vers la gauche et disparaissent en passant par deux grosses portes bleues. La fille me traîne à nouveau, cette-fois vers le troupeau de gens. Elle est assez petite, quand même. Et elle a de longs cheveux bruns. Elle est belle, je trouve.

- Tu es en quelle année ? me demande-t-elle soudainement.
- Euh... Aucune idée... Terminal ?
- Ah, secondaire 5. Comme moi.

Bien, bien. On doit avoir à peu près le même âge. On fini par passer nous aussi les portes et on se retrouve dans une grande salle, où les lumières sont tamisées. Quoi ? On fait une partouze ?

- Arrêtez de vous bousculer, les jeunes. Prenez place, dit une grosse voix, sortant d'un haut-parleur.

On s'assoit tout à l'avant, dans des sièges assez mous. Sandrine est dans l'autre rangée, elle me fait coucou.

- Au fait, je m'appelle Margaux. Toi ?
- Euh... Je m'appelle Bill, je lui réponds en souriant.

Elle me sourit à son tour puis porte son attention sur la scène.

- Ils sont tous là ? murmure l'homme à la grosse voix à une dame qui se tient debout prêt de lui.

La dame lui répond en hochant de la tête. L'homme se rapproche donc à nouveau du micro et se racle la gorge. Peu à peu, tout le monde se tait.

- Bon, bonjour tout le monde, commence l'homme. Tout d'abord bonne rentrée et bienvenu aux nouveaux élèves.

Quelques rires me parviennent jusqu'aux oreilles puis il reprend son discours. Je n'ai qu'à attendre qu'on prononce mon nom pour me lever. Quand je me cale dans mon siège, mon portable se met à vibrer. Je plonge ma main dans ma poche de pantalon et récupère mon portable. Le numéro de Tom s'affiche, mais je ne peux pas lui répondre. Mal à l'aise, j'appuie sur le bouton ignorer l'appel. Peu de temps après, je reçois un message texte. Pas la peine de me demander de qui il vient. « Bill, pourquoi tu ne réponds pas bordel ? ». Je rigole et tape à mon tour un texte. « Désolé chéri, je suis au bahut, je t'appelle plus tard, bisous ».

- Chéri ? me chuchote Margaux, qui s'était penchée pour voir ce que je faisais.
- Euh... Mon copain, je réponds, un sourire crispé aux lèvres.
- Oh, il est mignon j'espère, dit-elle dans un plus beau sourire que le mien.


____________________Pdv Tom

Han ? Bisous. Juste... "bisous" ? Pas de "je t'aime, tu me manque" ? Rageux, je lui écris un nouveau message. « Connard. Tu ne m'aime plus ? Je vais te battre. JUSTE BISOUS ». S'il n'a pas compris le message, il est rarement con.

- Tom ? Andréas est là !
- Fais-le descendre !

Je ne sors même plus de ma chambre. Si ce n'est que pour aller faire pipi, environ toutes les vingt minutes. Pénible, hein ? Je n'ai même pas envie de manger, seulement si on me le propose. Quand ma mère descend avec un plateau de nourriture, je me lance dessus et le dévore en moins d'une minutes, y en redemandant encore. Mais sinon, je ne ressens même plus la faim. Je sais pourtant que je dois continuer de me nourrir, juste pour lui. Une tête blonde apparait en haut des escaliers et je lui souris pour l'inciter à descendre.

- Coucou Tom, tu vas bien ?
- Mmm... Oui...

Il s'approche et s'assoit sur le bord de mon lit. Il rigole doucement et tire sur ma couverture pour me découvrir, seulement vêtu d'un boxer.

- Petit coquin, rigole-t-il. Tu vas rester comme ça jusqu'à ce que Bill arrive ? Tu lui réserve une "surprise" ?
- Roo... C'est pas drôle, je réplique en lui donnant une tape sur la main. J'ai seulement trop chaud.
- Et qu'est-ce que tu faisais, emmitouflé sous les couvertures ?
- ... J'ai chaud, mais il m'arrive d'avoir des coups... de... fraîcheur.

Il me regarde un instant, puis on fini par éclater de rire. On se calme peu à peu, moi plus rapidement, complètement mort à cause des crampes.

- Alors... "Miss en chaleur", qu'as-tu fais de ta journée ?
- J'ai dormi, mangé, dormi... euh... mangé...
- Oh, je vois que c'est la grande forme, ironise-t-il.
- Ouais ouais, je rigole. Et toi, la rentrée ? C'était comment ?
- Franchement... Sans Bill et toi... C'était trop moche, dit-il d'un air moins joyeux.
- Mm...

Un grand blanc s'installe, puis nos regards se figent sur un point inexsistant pendant un assez long moment. Y'a pas à dire, sans Bill, c'est toujours moche...

____________________Pdv Bill

« Connard. Tu ne m'aime plus ? Je vais te battre. JUSTE BISOUS ». Pas très joyeux celui-là. Je range mon portable dans ma poche et suis ma nouvelle classe. Je suis dans la même classe que Margaux, au moins. Ça me fera une traductrice, pour les cours quoi...

- Bill tu viens ? C'est pars là, pas là-bas.

Je relève la tête et vois que je suis complètement éloigné du groupe et que je ne pars vraiment pas dans la bonne direction. Je rigole comme un con et rejoins Margaux. Ouais, elle me sera très utile celle-là.

...

Ce matin j'ai eu cours de français et d'anglais. Ils veulent tous nous assassiner ou quoi dans cet établissement ? Ils doivent avoir un truc contre les Allemands. Anglais d'accord, c'était bien. Je me débrouillais moins bien qu'eux par contre. Ils naissent tous bilingues ici ou quoi ? Français, je voulais me suicider. Tout ces mots, ces phrases, ces expressions incompréhensibles... En plus, j'ai dû parler. Je ne sais plus ce que j'ai dis, mais les autres ont rigolé. Ça devait être marrant hein, faut croire.

- Tu me rejoins à mon casier Bill ?, me demande Margaux.
- Ouais.

Elle me sourit et part en direction des casiers des filles. Je vais ranger mes livres de français qui pèsent une tonne, et que je vais devoir trimbaler durant plusieurs mois dans mon casiers et je la rejoins comme prévu à son casier. Elle se regarde dans son miroir une dernière fois, se fait un sourire puis elle claque la porte et accroche son cadenas à sa case. Elle m'attrape l'avant-bras et se met à gambader, me traînant derrière elle, jusqu'à la cafétéria. On prend notre dîner puis on s'assoit à une table presque vide, éloignée des gens. Alors que je commence à manger à la seconde près, je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je laisse tomber ma fourchette dans mon assiette, puis dans un soupire, je plonge ma main dans ma poche pour récupérer mon téléphone. Le nom de mon ange s'affiche, et mon air énervé s'efface aussitôt. Je décroche et le porte rapidement à mon oreille.

- Allo !
- Bill...
- Ça va bien mon coeur ?
- Non, t'es qu'un connard, je te déteste.

Je reste surpris un moment, jusqu'à ce que je réalise qu'il déconne et qu'il me pète seulement une petite crise d'hormones.

- Mais oui, je t'aime aussi.
- Pourquoi tu ne m'as pas appellé !?
- Parce que j'étais en cours trésor...
- On n'en a rien à foutre des cours, je suis quand même plus important, non !?, hurle-t-il.
- Bien sûr Tom, je réponds sur un ton calme, lassé.
- ...

Heureux que sa crise soit terminée, je souris et tourne la tête vers mon amie, qui a le regard braqué sur moi, visiblement bien intéressée par ma conversation.

- Ça va ? Tu t'es calmé ?
- ... Désolé Bill... Je... ne supporte pas être loin de toi... Et ce sont ces putain d'hormones qui jouent sur mon humeur et je-
- Chut... Ça va... C'est correct.
- Je peux lui parler, je peux lui parler !?, intervint Margaux.
- Euh oui oui, attend, je lui réponds.
- Bill ? Pourquoi tu parles en anglais ? C'était qui cette fille ? Tu me trompe c'est ça hein ?! Dis-le si tu veux me laisser ! Parce que si c'est ça j'irai vivre seul avec notre fils au Zimbabwé. Je n'en ai abs-
- Bon Dieu Tom ! Calme-toi tu veux !?
- ...
- C'était simplement une amie. J'ai quand même le droit de communiquer avec des gens, non ?
- Mais c'était une fille alors je-
- Et alors ? Je ne vais tout de même pas tenir une liste de toutes les filles à qui j'adresse la parole !, j'hurle, visiblement bien énervé de son comportement.
- Arrête de m'engueuler merde ! Je voulais seulement savoir qui était cette nana à qui tu causais, j'ai le droit non ?
- Ouais mais y'a des manières de demander.
- ...
- Écoute, je te rapelle plus tard okay ?
- Ouais bah j'espère que tu seras seul cette fois.
- Et moi j'espère que tu te seras calmé les hormones.
- C'est ça, bye.

Je ne réponds rien et je raccroche immédiatement. Margaux me regarde, presque terrifiée, même si elle n'a certainement absolument rien compris de notre conversation.

- Euh... C'est de ma faute ?, me demande-t-elle.
- Non, non... C'est... Il est juste... Je t'expliquerai plus tard...
- D'accord, me répond-t-elle dans un sourire.

Bordel... Mais que vais-je faire avec Tom ?





__________________________

Héhé... *rire nerveux*
Désolé de l'immense retard.

Pas le temps de prévenir, soirée chargée.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 00:52
Modifié le vendredi 18 avril 2008 16:47

Chapitre 22

Chapitre 22
______________Pdv Bill

Une semaine que je n'ai pas parlé à Tom. Oh, quel connard je suis ! Non, non, mais non. Je n'ai pas trouvé le courage de le rappeler. Lui non plus d'ailleurs. Cette dispute n'est pas que de moi, ce n'est pas tout ma responsabilité. Ce n'est pas parce qu'il a un gros ventre qu'automatiquement tout doit me retomber dessus. Monsieur n'est pas un roi. Ce qui m'énerve le plus c'est le fait qu'il me pète un cable juste parce que je socialise avec les gens, ou une fille, plus précisément. Mais il me manque pareil.

J'ai appris à connaître Margaux cette semaine, elle est incroyable, je l'adore. Le genre de fille trop spéciale, avec qui on a des fous rires à longueur de journée. Avec elle, c'est sûr que je ne m'ennuie pas. Elle m'aide aussi dans les cours, surtout en français. Elle m'a apprit à dire « Bonjour, je suis Allemand et je ne comprends pas le français ». Elle est marrante, quand même. Ce soir elle vient dormir chez moi. Elle m'a avouée qu'elle a toujours voulu voir à quoi ressemblait le "château" de Sandrine et Simon. Mais pas par jalousie, simplement par curiosité. Et je la comprends.

- Alors, alors ? C'est encore loin ?, me questionne Margaux.
- Non, on arrive, espèce de... ( Margaux, espèce de que j'aime xDD )
- Ha-haa. Pourquoi on marche, aussi ?
- J'en avais envie...
- Ouais
, dit-elle d'un ton morne.

Je tourne la tête vers elle et je lui souris. Elle lève la main et me frappe gentiment l'épaule. Enfin, le "château" est à quelques mètres de nous. Je la vois sourire et elle commence à courir en direction du gros bâtiment. Je rigole et la rattrape par le bras pour la faire ralentir le pas. Je pousse les grilles pour qu'on puisse avancer dans l'allée. Margaux regarde partout autour d'elle, comme presque émerveillée du magnifique jardin. Devant l'entrée, la porte s'ouvre devant nous. La copine de mon père, Lory, se tient devant nous, tout sourire. Eh bien, elle nous attendait. On entre dansla maison et on dépose nos sacs par terre.

- Bonjour, je suis Lory, la belle-maman de Bill, se présente Lory, tendant sa main à Margaux.
- Margaux, amie de Bill, sourit-elle en lui attrapant la main.

Lory nous sourit puis elle s'éloigne, pour retourner dans le salon, où elle devait écouter un de ses téléromans. J'attrape Margaux par le bras pour la faire monter jusqu'à ma chambre. Elle referme la porte derrière elle, jette son sac par terre puis commence à farfouiller un peu partout. Je m'assois sur mon lit et je la regarde faire.

- Ohouhouhou !
- Ça va ?, je demande, inquiet de son état.
- Magnifique. Tu me donne ta chambre ?
- Oh, euh, ouais, je rigole.

...

- Dis, tu m'héberge chez toi ?, me demande Margaux en se laissant tomber sur mon lit, en grande étoile.
- Et pourquoi ?
- Tu veux rire ? "Et pourquoi", répète-t-elle d'un ton niais. C'est géant comme maison, c'est magnifique, le souper était trop bon, ton lit est trop mou...
- Et c'est toujours trop tout.

On se regarde un moment, puis on éclate de rire. Je m'allonge à ses côtés, la poussant un peu pour qu'elle me laisse de la place. On s'installe sur le dos et on regarde mon plafond blanc, trop magnifique. Un silence s'installe, mais il n'est pas désagréable. On est juste bien comme ça. Le temps passe lentement.

- Billou ? lâche Margaux, brisant notre beau silence.
- Oui ?
- Tu me parle de Tom un peu ?
- Euh... Je...
- Mais si tu ne veux pas, je comprends, ce n'est pas grave.
- Non non, ça va...

On se tourne pour être face à face et on s'observe un moment. Jusqu'à ce que je me décide à parler.

- Tu veux savoir quoi ?
- Bah, je ne sais pas... Il est comment ? Il est beau ?
- Beau ? Il est magnifique, je dis, un sourire aux lèvres.

Elle me sourit aussi, m'encourageant à continuer.

- Il a de beaux yeux marrons, comme les miens...
- Vantard...
- Ouais... Un petit nez tout mignon, un peu retroussé. De belles lèvres roses, pulpeuses... Un piercing au labret, trop sexy... Oh, et, un grain de beauté sur la joue droite, sous son oeil.
- Tu le connais par coeur, remarque-t-elle.
- Obligé... Il est tellement... tellement...
- Tellement quoi ?
- Je ne sais pas, j'admets. Mais... il est attachant, même trop. Son sourire est tout simplement émerveillant. Il est trop mignon, je termine, souriant mélancoliquement.
- Il te manque, n'est-ce pas ?, me demande-t-elle doucement.
- Énormément...

Un petit silence s'installe. De me rapeller tout les minuscules détails de son visage m'a fait voir qu'il me manque beaucoup, même trop. Je donnerais tout pour le voir sourire, voir les étoiles qui brillent d'amour dans ses yeux. Entendre sa voix, l'entendre me dire qu'il m'aime...

- Apelle-le Bill... Vous vous faites du mal...
- Je sais... Mais...
- Bill, on s'en fou de ton orgueil... Il a besoin de toi, tu as besoin de lui, vous dépendez l'un de l'autre...
- D'accord.

Je me relève et attrape mon téléphone portable, qui traînait sur ma table de nuit. Je compose le numéro de Tom, lentement. Je ne sais même pas quoi lui dire. Ça sonne déjà. Il ne décrochera peut-être même pas. Peut-être ne veut-il pas me parler ? Ça sonne encore... deux sonneries, trois sonneries, quatre sonneries... « Hey, t'es sur le portable de Tom ! Je peux pas te répondre là, occupé. Laisse un message, j'te rapelle si j'en ai envie. Bill, j'taime ». Au moins heureux qu'il n'ait pas changé son répondeur pour « Bill, t'es un connard ». Déçu, je raccroche et laisse tomber mon portable sur mon lit. Je m'allonge à nouveau, et Margaux m'imite.

- Il ne veut plus me parler...
- Arrête, il était peut-être vraiment occupé.

Soudainement, je sens mon téléphone vibrer à l'autre bout du lit. Je me rue dessus et décroche précipitemment

« Allô !?
- Bill ? Tu m'as appelé ?
- Oui, Tom ?
- Oui, je suis dans le bain. Le temps d'attraper mon téléphone, le répondeur est partit.
- Oh, ouais... ».

Un blanc s'installe. Margaux me sourit, pour m'encourager. J'entends les clapotis que Tom fait dans l'eau. Il s'amuse toujours dans son bain celui-là.

«Ça va ?, finit-il par dire.
- Ouais, ouais... Toi ? Qu'est-ce que tu as fait cette semaine ?
- J'ai dormi, mangé, pleuré... »

Wow... C'est... Je me sens mal, c'est de ma faute, quand même... Honteux, je baisse les yeux.

« Bill, ce n'est pas entièrement de ta faute, d'accord ?
- Mais Tom je m-
- C'est aussi la mienne... Je me suis senti con toute la semaine pour t'avoir pété une crise d'hormones alors que j'aurais dû me réjouir pour toi que tu te soit fait une amie...
- ...
- Bill ?
- Hum...
- Je ne veux pas rester en froid avec toi... Il faut régler ça.
- Je sais...
- Il ne faut pas en rester là juste pour une connerie. Le bébé aussi va avoir besoin de toi. »

Le bébé. J'en avais presqu'oublié mon fils. Quel con je fais. Seigneur pardonnez-moi.

« Comment va mon fils ?
- Il va bien. Il me donne encore des coups...
- Vous me manquez...
- Tu nous manque aussi... Écoute, je dois te laisser.
- Ah... On termine notre conversation plus tard ?
- Je te rapelle. Bye, bisous.
- Bisous. »

Je fixe mon téléphone un moment, puis fini par raccrocher.

- Alors ? s'impatiente Margaux.
- Mon fils va bien, je réponds, encore la tête dans les nuages.
- Ton fils ?

Merde...





________________________

Héhé... Je suis happy de poster, pour une fois xDD
Je vous explique la raison de ce postage aussi rapide :
Mon jeu des sims a pété ¬¬" NAAA je suis pas conne je l'ai réinstallé ^^ Mais il marchait pas ... Donc j'avais 2 soirée libres pour écrire... Ce qe j'ai fais --" Mais là, il marche ! =D Donc j'écris forgottenlovex et je ne sors plus des Sims pendant je ne sais combien de temps O.O"

Sinon, happy happy des comportements des garçons dans ce chap' ?

Incapable de toutes vous prévenir, connexion internet foutue
# Posté le lundi 21 avril 2008 21:51
Modifié le mardi 22 avril 2008 20:11

Chapitre 23

Chapitre 23
______________Pdv Tom

Mon corps glisse enfin dans la baignoire, se trempant dans l'eau bouillante. Tout mes muscles se détentent, me faisant soupirer d'aise. Je ferme les yeux et laisse ma tête tomber vers l'arrière, pour un minimum de repos, et pour essayer de calmer ma migraine. Je déconnecte mon esprit du reste de mon corps, me reposant enfin. Je sens mon corps glisser doucement vers le fond, mouillant mes oreilles et mes dreads. Mes mains bougent d'elles-mêmes dans l'eau et vagabondent sur mon ventre, y faisant de petites chatouilles. Elles glissent sur mon nombril, se dirigent malignement vers mon bas-ventre, touchent malencontreusement mon sexe. Je ne me contrôle plus, non, non... Ce n'est pas moi, ce sont elles. Et cette libido, qui a augmentée. Là, maintenant, à cet instant, j'en ai envie. Ce ne sont même plus mes mains, ce sont celles de Bill. Ah, ces mains pêcheressent. Ses si belles mains, douces, blanches, qui descendent encore, entre mes cuisses, qui touchent mes testicules. Non, non ! Je dois arrêter. Ces mains doivent se retirer. Mais non, c'est si bon, pourquoi s'arrêter ?

« Ich bin back hier im Buisness und kenn keine Limits, Ich steiger mich weiter also wer von euch Rappern hier will es... »

Putain de sonnerie, ça casse tout ça. Mes mains ne s'arrêtent pourtant pas. Elles remontent sur mon sexe et le caresse de haut en bas, lentement, le faisant durcir. Merde, merde. En plus c'est Bill, c'est sa sonnerie. J'enserre délicatement mes doigts autour de ma virilité, pour commencer un léger vas et viens. Je déteste faire ça sans lui. Mon portable ne sonne plus, il a raccroché. Je devrais le rapeller. On ne s'est pas parlé de la semain et il me manque tellement. Moi qui attendait son appel comme un con et qui au lieu de lui répondre continue de me masturber tranquille. Mais c'est tellement bon. Je fais passer furtivement mon pouce sur mon gland à quelques reprises avant de m'arrêter pour de bon. Je me redresse difficilement et j'étire mon bras pour attraper mon pantalon à quelques centimètres de la baignoire. Je fouille dans ma poche et récupère mon portable. Un appel manqué, c'est bel et bien Bill. J'essuie mes mains et mon visage, puis je le rappelle. Seulement une sonnerie, avant qu'il ne me réponde.

« Allô !?
- Bill ? Tu m'as appelé ?
- Oui, Tom ?
- Oui, je suis dans le bain. Le temps d'attraper mon téléphone, le répondeur est partit, je mens.
- Oh, ouais... ».

Un silence s'installe. Je me recalle dans mon bain et ma main repart directement entre mes jambes, comme machinalement. Je rejette ma tête vers l'arrière à nouveau pour recommencer ma délicieuse activité.

« Ça va ?, je demande, pour qu'il ne se doute de rien.
- Ouais, ouais... Toi ? Qu'est-ce que tu as fait cette semaine ?
- J'ai dormi, mangé, pleuré, je réponds, éttoufant un gémissement. »

Je sens un mal aise dans notre conversation, il se sent coupable.

« Bill, ce n'est pas entièrement de ta faute, d'accord ?, je reprends, ralentissant mon mouvement sur mon sexe.
- Mais Tom je m-
- C'est aussi la mienne... Je me suis senti con toute la semaine pour t'avoir pété une crise d'hormones alors que j'aurais dû me réjouir pour toi que tu te soit fait une amie, je dis, tout en fermant les yeux, le plaisir commencant à augmenter.
- ...
- Bill ?
- Hum...
- Je ne veux pas rester en froid avec toi... Il faut régler ça.
- Je sais...
- Il ne faut pas en rester là juste pour une connerie. Le bébé aussi va avoir besoin de toi. »

Bordel, c'est bon, c'est bon, c'est tellement bon. J'écarte les jambes, acceuillant le plaisir. Ma bouche s'ouvre d'elle-même, et je prends directement mon petit doigt entre mes dents pour le mordre, m'empêchant de gémir.

« Comment va mon fils ?
- Il va bien. Il me donne encore des coups... »

Oh putain oui qu'il en donne des coups, j'ignore ce qu'il ressent quand je me touche, mais en tous cas pour moi, c'est fort et l'orgasme approche.

« - Vous me manquez...
- Tu nous manque aussi, j'articule, à manque de souffle. Écoute, je dois te laisser.
- Ah... On termine notre conversation plus tard ?
- Je te rapelle. Bye, bisous. »

Je n'écoute pas sa réponse et je m'empresse de raccrocher pour lancer mon téléphone sur ma pile de linge. Je lâche un gémissement rauque, et accélère mon mouvement, rendant mes gestes brusques. Ma main gauche se joint à l'autre, pour la remplacer. Je relève une jambe pour la poser sur le rebord du bain, laissant totalement mes parties intimes à la vue de quiquonque entrerait dans la salle de bain. Mes mouvements accélèrent encore et je conduis mon autre main à mon postérieur, pour caresser mon intimité. Le plaisir augmente encore, me rapprochant de la jouissance. J'écarte mes fesses de mieux que je le peux et j'entre deux doigts d'un coup en moi. Ma réaction ne se fait pas attendre, j'étouffe un cri fort, puissant, rauque et de trop masculin. Je commence rapidement un vas et viens, me dilatant totalement les muscles. Je sens les picotements dans mon bas ventre, c'est proche, tellement proche, et ça me frustre de ne pas m'y rendre maintenant. Je continue encore, ça approche, encore, encore. J'y suis, oui, oui.

- Hannnn ...

Je serre mon sexe entre mes doigts, frustré que ce soit déjà terminé. Mes doigts se retire d'un coup et ma main se claque dans mon front. Ma jambe retombe d'elle-même dans l'eau, éclaboussant un peu le mur. Doucement je lâche mon sexe et nettoie ma semence, l'éparpillant sur une serviette avec laquelle je ne me sècherai pas. Je passe mes mains dans mon visage, soufflant bruyamment pour essayer de reprendre mes esprits. Je me frotte les yeux et quelques larmes s'échappent.

- Putain...

Je suis tellement tombé bas. Il me manque...

______________Pdv Bill

- Explique-moi Bill...
- Euh... Je...


Qu'est-ce que je lui dis ? La vérité ? Non, elle risque de me prendre pour un fou.

- En fait... Euh...
- Tu... Tu n'étais pas gay ?
- Hein ? Euh, oui... Euh na... Je suis bi... Mais ça n'a rien avoir.
- Alors quoi ? Tu n'as pas trompé Tom j'espère ?!
s'exclame-t-elle, les yeux ronds.
- Mais non voyons ! Je... On a juste... adopté un enfant.

Elle me regarde, perplexe, puis relève un sourcil, attendant la suite.

- C'est... en fait c'est mon petit frère. Euh... Ma mère est morte et elle m'a confié sa garde, tu vois ?
- Pourquoi tu n'es pas resté en Allemagne avec Tom, pour l'élever ?
- C'est compliqué, c'est mon père. Enfin... Tu comprends ?
- Oui, tout à fait oui
, dit-elle, le sourire aux lèvres. Maintenant, dis-moi la vérité, m'ordonne-t-elle en croisant les bras, perdant de suite son air joyeux.

Je baisse la tête, découragé. Bon, mentir n'est pas mon fort, je crois que c'est bel et bien confirmé. Elle pose une main sur mon épaule, tandis que je me tords les doigts.

- C'est... Ce n'est pas facile à dire et... Tu ne me croiras pas... Tu vas trouver ça con...
- Mais non Bill... Dis-le moi...
- D'accord mais... Je t'assure que Tom n'est pas un monstre...
- Un monstre ?
répète-t-elle, rigolant légèrement.
- ...

Devant mon silence, elle se stoppe et me relève la tête.

- À ce point ?

J'hoche la tête.

- D'accord, je te crois. Et je te jure que je ne le jugerai pas.
- Merci
, lui dis-je, léger sourire aux lèvres.
- Allez, raconte.
- Bon... Vers la fin du mois d'avril, Tom a commencé à être bizarre, il avait un comportement étrange. Il n'était pas bien... Il vomissait et tout et... Bref... Quelques semaines après, on a su qu'il était hermaphrodite.
- C'est quoi ça ?
- C'est... Ça veut dire qu'il a les deux sexes. Intérieurement, il a les deux sexes.


Elle me regarde, étonnée, mais ne dit rien.

- Quelques temps après, on a conclut qu'il était enceinte. Je sais, c'est fou.
- ...
- Et... Et il l'est réellement... Nous allons avoir un fils
, je dis, tout fier, le sourire aux lèvres.

Voyant qu'elle reste fade, sans expression, je relâche mon sourire et baisse un peu la tête.

- Tu ne me crois pas, hein ?
- Je... C'est juste... Spécial...
- ...
- Mais... Je te crois...
- Mon copain n'est pas un monstre, ça tu le crois ?
- Bien sûr... Et je suis certaine qu'il est merveilleux, portant la vie en lui
, me rassure-t-elle, sourire aux lèvres.
- Oh oui, il l'est tellement !


Et il me manque tellement...





______________________________

Je sais que c'est pas beaucoup, mais c'est au moins ça :)
Alors, avouez que vous ne pensiez pas du tout que Tom se masturbait au téléphone ! O.O

J'en profite pour me refaire une ptite pub, pour les incultes qui n'ont pas encore commencé a lire forgottenlovex, è.é ! Honte à vous !!!!!!! xDD

Sinon, on ne pense quoi de mon chap ? :)
# Posté le dimanche 27 avril 2008 18:49
Modifié le dimanche 27 avril 2008 20:13