Enceinte ? Ma mère, enceinte ? J'ai peine à y croire.
Tom : Quoi ? C'est vrai maman ?
Anna : Oui... Je suis enceinte de Jason...
Et bien, toute une nouvelle. Je ne sais même pas comment réagir, je ne laisse donc apparaître aucunes émotions sur mon visage.
Tom : Depuis combien de temps ?
Anna : Bientôt 3 mois, comme toi, environ.
La première chose qui me vient à l'esprit est : Je vais donc accouché en même temps que ma mère ? Pas que ça me déplaise, c'est juste... trop bizarre.
Tom : Ah... Je... ne sais pas quoi te dire...
Si, bien sûr que je sais quoi lui dire, mais ça la blesserait surement d'entendre ce que j'en pense vraiment. De se faire dire qu'elle ne devrait pas avoir un autre enfant, si c'est pour courir le risque qu'il grandisse comme moi, sans l'amour de sa mère. En plus, je ne serai pas un bon grand frère, puisque j'aurai déjà un bébé dans les bras. Elle baisse la tête, surement triste face à ma réaction. Bill me prend la main et la caresse avec son pouce, tendrement.
Jason : Tom... Nous comprenons ta réaction... Ne te sens pas mal face à ça, c'est la dernière chose que nous voulons.
J'hoche la tête, lui souriant un peu. Le silence règne dans la pièce. Je me rapproche de Bill pour m'étendre un peu sur lui. Ma mère se lève, gardant la tête baissée et elle monte les marches précipitamment. Jason se lève pour la suivre, nous laissant seuls dans le salon.
Tom : Tu me donne la télécommande ?
J'attends, mais il ne me répond rien. Je relève alors la tête vers lui pour constater qu'il me fixe d'un air, pour le moins joyeux. Je soupire et me relève de lui pour lui faire face.
Tom : Désolé, mais si tu veux vraiment savoir, ça me fait royalement chier qu'elle soit enceinte.
Bill : Mais pourquoi ? Tu pourrais au moins lui dire ce que tu en pense, pas la laisser incrédule comme ça... Je ne sais pas moi...
Tom : Si je ne lui ai rien dis, c'est parce que ce qui serait sortit de ma bouche n'aurait pas très été agréable à entendre.
Je me laisse retomber dans le canapé et je croise les bras, boudeur. Je l'entends soupirer.
Bill : Et alors ? Même si ce n'est pas tout à fait « agréable à entendre », je crois que ça lui aurait fait plaisir d'avoir ton avis...
Son ton s'est radoucit et il s'est rapproché de moi. Je replante alors mon regard dans le sien.
Tom : Je ne veux pas lui faire de peine...
Bill : Je sais... Mais vous pourrez en discuter.
Tom : Humm...
Il m'embrasse, et je ne finis par céder. Il descend dans ma chambre pour m'attendre et moi je monte à l'étage pour rejoindre ma mère et Jason. Je frappe à la porte et attends qu'on m'ouvre, cette fois. Jason ouvre la porte et me fait entrer, la refermant derrière lui.
Ma mère est assise sur son lit, le visage dans les mains et elle ne cesse de renifler. Je vais m'assoir avec elle et je passe une main dans son dos. Elle a dut croire que c'était la main de Jason, puisqu'elle ne relève pas le regard.
Tom : Maman...
Cette fois-ci, elle relève la tête pour me regarder. Je lui souris un peu. Jason s'approche et lui tend un mouchoir pour qu'elle essuie ses larmes. Ses pleurs passés, Jason s'assoit avec nous. On reste silencieux un moment, ne sachant pas comment briser la glace. Je prends une inspiration pour commencer à parler, je dois le faire.
Tom : Désolé... Je ne voulais pas te rendre triste... Et encore moins te faire pleurer...
Je n'aurais pas dut dire ça, c'est la pire chose à dire à une fille en larmes, ça ne fait que redoubler les pleurs. Jason me sourit pour m'encouragé à continuer puis il la prend dans ses bras pour la réconforter un peu.
Tom : C'est juste que... Je... Tu sais que...
Je ne sais vraiment pas comment lui dire, sans empirer les choses. Bon, on va faire ça comme quand on enlève un pansement, d'un coup sec, après, un endure le choc.
Tom : Si c'est pour que ton enfant grandisse comme moi, comme tu m'as traité, envoyé balader et sans me donner ton amour, je ne crois pas que ce soit une bonne idée d'en avoir un autre.
J'avoue, c'était sec, ferme et très peu sympathique, mais c'est mieux que de tourner autour du pot. Ses yeux s'embrouillent de larmes encore plus et elle se jette dans les bras de Jason. Il la berce doucement et lui murmure des choses à l'oreille. Bon, je ne vais pas faire le mec qui s'en veut d'avoir dit ça, puisque je le pense.
Tom : Désolé mais... C'est vrai quand même... Tu ne m'as pas dit « je t'aime » une seule fois, la seule personne qui me l'a dit est Bill. Ou bien peut-être Lili... Et en plus... S'il grandit comme moi, si tu ne t'en préoccupe pas, tu ne pourras pas compter sur moi pour m'en occuper... Moi j'aurai le mien.
Anna : Non...
Tom : Quoi non... ?
Elle sort du cou de Jason pour me regarder dans les yeux.
Anna : Je le veux cet enfant... Ce n'est pas pareil... J'aime Jason, je veux m'en occuper, lui dire que je l'aime... Tu vois... Je le veux vraiment...
Elle ne s'en rend peut-être pas compte, mais ce qu'elle vient de me dire, ça fait mal. C'est un peu une façon d'insinuer que moi, je n'étais pas voulu, qu'elle m'a eut contre sa volonté, et je sais que c'est parfaitement ça.
Tom : C'est vrai, ce n'est pas pareil, hein ? Moi, tu ne me voulais pas, je suis un enfant non-désiré... Dis-le...
Je ne persiste pas à me faire encore plus de mal, je veux seulement l'entendre dire, qu'elle se l'avoue. Et là, je dois rester fort, je ne vais pas fondre en larmes. Je dois lui montrer que ça me laisse indifférent, bien que ce ne soit pas le cas.
Anna : Non... Toi... Tu étais inattendu...
Tom : Et c'est pour ça que tu m'as élevé comme ça ? En m'ignorant, m'envoyant bouler à tour de bras ?
Anna : Je...
Tom : Tu sais, si tu ne me voulais pas, tu n'avais qu'à me faire adopter... Ou non, j'ai mieux encore : confier ma garde à Lili, elle, c'est une mère magnifique. Tu sais, j'envie vraiment Bill, tu ne peux pas savoir tout ce que je serais près à faire pour l'avoir comme mère.
Anna : Tom... Ne dis pas ça...
Tom : Dis-moi que tu m'aimes...
Anna : Je... Je...
Tom : « Je... Je... », Ouais, c'est ça. Je te déteste.
Je lui lance un dernier regard, puis je pars de la chambre en claquant la porte et en dévalant les escaliers, jusqu'au sous-sol. Je me lance sur mon lit, pour enfouir ma tête dans mon oreiller. Bill se rapproche et il vient m'entourer de ses bras, embrassant ma nuque.
Bill : Ça s'est mal passé ?
J'hoche positivement la tête, toujours dans l'oreiller.
Bill : Je suis désolé mon c½ur...
Tom : Non...
Je sors de l'oreiller pour lui faire face.
Tom : Non, ce n'est pas de ta faute si elle est incapable de me dire je t'aime.
Je ne pleure pas, je suis seulement très en colère. Il me prend dans ses bras. Je passe mes bras autour de lui, pour une étreinte qui dure énormément longtemps.
Tom : Je t'aime mon amour, merci d'être là pour moi...
Il me desserre et me sourit, avant de m'embrasser amoureusement.
Bill : Je t'aime aussi mon ange...
...
J'ai préféré ne rien lui dire, ne plus lui parler. Pendant toute la semaine. Elle doit avoir trouvé ça pénible. Mais je m'en fou, pour l'instant, je n'ai pas la force de faire le premier pas. Je sais, je suis réellement con. Mais elle ne gâchera pas mes vacances.
Je sors par le garage, pour aller retrouver Bill au parc. Cette nuit, il fait vraiment chaud, c'est tellement agréable. Je sors discrètement, pour que Jason ne me grille pas. Il a passé la semaine à surveiller mes faits et gestes, bien que je n'aie pas fait grand-chose, a part glander sur le sofa ou devant l'ordinateur. Sauf que là, à deux heures du matin, je crois bien qu'il dort.
Je traverse le terrain, faisant couiner mes chaussures sur l'herbe humide, j'en profite pour écouter la nature de la nuit. Tout en marchant, je caresse mon ventre, qui a encore un peu grossit. Moi je dis, vive les tee-shirts XXL, c'est vraiment très pratique. Si ça aurait été Bill à ma place, je crois qu'il ne serait pas passé inaperçu très longtemps, avec le linge qu'il porte. Je ne critique pas sa façon de s'habiller, au contraire, j'adore comment il se vêtit. Ça met ses formes en valeur, ça le rend d'autant plus sexy.
J'arrive au parc, Bill y est déjà. Il est assit dans la glissoire, il semble paisible, les yeux fermés, les écouteurs sur les oreilles. J'ai envie de lui faire peur. Comme ça, il apprendra que c'est dangereux, de somnoler dans un parc, pendant la nuit, en écoutant de la musique. Je m'avance doucement, contournant le module pour enfant, me tenant loin du lampadaire, pour ne pas faire paraître mon ombre, au cas où monsieur aurait la brillante idée d'ouvrir les yeux pour vérifier si un pédophile est présent dans les environs.
Je réussis à me faufiler derrière les arbres, sans qu'il n'ouvre les yeux. Sauf qu'il sent la présence de quelqu'un ça se voit. Je fais bouger les branches d'un arbre brutalement et je m'arrête d'un coup sec. Je le vois ouvrir les yeux, puis se redresser doucement sur le module en plastique. Il regarde tout autour de lui, cherchant la présence de quelqu'un. Je me marre déjà.
Je recommence à faire bouger les branches et je gueule un « hey », d'une voix grave. Cette fois, il tire brusquement sur ses écouteurs pour qu'ils tombent de ses oreilles et il range son iPod dans sa poche, ressortant son portable. J'enlève ma casquette, la cache sous mon tee-shirt et je défais mes dreads, pour qu'elles retombent sur mes épaules. Je jette un dernier coup d'½il à Bill, qui regarde nerveusement de tout les côtés, en pianotant un truc sur son portable et je prends mon élan, pour courir d'un arbre à l'autre, dans une démarche de fille, laissant échapper un puissant cri très efféminé.
Cette fois, c'est la totale. Je me laisse glisser contre l'arbre pour me tordre de rire, en voyant Bill se relever brusquement de la glissoire et reculer d'un pas mal assuré. Je sors de cette minuscule forêt, me traînant par terre, toujours mort de rire. Quand Bill m'aperçoit sortir des brousses, tordu de rire, il prend un air choqué et vexé, avant de se laisser retomber dans sa fameuse glissoire. Je réussis à me rendre jusqu'à lui et je m'agenouille dans le sable, laissant tomber mon menton sur ses genoux.
Bill : Hey, ce n'était vraiment pas marrant !
Je cesse mes rires petit à petit et j'accroche mes mains à ses hanches.
Tom : Si si... J'ai vraiment... trop ris !
Je reprends mon fou rire, mais en croisant son regard, je me stoppe net et je me relève pour le pousser un peu et m'assoir à ses côtés.
Tom : Désolé... Je voulais me marrer... Et puis, ça t'apprendra à faire une sieste dans un parc à 2h du mat', sale marmotte !
Il me tire la langue et ma tape gentiment sur l'épaule. Je le tape à mon tour et s'en suit une petite bataille de main, comme font souvent les filles. On stoppe la bagarre dans un baiser tendre et amoureux.
Bill : Bon, on va rejoindre les mecs ?
Tom : Ouais...
Il se lève et secoue son pantalon, puis me tend la main pour m'aider à me relever. Je fais comme lui et je remets mes dreads dans leur abri, puis on part vers le village pour rejoindre nos copains.
Le village est encore éclairé. Du moins, la rue où sont nos copains. C'est dingue, dans ce coin, on dirait que les gens dorment le jour et qu'ils vivent durant la nuit. Par les fenêtres on voit des gens qui écoutent la télévision, qui se font une petite soirée entre amis, qui se font un snack pendant la nuit et il y a d'autre gens pas doués du tout qui ont oubliés d'éteindre la lumière pour une folle partie de jambe en l'air. On rigole à cette scène puis on se dépêche de s'avancer jusque chez Andy.
Sa maison est jaune canarie, comment ne pas l'apercevoir, même en pleine nuit ? En plus, avec le bruit qu'ils font, j'ai l'impression que ses parents ne sont pas là. On pénètre la cour et on rejoint Andy, qui est assit devant un feu avec ce cher Alex. Comme je l'aime, celui-là... Sam fait du trampoline avec Julien, Simon est couché sous le trampoline, il trouve ça bien amusant de « voir toutes ces formes que les copains crées en sautant sur un simple bout de caoutchouc ». Dan, Anthony, Jimmy et Maxime sont dans la piscine, surement à poil. Et puis il y a ce pauvre Zac, étendue dans l'herbe, ivre mort avec ses corps morts.
On rejoint Andy, et non Alex, je précise, et on s'assoit sur une chaise de camping. Je me mets en travers sur Bill, pour être à mon aise. Il me fait étirer mon bras pour que je lui attrape une bière et il la boit tranquillement. Je le regarde, envieux. Mais je ne peux pas, pour le bébé. Je soupire et j'attrape la main de Bill, qui me caressait le bras, pour jouer avec ses doigts. C'est dingue, Andy parle à Alex, mais lui, il me fixe encore. Je décide de l'ignorer et de cacher mon visage contre le torse de Bill.
Mon amour prend par à la conversation, ma tête bouge au rythme de ses rires et sa voix résonne dans mes oreilles, puisque je suis proche de sa gorge. Il bouge son bras dans tout les sens, manquant à tous les coups d'échapper de la bière sur moi. Je lâche alors sa main avec laquelle je m'amusais pour qu'il puisse s'exprimer mieux avec ses deux bras.
Anthony : Hey Bill ! Tu viens te baigner !?
Bill : Êtes-vous à poil ?!
Il gueule, pour que les copains l'entendent, puisque les autres cons sur le trampoline gueule eux aussi comme des tarés.
Maxime : Ouais !
Bill : J'arrive !
Andy : Hey les mecs faites gaffe il va vous violer !
Ils rigolent tous et je souris. Il se penche sur mon visage pour vérifier si je dors et quand il voit que j'ai les yeux ouverts, il me sourit.
Bill : Tu veux venir ?
Je bouge la tête négativement et je place sa main sur mon ventre pour lui faire comprendre que ce n'est pas une bonne idée de retirer mon tee-shirt devant tous les copains. Il me sourit, passe sa main sous mon tee-shirt pour caresser mon ventre et il m'embrasse. Il garde son visage près du mien pour me taquiner avec son nez quelques secondes.
Tom : Garde ton caleçon, s'il te plaît...
Bill : D'accord...
Il m'embrasse à nouveau et je me lève légèrement pour qu'il puisse se lever entièrement. Je me place confortablement dans la chaise et je le regarde monter sur le quai de la piscine, retirant ses chaussures, son pantalon, son tee-shirt et ses chaussettes pour se jeter dans l'eau, en faisant une bombe géante. Bien qu'il soit maigre, il éclabousse énormément. Allez savoir pourquoi...
Andy : Ça va Tom ?
Tom : Ouais, pourquoi ?
Andy : Savoir... Tu as l'air épuisé...
Je lui souris et pose ma main sur mon ventre, le caressant légèrement, pour lui rappeler que je porte la vie. Il me fait un de ses grands sourires et il s'approche de moi pour ramasser la bière que Bill avait laissé traîner près de moi.
Andy : Je ne vais pas laisser ça là, quand même.
Il me gratifie ses paroles d'un clin d'½il et je lui tape l'épaule, pour déconner. Il s'éloigne du feu, en calant la bière qu'il vient de ramasser. Je me rapproche des flammes et attrape le paquet de guimauves qu'Alex vient à peine de déposer par terre. Je ne les fais pas chauffer, elles vont cramer. Je m'empiffre direct et je regarde Bill, qui est entrain de se faire gentiment caler par Jimmy.
Alex : Ça va ?
Tiens, je pensais qu'il était une statue celui-là. Je tourne la tête vers lui, le dévisageant d'un air de dégout en même temps de fourrer une autre guimauve dans ma bouche. Il ne cherche pas à comprendre et il baisse la tête, triturant ses doigts. Bien.
Alex : Tu me passe les guimauves ?
Je rêve ou il veut m'enlever mon bonheur ? Je le regarde une seconde fois, je soupire, prend un tas de ces trucs mous trop bons et je lui tends le paquet. Il s'en empare, hésitant.
Andy : Oh putain vous êtes trop cons !
Je tourne la tête vers la voix d'Andy, pour voir que les mecs viennent de heurter Simon, qui se trouvait toujours sous le trampoline. Je rigole de la tête qu'il fait, se tirant de sous ce machin avec difficulté. Il vient vers nous, titubant, puis il se prend une autre bière, n'oubliant pas de tirer mes dreads pour me faire un peu chier avant de repartir sous l'engin de la mort. Ce mec est vraiment trop con.
Zac à réussit à se lever, mais il s'est fait choper par Max et Sam, qui l'ont envoyé dans la piscine. Mon homme en sort, tout dégoulinant et il s'avance vers moi. Il penche sa tête sur la mienne pour attraper la guimauve que j'avais entre les lèvres et après l'avoir avaler, il m'embrasse. Il va derrière moi, surement pour aller chercher la bière qu'Andy à calé.
Bill : Bébé, tu as fais quoi avec ma bière ?
Tom : Je l'ai bu.
Bill : Quoi !?
Je le vois réapparaître devant moi, paniqué. Je rigole et lui lance une guimauve à la figure.
Tom : Je blague... Andy l'a terminée.
Bill : Oh le con. Tu peux étirer ton bras encore une fois pour m'en donner une ?
Tom : Non... Contourne-moi et va la chercher.
Bill : Feignasse.
Tom : Je me demande qui l'est le plus entre nous deux.
Il me tire la langue et je lui fais pareil en retour. Il prend sa bière, m'embrasse et repart vers la piscine. Me revoilà seul avec ce con. Aucun de nous ne parle. Mais je sens encore son regard sur moi. Ça m'énerve.
Alex : Ça fait longtemps que tu es avec Bill ?
Je ne relève même pas la tête pour lui répondre, je fixe le feu.
Tom : Bientôt 3 ans.
Alex : Wouah, ça fait longtemps !
Tom : Bah oui, on s'aime hein.
Je prends un ton ironique pour lui parler. Pour qu'il remarque qu'il me fait chier.
Alex : Et tu as qu'elle âge ?
Ça n'a pas l'air d'avoir marcher. Du coin de l'½il, je le vois s'approcher de moi. Je me calle dans ma chaise, sans jamais détourner le regard du feu.
Tom : 16 ans...
Alex : Bien... J'ai 17 ans...
Toutes mes félicitations, tu veux un diplôme peut-être ? Il se rapproche encore de moi, ça gêne là.
Alex : Il est ton premier copain ?
Tom : Oui, le seul. Le premier et le dernier.
Je tourne la tête vers lui, quand ses doigts frôlent très volontairement mon genou droit. Je ferme brusquement mes jambes et j'essaie de me fondre le plus possible dans le côté gauche de la chaise. Mais il se rapproche encore et cette fois il fait glisser ses doigts sur ma cuisse. Je me lève, paniqué, et je vois Bill, derrière la chaise. Son regard se veut interrogateur, un peu énervé.
Tom : Euh... On va y aller, hein...
Je ne lui laisse pas le temps de répondre et je pars rapidement l'attendre à l'avant de la cour, très loin de l'autre con.
Tom : Quoi ? C'est vrai maman ?
Anna : Oui... Je suis enceinte de Jason...
Et bien, toute une nouvelle. Je ne sais même pas comment réagir, je ne laisse donc apparaître aucunes émotions sur mon visage.
Tom : Depuis combien de temps ?
Anna : Bientôt 3 mois, comme toi, environ.
La première chose qui me vient à l'esprit est : Je vais donc accouché en même temps que ma mère ? Pas que ça me déplaise, c'est juste... trop bizarre.
Tom : Ah... Je... ne sais pas quoi te dire...
Si, bien sûr que je sais quoi lui dire, mais ça la blesserait surement d'entendre ce que j'en pense vraiment. De se faire dire qu'elle ne devrait pas avoir un autre enfant, si c'est pour courir le risque qu'il grandisse comme moi, sans l'amour de sa mère. En plus, je ne serai pas un bon grand frère, puisque j'aurai déjà un bébé dans les bras. Elle baisse la tête, surement triste face à ma réaction. Bill me prend la main et la caresse avec son pouce, tendrement.
Jason : Tom... Nous comprenons ta réaction... Ne te sens pas mal face à ça, c'est la dernière chose que nous voulons.
J'hoche la tête, lui souriant un peu. Le silence règne dans la pièce. Je me rapproche de Bill pour m'étendre un peu sur lui. Ma mère se lève, gardant la tête baissée et elle monte les marches précipitamment. Jason se lève pour la suivre, nous laissant seuls dans le salon.
Tom : Tu me donne la télécommande ?
J'attends, mais il ne me répond rien. Je relève alors la tête vers lui pour constater qu'il me fixe d'un air, pour le moins joyeux. Je soupire et me relève de lui pour lui faire face.
Tom : Désolé, mais si tu veux vraiment savoir, ça me fait royalement chier qu'elle soit enceinte.
Bill : Mais pourquoi ? Tu pourrais au moins lui dire ce que tu en pense, pas la laisser incrédule comme ça... Je ne sais pas moi...
Tom : Si je ne lui ai rien dis, c'est parce que ce qui serait sortit de ma bouche n'aurait pas très été agréable à entendre.
Je me laisse retomber dans le canapé et je croise les bras, boudeur. Je l'entends soupirer.
Bill : Et alors ? Même si ce n'est pas tout à fait « agréable à entendre », je crois que ça lui aurait fait plaisir d'avoir ton avis...
Son ton s'est radoucit et il s'est rapproché de moi. Je replante alors mon regard dans le sien.
Tom : Je ne veux pas lui faire de peine...
Bill : Je sais... Mais vous pourrez en discuter.
Tom : Humm...
Il m'embrasse, et je ne finis par céder. Il descend dans ma chambre pour m'attendre et moi je monte à l'étage pour rejoindre ma mère et Jason. Je frappe à la porte et attends qu'on m'ouvre, cette fois. Jason ouvre la porte et me fait entrer, la refermant derrière lui.
Ma mère est assise sur son lit, le visage dans les mains et elle ne cesse de renifler. Je vais m'assoir avec elle et je passe une main dans son dos. Elle a dut croire que c'était la main de Jason, puisqu'elle ne relève pas le regard.
Tom : Maman...
Cette fois-ci, elle relève la tête pour me regarder. Je lui souris un peu. Jason s'approche et lui tend un mouchoir pour qu'elle essuie ses larmes. Ses pleurs passés, Jason s'assoit avec nous. On reste silencieux un moment, ne sachant pas comment briser la glace. Je prends une inspiration pour commencer à parler, je dois le faire.
Tom : Désolé... Je ne voulais pas te rendre triste... Et encore moins te faire pleurer...
Je n'aurais pas dut dire ça, c'est la pire chose à dire à une fille en larmes, ça ne fait que redoubler les pleurs. Jason me sourit pour m'encouragé à continuer puis il la prend dans ses bras pour la réconforter un peu.
Tom : C'est juste que... Je... Tu sais que...
Je ne sais vraiment pas comment lui dire, sans empirer les choses. Bon, on va faire ça comme quand on enlève un pansement, d'un coup sec, après, un endure le choc.
Tom : Si c'est pour que ton enfant grandisse comme moi, comme tu m'as traité, envoyé balader et sans me donner ton amour, je ne crois pas que ce soit une bonne idée d'en avoir un autre.
J'avoue, c'était sec, ferme et très peu sympathique, mais c'est mieux que de tourner autour du pot. Ses yeux s'embrouillent de larmes encore plus et elle se jette dans les bras de Jason. Il la berce doucement et lui murmure des choses à l'oreille. Bon, je ne vais pas faire le mec qui s'en veut d'avoir dit ça, puisque je le pense.
Tom : Désolé mais... C'est vrai quand même... Tu ne m'as pas dit « je t'aime » une seule fois, la seule personne qui me l'a dit est Bill. Ou bien peut-être Lili... Et en plus... S'il grandit comme moi, si tu ne t'en préoccupe pas, tu ne pourras pas compter sur moi pour m'en occuper... Moi j'aurai le mien.
Anna : Non...
Tom : Quoi non... ?
Elle sort du cou de Jason pour me regarder dans les yeux.
Anna : Je le veux cet enfant... Ce n'est pas pareil... J'aime Jason, je veux m'en occuper, lui dire que je l'aime... Tu vois... Je le veux vraiment...
Elle ne s'en rend peut-être pas compte, mais ce qu'elle vient de me dire, ça fait mal. C'est un peu une façon d'insinuer que moi, je n'étais pas voulu, qu'elle m'a eut contre sa volonté, et je sais que c'est parfaitement ça.
Tom : C'est vrai, ce n'est pas pareil, hein ? Moi, tu ne me voulais pas, je suis un enfant non-désiré... Dis-le...
Je ne persiste pas à me faire encore plus de mal, je veux seulement l'entendre dire, qu'elle se l'avoue. Et là, je dois rester fort, je ne vais pas fondre en larmes. Je dois lui montrer que ça me laisse indifférent, bien que ce ne soit pas le cas.
Anna : Non... Toi... Tu étais inattendu...
Tom : Et c'est pour ça que tu m'as élevé comme ça ? En m'ignorant, m'envoyant bouler à tour de bras ?
Anna : Je...
Tom : Tu sais, si tu ne me voulais pas, tu n'avais qu'à me faire adopter... Ou non, j'ai mieux encore : confier ma garde à Lili, elle, c'est une mère magnifique. Tu sais, j'envie vraiment Bill, tu ne peux pas savoir tout ce que je serais près à faire pour l'avoir comme mère.
Anna : Tom... Ne dis pas ça...
Tom : Dis-moi que tu m'aimes...
Anna : Je... Je...
Tom : « Je... Je... », Ouais, c'est ça. Je te déteste.
Je lui lance un dernier regard, puis je pars de la chambre en claquant la porte et en dévalant les escaliers, jusqu'au sous-sol. Je me lance sur mon lit, pour enfouir ma tête dans mon oreiller. Bill se rapproche et il vient m'entourer de ses bras, embrassant ma nuque.
Bill : Ça s'est mal passé ?
J'hoche positivement la tête, toujours dans l'oreiller.
Bill : Je suis désolé mon c½ur...
Tom : Non...
Je sors de l'oreiller pour lui faire face.
Tom : Non, ce n'est pas de ta faute si elle est incapable de me dire je t'aime.
Je ne pleure pas, je suis seulement très en colère. Il me prend dans ses bras. Je passe mes bras autour de lui, pour une étreinte qui dure énormément longtemps.
Tom : Je t'aime mon amour, merci d'être là pour moi...
Il me desserre et me sourit, avant de m'embrasser amoureusement.
Bill : Je t'aime aussi mon ange...
...
J'ai préféré ne rien lui dire, ne plus lui parler. Pendant toute la semaine. Elle doit avoir trouvé ça pénible. Mais je m'en fou, pour l'instant, je n'ai pas la force de faire le premier pas. Je sais, je suis réellement con. Mais elle ne gâchera pas mes vacances.
Je sors par le garage, pour aller retrouver Bill au parc. Cette nuit, il fait vraiment chaud, c'est tellement agréable. Je sors discrètement, pour que Jason ne me grille pas. Il a passé la semaine à surveiller mes faits et gestes, bien que je n'aie pas fait grand-chose, a part glander sur le sofa ou devant l'ordinateur. Sauf que là, à deux heures du matin, je crois bien qu'il dort.
Je traverse le terrain, faisant couiner mes chaussures sur l'herbe humide, j'en profite pour écouter la nature de la nuit. Tout en marchant, je caresse mon ventre, qui a encore un peu grossit. Moi je dis, vive les tee-shirts XXL, c'est vraiment très pratique. Si ça aurait été Bill à ma place, je crois qu'il ne serait pas passé inaperçu très longtemps, avec le linge qu'il porte. Je ne critique pas sa façon de s'habiller, au contraire, j'adore comment il se vêtit. Ça met ses formes en valeur, ça le rend d'autant plus sexy.
J'arrive au parc, Bill y est déjà. Il est assit dans la glissoire, il semble paisible, les yeux fermés, les écouteurs sur les oreilles. J'ai envie de lui faire peur. Comme ça, il apprendra que c'est dangereux, de somnoler dans un parc, pendant la nuit, en écoutant de la musique. Je m'avance doucement, contournant le module pour enfant, me tenant loin du lampadaire, pour ne pas faire paraître mon ombre, au cas où monsieur aurait la brillante idée d'ouvrir les yeux pour vérifier si un pédophile est présent dans les environs.
Je réussis à me faufiler derrière les arbres, sans qu'il n'ouvre les yeux. Sauf qu'il sent la présence de quelqu'un ça se voit. Je fais bouger les branches d'un arbre brutalement et je m'arrête d'un coup sec. Je le vois ouvrir les yeux, puis se redresser doucement sur le module en plastique. Il regarde tout autour de lui, cherchant la présence de quelqu'un. Je me marre déjà.
Je recommence à faire bouger les branches et je gueule un « hey », d'une voix grave. Cette fois, il tire brusquement sur ses écouteurs pour qu'ils tombent de ses oreilles et il range son iPod dans sa poche, ressortant son portable. J'enlève ma casquette, la cache sous mon tee-shirt et je défais mes dreads, pour qu'elles retombent sur mes épaules. Je jette un dernier coup d'½il à Bill, qui regarde nerveusement de tout les côtés, en pianotant un truc sur son portable et je prends mon élan, pour courir d'un arbre à l'autre, dans une démarche de fille, laissant échapper un puissant cri très efféminé.
Cette fois, c'est la totale. Je me laisse glisser contre l'arbre pour me tordre de rire, en voyant Bill se relever brusquement de la glissoire et reculer d'un pas mal assuré. Je sors de cette minuscule forêt, me traînant par terre, toujours mort de rire. Quand Bill m'aperçoit sortir des brousses, tordu de rire, il prend un air choqué et vexé, avant de se laisser retomber dans sa fameuse glissoire. Je réussis à me rendre jusqu'à lui et je m'agenouille dans le sable, laissant tomber mon menton sur ses genoux.
Bill : Hey, ce n'était vraiment pas marrant !
Je cesse mes rires petit à petit et j'accroche mes mains à ses hanches.
Tom : Si si... J'ai vraiment... trop ris !
Je reprends mon fou rire, mais en croisant son regard, je me stoppe net et je me relève pour le pousser un peu et m'assoir à ses côtés.
Tom : Désolé... Je voulais me marrer... Et puis, ça t'apprendra à faire une sieste dans un parc à 2h du mat', sale marmotte !
Il me tire la langue et ma tape gentiment sur l'épaule. Je le tape à mon tour et s'en suit une petite bataille de main, comme font souvent les filles. On stoppe la bagarre dans un baiser tendre et amoureux.
Bill : Bon, on va rejoindre les mecs ?
Tom : Ouais...
Il se lève et secoue son pantalon, puis me tend la main pour m'aider à me relever. Je fais comme lui et je remets mes dreads dans leur abri, puis on part vers le village pour rejoindre nos copains.
Le village est encore éclairé. Du moins, la rue où sont nos copains. C'est dingue, dans ce coin, on dirait que les gens dorment le jour et qu'ils vivent durant la nuit. Par les fenêtres on voit des gens qui écoutent la télévision, qui se font une petite soirée entre amis, qui se font un snack pendant la nuit et il y a d'autre gens pas doués du tout qui ont oubliés d'éteindre la lumière pour une folle partie de jambe en l'air. On rigole à cette scène puis on se dépêche de s'avancer jusque chez Andy.
Sa maison est jaune canarie, comment ne pas l'apercevoir, même en pleine nuit ? En plus, avec le bruit qu'ils font, j'ai l'impression que ses parents ne sont pas là. On pénètre la cour et on rejoint Andy, qui est assit devant un feu avec ce cher Alex. Comme je l'aime, celui-là... Sam fait du trampoline avec Julien, Simon est couché sous le trampoline, il trouve ça bien amusant de « voir toutes ces formes que les copains crées en sautant sur un simple bout de caoutchouc ». Dan, Anthony, Jimmy et Maxime sont dans la piscine, surement à poil. Et puis il y a ce pauvre Zac, étendue dans l'herbe, ivre mort avec ses corps morts.
On rejoint Andy, et non Alex, je précise, et on s'assoit sur une chaise de camping. Je me mets en travers sur Bill, pour être à mon aise. Il me fait étirer mon bras pour que je lui attrape une bière et il la boit tranquillement. Je le regarde, envieux. Mais je ne peux pas, pour le bébé. Je soupire et j'attrape la main de Bill, qui me caressait le bras, pour jouer avec ses doigts. C'est dingue, Andy parle à Alex, mais lui, il me fixe encore. Je décide de l'ignorer et de cacher mon visage contre le torse de Bill.
Mon amour prend par à la conversation, ma tête bouge au rythme de ses rires et sa voix résonne dans mes oreilles, puisque je suis proche de sa gorge. Il bouge son bras dans tout les sens, manquant à tous les coups d'échapper de la bière sur moi. Je lâche alors sa main avec laquelle je m'amusais pour qu'il puisse s'exprimer mieux avec ses deux bras.
Anthony : Hey Bill ! Tu viens te baigner !?
Bill : Êtes-vous à poil ?!
Il gueule, pour que les copains l'entendent, puisque les autres cons sur le trampoline gueule eux aussi comme des tarés.
Maxime : Ouais !
Bill : J'arrive !
Andy : Hey les mecs faites gaffe il va vous violer !
Ils rigolent tous et je souris. Il se penche sur mon visage pour vérifier si je dors et quand il voit que j'ai les yeux ouverts, il me sourit.
Bill : Tu veux venir ?
Je bouge la tête négativement et je place sa main sur mon ventre pour lui faire comprendre que ce n'est pas une bonne idée de retirer mon tee-shirt devant tous les copains. Il me sourit, passe sa main sous mon tee-shirt pour caresser mon ventre et il m'embrasse. Il garde son visage près du mien pour me taquiner avec son nez quelques secondes.
Tom : Garde ton caleçon, s'il te plaît...
Bill : D'accord...
Il m'embrasse à nouveau et je me lève légèrement pour qu'il puisse se lever entièrement. Je me place confortablement dans la chaise et je le regarde monter sur le quai de la piscine, retirant ses chaussures, son pantalon, son tee-shirt et ses chaussettes pour se jeter dans l'eau, en faisant une bombe géante. Bien qu'il soit maigre, il éclabousse énormément. Allez savoir pourquoi...
Andy : Ça va Tom ?
Tom : Ouais, pourquoi ?
Andy : Savoir... Tu as l'air épuisé...
Je lui souris et pose ma main sur mon ventre, le caressant légèrement, pour lui rappeler que je porte la vie. Il me fait un de ses grands sourires et il s'approche de moi pour ramasser la bière que Bill avait laissé traîner près de moi.
Andy : Je ne vais pas laisser ça là, quand même.
Il me gratifie ses paroles d'un clin d'½il et je lui tape l'épaule, pour déconner. Il s'éloigne du feu, en calant la bière qu'il vient de ramasser. Je me rapproche des flammes et attrape le paquet de guimauves qu'Alex vient à peine de déposer par terre. Je ne les fais pas chauffer, elles vont cramer. Je m'empiffre direct et je regarde Bill, qui est entrain de se faire gentiment caler par Jimmy.
Alex : Ça va ?
Tiens, je pensais qu'il était une statue celui-là. Je tourne la tête vers lui, le dévisageant d'un air de dégout en même temps de fourrer une autre guimauve dans ma bouche. Il ne cherche pas à comprendre et il baisse la tête, triturant ses doigts. Bien.
Alex : Tu me passe les guimauves ?
Je rêve ou il veut m'enlever mon bonheur ? Je le regarde une seconde fois, je soupire, prend un tas de ces trucs mous trop bons et je lui tends le paquet. Il s'en empare, hésitant.
Andy : Oh putain vous êtes trop cons !
Je tourne la tête vers la voix d'Andy, pour voir que les mecs viennent de heurter Simon, qui se trouvait toujours sous le trampoline. Je rigole de la tête qu'il fait, se tirant de sous ce machin avec difficulté. Il vient vers nous, titubant, puis il se prend une autre bière, n'oubliant pas de tirer mes dreads pour me faire un peu chier avant de repartir sous l'engin de la mort. Ce mec est vraiment trop con.
Zac à réussit à se lever, mais il s'est fait choper par Max et Sam, qui l'ont envoyé dans la piscine. Mon homme en sort, tout dégoulinant et il s'avance vers moi. Il penche sa tête sur la mienne pour attraper la guimauve que j'avais entre les lèvres et après l'avoir avaler, il m'embrasse. Il va derrière moi, surement pour aller chercher la bière qu'Andy à calé.
Bill : Bébé, tu as fais quoi avec ma bière ?
Tom : Je l'ai bu.
Bill : Quoi !?
Je le vois réapparaître devant moi, paniqué. Je rigole et lui lance une guimauve à la figure.
Tom : Je blague... Andy l'a terminée.
Bill : Oh le con. Tu peux étirer ton bras encore une fois pour m'en donner une ?
Tom : Non... Contourne-moi et va la chercher.
Bill : Feignasse.
Tom : Je me demande qui l'est le plus entre nous deux.
Il me tire la langue et je lui fais pareil en retour. Il prend sa bière, m'embrasse et repart vers la piscine. Me revoilà seul avec ce con. Aucun de nous ne parle. Mais je sens encore son regard sur moi. Ça m'énerve.
Alex : Ça fait longtemps que tu es avec Bill ?
Je ne relève même pas la tête pour lui répondre, je fixe le feu.
Tom : Bientôt 3 ans.
Alex : Wouah, ça fait longtemps !
Tom : Bah oui, on s'aime hein.
Je prends un ton ironique pour lui parler. Pour qu'il remarque qu'il me fait chier.
Alex : Et tu as qu'elle âge ?
Ça n'a pas l'air d'avoir marcher. Du coin de l'½il, je le vois s'approcher de moi. Je me calle dans ma chaise, sans jamais détourner le regard du feu.
Tom : 16 ans...
Alex : Bien... J'ai 17 ans...
Toutes mes félicitations, tu veux un diplôme peut-être ? Il se rapproche encore de moi, ça gêne là.
Alex : Il est ton premier copain ?
Tom : Oui, le seul. Le premier et le dernier.
Je tourne la tête vers lui, quand ses doigts frôlent très volontairement mon genou droit. Je ferme brusquement mes jambes et j'essaie de me fondre le plus possible dans le côté gauche de la chaise. Mais il se rapproche encore et cette fois il fait glisser ses doigts sur ma cuisse. Je me lève, paniqué, et je vois Bill, derrière la chaise. Son regard se veut interrogateur, un peu énervé.
Tom : Euh... On va y aller, hein...
Je ne lui laisse pas le temps de répondre et je pars rapidement l'attendre à l'avant de la cour, très loin de l'autre con.
***
Huhuhu.
Je crois, du moins je l'espère, que je commence à satisfaire une miss ^.^
C'est vrai, tu as eu une bonne idée XD
Sinon, vous l'aimez bien ce chap' ?
Je n'avais pas l'intention de le faire aujourd'hui, mais Usagi m'a arcelée pour que je mette la suite XD Je ne peux rien lui refuser ^.^ Et je le trouve bien sympa ce bout d'histoire.
Je crois que je vais écrire souvent, j'aime les soirs d'été qu'ils passent, ça me rapelle de trop bons souvenirs et ça me fait rêver *.*
J'ai vachement hâte à l'été, pour revivre des moments comme ceux-là, vous pouvez pas savoir à quel point ! *.*
Bref, vous voulez des nouvelles de mon bras ? J'ai encore mal ¬¬"
J'vais devoir me le faire emputer XD
Huhuhu.
Je crois, du moins je l'espère, que je commence à satisfaire une miss ^.^
C'est vrai, tu as eu une bonne idée XD
Sinon, vous l'aimez bien ce chap' ?
Je n'avais pas l'intention de le faire aujourd'hui, mais Usagi m'a arcelée pour que je mette la suite XD Je ne peux rien lui refuser ^.^ Et je le trouve bien sympa ce bout d'histoire.
Je crois que je vais écrire souvent, j'aime les soirs d'été qu'ils passent, ça me rapelle de trop bons souvenirs et ça me fait rêver *.*
J'ai vachement hâte à l'été, pour revivre des moments comme ceux-là, vous pouvez pas savoir à quel point ! *.*
Bref, vous voulez des nouvelles de mon bras ? J'ai encore mal ¬¬"
J'vais devoir me le faire emputer XD