La fin du mois approche. Mon ventre est quand même visible, je dois porter des tee-shirts encore plus grands et je commence à avoir de la difficulté à boutonner mes pantalons. Notre bébé est maintenant presqu'à 2 mois. 60 jours qu'il prend forme dans mon ventre, qu'il fait sa place, rien qu'à lui. Je commence à faire la vie dure aux gens qui m'entourent et je dois être bien discret quand je suis avec ma mère. Je ne crois pas qu'elle doute de quelque chose, du moins elle s'en fou. Elle devrait être au courant bientôt, Lili veux lui dire ce week-end, que l'on soit prêts ou non, parce que l'on aura bientôt besoin des services d'un gynécologue. Bizarre de dire qu'un garçon à besoin d'un rendez-vous chez le gynécologue, non ?
Nous sommes à la dernière semaine de mai, les examens approchent. Bill et moi avons passés la semaine à étudier. Nous étions dans son lit, l'un sur l'autre, lui toujours près de mon ventre à le caresser, l'embrasser, lui faire des chatouilles et parfois même à lui parler, tout en étudiant les cours. Je crois que ce sont les meilleurs moments dans le fait d'être enceinte : rester allonger avec celui que l'on aime et chérir son gros ventre d'où l'autre côté se trouve une vie, venant d'un acte d'amour.
Tout ce que je sais à propos de cet enfant, c'est qu'il ne vivra pas comme moi, sans l'amour d'une mère. Je serai la meilleure maman que cette terre puisse porter, je m'en fais la promesse.
Je remonte mon tee-shirt pour regarder mon reflet dans le miroir, observant les changements du matin. Rien du tout. Je n'ai pas grossis pendant la nuit. Je passe délicatement ma main sur mon ventre pour le caresser, donner un peu de tendresse à notre bébé. J'ai hâte de pouvoir sentir des coups, pouvoir sentir qu'il veut sortir de là et voir notre monde. J'ai un sourire béat collé aux lèvres, mais je n'y peux rien, c'est mon bonheur qui en est la cause.
Je prends des vêtements propres et vais à la salle de bain, me faire un couler un bon bain chaud. Je retire mes vêtements, m'arrête un moment pour admirer mon ventre et je me glisse lentement dans l'eau chaude, laissant échapper un long soupir de bien-être. Je sens mes muscles se détendre, peu à peu le sommeil du matin me rattraper. Je laisse mes yeux se fermer et mon esprit divaguer. Mon âme explore de nouveaux mondes pendant que mon corps prend des forces pour la journée.
Quand j'y pense, il est encore temps de faire les trucs que j'aime. À 5 mois de grossesse, sortir le vendredi avec les copains ne sera plus trop envisageable. Me balader normalement en ville sera difficile. Le sexe sera moins fréquent, puisque la nuit, je dormirai, je serai bien vite épuisé. À 8-9 mois la seule chose que je ferai sera de rester au lit toute la journée à manger des légumes, plus précisément du concombre. Mes pensées dérives doucement et je tombe dans une sorte de mini sommeil, j'écoute les bruits de la maison, complètement détendu...
...
L'eau est tiède, ce qui me provoque quelques frissons. Je me lave en vitesse et je sors du bain pour me préparer. Je descends à la cuisine pour déjeuner et à ma grande surprise un homme dans la vingtaine est assis à ma place habituelle. Pour qui il se prend ? Je m'assois en face, là où les conquêtes de maman devraient TOUS s'assoir, sans exception et je le fixe. Il relève la tête pour me regarder, il semble timide. Je lui fais peur peut-être ?
Tom : Bonjour #57. Elle dort encore ?
Il ne semble pas comprendre. Il est le 57e homme que ma mère ramène depuis le début de mon adolescence. Pauvre homme, je vais me présenter.
Tom : Je m'appelle Tom, j'ai 16 ans, je suis le fils de ta conquête de la nuit dernière et je suis gay. Tu as un nom ?
#57 : Jason...
J'hoche la tête et me lève pour me faire un bol de gruau. Il regarde ce que je fais d'un ½il attentif. Je crois qu'il est plus marrant que le dernier celui-là. Ma mère descend les escaliers et sans dire bonjour à personne elle se fait un café.
Tom : On va toujours chez Lili aujourd'hui ?
Anna : Oui mon chéri.
... J'ai loupé un épisode ou ma mère m'a appelé « mon chéri » ? Je reste un peu figé et je l'interroge du regard.
Anna : Je te présente Jason, ton nouveau papa.
Oh oui, nouveau papa. Joie, quelle ironie ! Ma mère a subit un lavage de cerveau, c'est très grave.
Anna : Ça va Tom ? Tu es tout pâle.
J'hoche difficilement la tête et elle me sourit avant de m'embrasser sur le front et de s'assois à côté de ... mon papa. Non, son copain. Je me lève et sort de table pour aller m'enfermer dans ma chambre et préparer mes affaires pour le week-end.
...
Tom : Mais pourquoi il vient avec nous ?
Anna : Parce que c'est comme ça. Et j'ai promis à Lili de le lui présenter. Allez viens. Chéri on va prendre ta voiture.
Non mais aménage à la maison tant que t'y est ! Je monte rageusement à l'arrière de la voiture et je claque la portière. Elle et son stupide faux-sourire de bonne mère m'énervent. Vivement que je vois Bill...
Arrivés chez lui je sors de la voiture et entre dans la maison presqu'en courant. Lili me regarde entrer comme une furie et elle rigole en m'informant que Bill est à l'étage. Je monte dans sa chambre et saute dans ses bras, nous faisant chavirer sur le lit, tout les deux sur les flancs.
Bill : Ça va toi ?
Tom : Ma mère à un petit ami il est trop bizarre elle m'appelle « mon chéri » même qu'elle m'a embrassée sur le front et l'autre con nous suit partout !
J'ai dis cette phrase à la vitesse de l'éclair. Bill se met à rire et il m'embrasse pour que je ne sois pas choqué.
Bill : Et excluant ce fait ?
Tom : Je vais bien...
Sa main se pose délicatement sur mon ventre.
Tom : ... bébé aussi va bien...
Il me sourit et m'embrasse à nouveau, amoureusement cette fois-ci. Le baiser devient vite passionné, mais toujours très doux. On s'embrasse pendant des secondes, des minutes, peut-être même des heures, on s'en fou...
17h00
On a passé la journée ensemble, enfermés dans sa chambre à se faire des câlins, rien de trop sexuel. Notre baiser est interrompu par de petits coups frappés à la porte.
Bill : Oui ?
Sa mère entre et viens s'assoit sur le bout du lit.
Lili : Alors ? Prêts ?
Oh, j'avais oublié. Je ne suis pas prêt du tout, je suis trop jeune pour mourir.
Bill : Oui...
Lili : Tom ?
Tom : Juste une chose : pouvez-vous faire graver sur ma pierre tombale « je veux qu'on baise sur ma tombe » ?
Ils rient de ma connerie et me lèvent hors du lit. Les deux me tirent par la main jusqu'au salon. J'angoisse comme pas permis, même si ma mère me sourit. Je la déteste toujours, elle de même. On s'assoit sur le canapé à côté de ma mère et son copain. Je m'éloigne d'elle et me serre contre Bill. Lili se tient debout devant nous, elle semble aussi stressée que nous deux.
Lili : Bon, Anna... j'ai quelque chose à te dire, au nom des garçons. Je voudrais que tu m'écoute jusqu'au bout, sans te fâcher, par respect pour deux. Surtout pour ton fils...
Anna : D'accord...
Je baisse la tête, priant pour qu'elle ne me tue pas.
Lili : La semaine dernière ils m'ont parlé d'une chose assez surprenante.
Je respire bruyamment, essayant d'évacuer mon stress.
Lili : Tom a... découvert une partie de lui il y a quelques semaines et... c'est... euh... Comment ça se nomme déjà, Tom ?
J'inspire le plus d'air possible et je souffle un coup avant de prendre la parole et d'avouer ce fait une troisième fois à voix haute.
Tom : Je suis hermaphrodite.
Anna : Qu'est-ce que ça veux dire ... ?
Parce que je dois une fois de plus justifier. Ma mère me regarde, anxieuse de connaitre la suite. Mais moi je détourne le regard vers le plancher, incapable de la regarder en face. Bill me prend la main pour la caresser doucement, voulant me faire sentir qu'il est là.
Tom : J'ai les deux sexes...
Plus personne ne parle. Le temps semble suspendu. Plus personne ne semble respirer, sauf peut-être moi, qui se fait plus que bruyant. Quelques minutes passent, sans que personne ne parle. J'ose relever le regard que de quelques centimètres pour regarder Lili. Elle m'encourage du regard, toujours debout devant nous, se balançant nerveusement d'en avant en arrière sur ses pieds, faisant subir un drôle de sort à ses pauvres mains. Bill relève la mienne vers son visage pour l'embrasser, comme pour me féliciter d'avoir eu le courage de l'avouer encore.
Anna : Et c'est... grave ?
Je bouge négativement la tête. Si elle savait ce qui l'attend.
Lili : Anna c'est... ce n'est pas tout...
Anna : ...
Lili : On ignore comment mais... il... enfin...
Ma mort approche. Bill me resserre contre lui.
Lili : Ton fils est enceinte.
Je cache mon visage dans le cou à Bill, m'attendant à la baffe du siècle, bien que ma mène ne m'aie jamais frappé.
Anna : C'est une blague ?!
Lili : Non Anna, c'est très sérieux...
Elle retient sa colère. Je ne suis toujours pas sortit du cou de Bill, que je commence à mouiller avec mes larmes. Il m'entoure de ses bras quand ma mère se lève brusquement du canapé.
Anna : Je pense qu'on devrait y aller Tom, va chercher tes affaires.
Je relève le visage vers elle et la regarde dans les yeux.
Tom : Non.
Anna : Tom, ne me met pas en colère, viens.
Elle me prend par le bras pour me relever, ce que je fais avec regret. La chaleur de Bill me manque déjà. Mais elle a raison, je ne devrais pas la mettre en colère. Je monte chercher mes affaires et je redescends. Personne ne parle, ma mère et Jason m'attendent à la porte. Je mets péniblement mes chaussures, faisant durer le geste et je me jette dans les bras de Bill. Tous les regards sont sur nous. Celui de Lili est triste et désolé, peut-être au bord des larmes.
Bill : Je t'aime Tom...
Tom : Je t'aime aussi...
Nos voix ne sont que des murmures enroués, massacrés par les larmes.
Bill : Je t'appelle ce soir okay ?
J'hoche la tête, toujours caché dans son cou. Il me frotte le dos un moment et on se sépare à regret. On s'embrasse, essayant de faire durer le baiser le plus possible et je vais voir Lili pour l'enlacer et la remercier. Un dernier petit regard amoureux sur Bill puis ma mère me pousse hors de la maison.
Le trajet de deux minutes en voiture est calme, personne n'ose parler. Jason semble plus que mal à l'aise. Arrivés à la maison, je prends les clés de ma mère pendant qu'elle lui souhaite bonne nuit et j'entre dans la maison, prenant à peine le temps de fermer la porte et je cours m'enfermer dans ma chambre.
Je me lance sur le lit et je laisse échapper toutes mes larmes. Ça me fait un bien fou. J'hurle ma colère dans les coussins, j'en massacre quelque uns. Un peu calmé, je me relève et me mets devant mon miroir. J'enlève ma casquette et mon bandeau, laissant mes dreads en simple queue de cheval. Je remonte mon tee-shirt pour regarder mon ventre. Je le trouve toujours aussi beau. J'ose un petit sourire sur mon visage triste, en redessinant les courbes de mon ventre gonflé.
Tom : Je t'aime...
Ma porte s'ouvre à la volée. J'ai le réflexe de laisser retomber mon tee-shirt et de me retourner pour regarder ma mère. Son regard est empli de colère. J'essuie les quelques larmes qui coulaient encore sur mes joues, reculant jusqu'à mon lit. Elle ne sait pas quoi me dire, moi non plus d'ailleurs.
Anna : Sale petit con !
Elle me gifle, pas tellement fort, mais assez pour que je la sente bien. Mes pleurs doubles.
Anna : ... Qu'est-ce que je vais faire avec toi ?! J'aurais eu une petite fille, je n'aurais vu aucune différence, aucune ! Ton mec, il est plus efféminé que toi, mais lui c'est un vrai mâle, un vrai ! Toi t'es... t'es une lopette, t'es rien du tout ! Tu te fais baiser comme une pute, assume seul.
Elle me gueule dessus comme jamais. Elle n'a aucune idée à quel point ses paroles me blessent. Moi je suis là, devant elle, en pleurs, comme une vraie lopette, à me faire rabaisser. De toute façon, qu'est-ce que je pourrais faire de plus ? Rien, je suis lâche, je le sais. Elle a raison. J'hoche péniblement de la tête. Peut-être qu'elle baissera d'un ton.
Anna : Ouais, hoche de la tête, fais ce que tu veux, je n'en ai rien à faire. Tu me fais honte Tom. Tu sais quoi ? Je n'en ai plus rien à battre de toi.
Elle m'a tué. Elle me lance un dernier regard, minable, puis elle claque ma porte. Je m'effondre comme un rien et je pleure. Je pleure pendant peut-être 1 heure, je m'en fou. Je tape fortement du pied sur mon plancher, juste pour la faire chier, qu'elle entende toutes les vibrations. Je réussis à me traîner péniblement jusqu'à mon placard et j'y fou le bordel. Il est là, je le sais. Je le trouve enfin, dans le fond, plié entre des pantalons. Qu'il est beau...
***
Qu'est-ce qui est beau ? O.O
Mwahahahaahahu. Vous le saurez au prochain chap' XD
Sinon ça va, la réaction de la mère de Tom ? Vous êtes pas trop surprise ? =D
C'est c'que j'me disais.
Na mais sale conne, après tu te demande pourquoi il est une "lopette" et un lâche, arrête de le rabaisser ¬¬" (la cé moi qui fais conne, jen suis consciente XD)
BreffonS' je m'amuse avec le machin d'habillage XD
50 commentaires pour la suite ^^
Biizouuu
Nous sommes à la dernière semaine de mai, les examens approchent. Bill et moi avons passés la semaine à étudier. Nous étions dans son lit, l'un sur l'autre, lui toujours près de mon ventre à le caresser, l'embrasser, lui faire des chatouilles et parfois même à lui parler, tout en étudiant les cours. Je crois que ce sont les meilleurs moments dans le fait d'être enceinte : rester allonger avec celui que l'on aime et chérir son gros ventre d'où l'autre côté se trouve une vie, venant d'un acte d'amour.
Tout ce que je sais à propos de cet enfant, c'est qu'il ne vivra pas comme moi, sans l'amour d'une mère. Je serai la meilleure maman que cette terre puisse porter, je m'en fais la promesse.
Je remonte mon tee-shirt pour regarder mon reflet dans le miroir, observant les changements du matin. Rien du tout. Je n'ai pas grossis pendant la nuit. Je passe délicatement ma main sur mon ventre pour le caresser, donner un peu de tendresse à notre bébé. J'ai hâte de pouvoir sentir des coups, pouvoir sentir qu'il veut sortir de là et voir notre monde. J'ai un sourire béat collé aux lèvres, mais je n'y peux rien, c'est mon bonheur qui en est la cause.
Je prends des vêtements propres et vais à la salle de bain, me faire un couler un bon bain chaud. Je retire mes vêtements, m'arrête un moment pour admirer mon ventre et je me glisse lentement dans l'eau chaude, laissant échapper un long soupir de bien-être. Je sens mes muscles se détendre, peu à peu le sommeil du matin me rattraper. Je laisse mes yeux se fermer et mon esprit divaguer. Mon âme explore de nouveaux mondes pendant que mon corps prend des forces pour la journée.
Quand j'y pense, il est encore temps de faire les trucs que j'aime. À 5 mois de grossesse, sortir le vendredi avec les copains ne sera plus trop envisageable. Me balader normalement en ville sera difficile. Le sexe sera moins fréquent, puisque la nuit, je dormirai, je serai bien vite épuisé. À 8-9 mois la seule chose que je ferai sera de rester au lit toute la journée à manger des légumes, plus précisément du concombre. Mes pensées dérives doucement et je tombe dans une sorte de mini sommeil, j'écoute les bruits de la maison, complètement détendu...
...
L'eau est tiède, ce qui me provoque quelques frissons. Je me lave en vitesse et je sors du bain pour me préparer. Je descends à la cuisine pour déjeuner et à ma grande surprise un homme dans la vingtaine est assis à ma place habituelle. Pour qui il se prend ? Je m'assois en face, là où les conquêtes de maman devraient TOUS s'assoir, sans exception et je le fixe. Il relève la tête pour me regarder, il semble timide. Je lui fais peur peut-être ?
Tom : Bonjour #57. Elle dort encore ?
Il ne semble pas comprendre. Il est le 57e homme que ma mère ramène depuis le début de mon adolescence. Pauvre homme, je vais me présenter.
Tom : Je m'appelle Tom, j'ai 16 ans, je suis le fils de ta conquête de la nuit dernière et je suis gay. Tu as un nom ?
#57 : Jason...
J'hoche la tête et me lève pour me faire un bol de gruau. Il regarde ce que je fais d'un ½il attentif. Je crois qu'il est plus marrant que le dernier celui-là. Ma mère descend les escaliers et sans dire bonjour à personne elle se fait un café.
Tom : On va toujours chez Lili aujourd'hui ?
Anna : Oui mon chéri.
... J'ai loupé un épisode ou ma mère m'a appelé « mon chéri » ? Je reste un peu figé et je l'interroge du regard.
Anna : Je te présente Jason, ton nouveau papa.
Oh oui, nouveau papa. Joie, quelle ironie ! Ma mère a subit un lavage de cerveau, c'est très grave.
Anna : Ça va Tom ? Tu es tout pâle.
J'hoche difficilement la tête et elle me sourit avant de m'embrasser sur le front et de s'assois à côté de ... mon papa. Non, son copain. Je me lève et sort de table pour aller m'enfermer dans ma chambre et préparer mes affaires pour le week-end.
...
Tom : Mais pourquoi il vient avec nous ?
Anna : Parce que c'est comme ça. Et j'ai promis à Lili de le lui présenter. Allez viens. Chéri on va prendre ta voiture.
Non mais aménage à la maison tant que t'y est ! Je monte rageusement à l'arrière de la voiture et je claque la portière. Elle et son stupide faux-sourire de bonne mère m'énervent. Vivement que je vois Bill...
Arrivés chez lui je sors de la voiture et entre dans la maison presqu'en courant. Lili me regarde entrer comme une furie et elle rigole en m'informant que Bill est à l'étage. Je monte dans sa chambre et saute dans ses bras, nous faisant chavirer sur le lit, tout les deux sur les flancs.
Bill : Ça va toi ?
Tom : Ma mère à un petit ami il est trop bizarre elle m'appelle « mon chéri » même qu'elle m'a embrassée sur le front et l'autre con nous suit partout !
J'ai dis cette phrase à la vitesse de l'éclair. Bill se met à rire et il m'embrasse pour que je ne sois pas choqué.
Bill : Et excluant ce fait ?
Tom : Je vais bien...
Sa main se pose délicatement sur mon ventre.
Tom : ... bébé aussi va bien...
Il me sourit et m'embrasse à nouveau, amoureusement cette fois-ci. Le baiser devient vite passionné, mais toujours très doux. On s'embrasse pendant des secondes, des minutes, peut-être même des heures, on s'en fou...
17h00
On a passé la journée ensemble, enfermés dans sa chambre à se faire des câlins, rien de trop sexuel. Notre baiser est interrompu par de petits coups frappés à la porte.
Bill : Oui ?
Sa mère entre et viens s'assoit sur le bout du lit.
Lili : Alors ? Prêts ?
Oh, j'avais oublié. Je ne suis pas prêt du tout, je suis trop jeune pour mourir.
Bill : Oui...
Lili : Tom ?
Tom : Juste une chose : pouvez-vous faire graver sur ma pierre tombale « je veux qu'on baise sur ma tombe » ?
Ils rient de ma connerie et me lèvent hors du lit. Les deux me tirent par la main jusqu'au salon. J'angoisse comme pas permis, même si ma mère me sourit. Je la déteste toujours, elle de même. On s'assoit sur le canapé à côté de ma mère et son copain. Je m'éloigne d'elle et me serre contre Bill. Lili se tient debout devant nous, elle semble aussi stressée que nous deux.
Lili : Bon, Anna... j'ai quelque chose à te dire, au nom des garçons. Je voudrais que tu m'écoute jusqu'au bout, sans te fâcher, par respect pour deux. Surtout pour ton fils...
Anna : D'accord...
Je baisse la tête, priant pour qu'elle ne me tue pas.
Lili : La semaine dernière ils m'ont parlé d'une chose assez surprenante.
Je respire bruyamment, essayant d'évacuer mon stress.
Lili : Tom a... découvert une partie de lui il y a quelques semaines et... c'est... euh... Comment ça se nomme déjà, Tom ?
J'inspire le plus d'air possible et je souffle un coup avant de prendre la parole et d'avouer ce fait une troisième fois à voix haute.
Tom : Je suis hermaphrodite.
Anna : Qu'est-ce que ça veux dire ... ?
Parce que je dois une fois de plus justifier. Ma mère me regarde, anxieuse de connaitre la suite. Mais moi je détourne le regard vers le plancher, incapable de la regarder en face. Bill me prend la main pour la caresser doucement, voulant me faire sentir qu'il est là.
Tom : J'ai les deux sexes...
Plus personne ne parle. Le temps semble suspendu. Plus personne ne semble respirer, sauf peut-être moi, qui se fait plus que bruyant. Quelques minutes passent, sans que personne ne parle. J'ose relever le regard que de quelques centimètres pour regarder Lili. Elle m'encourage du regard, toujours debout devant nous, se balançant nerveusement d'en avant en arrière sur ses pieds, faisant subir un drôle de sort à ses pauvres mains. Bill relève la mienne vers son visage pour l'embrasser, comme pour me féliciter d'avoir eu le courage de l'avouer encore.
Anna : Et c'est... grave ?
Je bouge négativement la tête. Si elle savait ce qui l'attend.
Lili : Anna c'est... ce n'est pas tout...
Anna : ...
Lili : On ignore comment mais... il... enfin...
Ma mort approche. Bill me resserre contre lui.
Lili : Ton fils est enceinte.
Je cache mon visage dans le cou à Bill, m'attendant à la baffe du siècle, bien que ma mène ne m'aie jamais frappé.
Anna : C'est une blague ?!
Lili : Non Anna, c'est très sérieux...
Elle retient sa colère. Je ne suis toujours pas sortit du cou de Bill, que je commence à mouiller avec mes larmes. Il m'entoure de ses bras quand ma mère se lève brusquement du canapé.
Anna : Je pense qu'on devrait y aller Tom, va chercher tes affaires.
Je relève le visage vers elle et la regarde dans les yeux.
Tom : Non.
Anna : Tom, ne me met pas en colère, viens.
Elle me prend par le bras pour me relever, ce que je fais avec regret. La chaleur de Bill me manque déjà. Mais elle a raison, je ne devrais pas la mettre en colère. Je monte chercher mes affaires et je redescends. Personne ne parle, ma mère et Jason m'attendent à la porte. Je mets péniblement mes chaussures, faisant durer le geste et je me jette dans les bras de Bill. Tous les regards sont sur nous. Celui de Lili est triste et désolé, peut-être au bord des larmes.
Bill : Je t'aime Tom...
Tom : Je t'aime aussi...
Nos voix ne sont que des murmures enroués, massacrés par les larmes.
Bill : Je t'appelle ce soir okay ?
J'hoche la tête, toujours caché dans son cou. Il me frotte le dos un moment et on se sépare à regret. On s'embrasse, essayant de faire durer le baiser le plus possible et je vais voir Lili pour l'enlacer et la remercier. Un dernier petit regard amoureux sur Bill puis ma mère me pousse hors de la maison.
Le trajet de deux minutes en voiture est calme, personne n'ose parler. Jason semble plus que mal à l'aise. Arrivés à la maison, je prends les clés de ma mère pendant qu'elle lui souhaite bonne nuit et j'entre dans la maison, prenant à peine le temps de fermer la porte et je cours m'enfermer dans ma chambre.
Je me lance sur le lit et je laisse échapper toutes mes larmes. Ça me fait un bien fou. J'hurle ma colère dans les coussins, j'en massacre quelque uns. Un peu calmé, je me relève et me mets devant mon miroir. J'enlève ma casquette et mon bandeau, laissant mes dreads en simple queue de cheval. Je remonte mon tee-shirt pour regarder mon ventre. Je le trouve toujours aussi beau. J'ose un petit sourire sur mon visage triste, en redessinant les courbes de mon ventre gonflé.
Tom : Je t'aime...
Ma porte s'ouvre à la volée. J'ai le réflexe de laisser retomber mon tee-shirt et de me retourner pour regarder ma mère. Son regard est empli de colère. J'essuie les quelques larmes qui coulaient encore sur mes joues, reculant jusqu'à mon lit. Elle ne sait pas quoi me dire, moi non plus d'ailleurs.
Anna : Sale petit con !
Elle me gifle, pas tellement fort, mais assez pour que je la sente bien. Mes pleurs doubles.
Anna : ... Qu'est-ce que je vais faire avec toi ?! J'aurais eu une petite fille, je n'aurais vu aucune différence, aucune ! Ton mec, il est plus efféminé que toi, mais lui c'est un vrai mâle, un vrai ! Toi t'es... t'es une lopette, t'es rien du tout ! Tu te fais baiser comme une pute, assume seul.
Elle me gueule dessus comme jamais. Elle n'a aucune idée à quel point ses paroles me blessent. Moi je suis là, devant elle, en pleurs, comme une vraie lopette, à me faire rabaisser. De toute façon, qu'est-ce que je pourrais faire de plus ? Rien, je suis lâche, je le sais. Elle a raison. J'hoche péniblement de la tête. Peut-être qu'elle baissera d'un ton.
Anna : Ouais, hoche de la tête, fais ce que tu veux, je n'en ai rien à faire. Tu me fais honte Tom. Tu sais quoi ? Je n'en ai plus rien à battre de toi.
Elle m'a tué. Elle me lance un dernier regard, minable, puis elle claque ma porte. Je m'effondre comme un rien et je pleure. Je pleure pendant peut-être 1 heure, je m'en fou. Je tape fortement du pied sur mon plancher, juste pour la faire chier, qu'elle entende toutes les vibrations. Je réussis à me traîner péniblement jusqu'à mon placard et j'y fou le bordel. Il est là, je le sais. Je le trouve enfin, dans le fond, plié entre des pantalons. Qu'il est beau...
***
Qu'est-ce qui est beau ? O.O
Mwahahahaahahu. Vous le saurez au prochain chap' XD
Sinon ça va, la réaction de la mère de Tom ? Vous êtes pas trop surprise ? =D
C'est c'que j'me disais.
Na mais sale conne, après tu te demande pourquoi il est une "lopette" et un lâche, arrête de le rabaisser ¬¬" (la cé moi qui fais conne, jen suis consciente XD)
BreffonS' je m'amuse avec le machin d'habillage XD
50 commentaires pour la suite ^^
Biizouuu