Chapitre 9

Chapitre 9
La fin du mois approche. Mon ventre est quand même visible, je dois porter des tee-shirts encore plus grands et je commence à avoir de la difficulté à boutonner mes pantalons. Notre bébé est maintenant presqu'à 2 mois. 60 jours qu'il prend forme dans mon ventre, qu'il fait sa place, rien qu'à lui. Je commence à faire la vie dure aux gens qui m'entourent et je dois être bien discret quand je suis avec ma mère. Je ne crois pas qu'elle doute de quelque chose, du moins elle s'en fou. Elle devrait être au courant bientôt, Lili veux lui dire ce week-end, que l'on soit prêts ou non, parce que l'on aura bientôt besoin des services d'un gynécologue. Bizarre de dire qu'un garçon à besoin d'un rendez-vous chez le gynécologue, non ?

Nous sommes à la dernière semaine de mai, les examens approchent. Bill et moi avons passés la semaine à étudier. Nous étions dans son lit, l'un sur l'autre, lui toujours près de mon ventre à le caresser, l'embrasser, lui faire des chatouilles et parfois même à lui parler, tout en étudiant les cours. Je crois que ce sont les meilleurs moments dans le fait d'être enceinte : rester allonger avec celui que l'on aime et chérir son gros ventre d'où l'autre côté se trouve une vie, venant d'un acte d'amour.

Tout ce que je sais à propos de cet enfant, c'est qu'il ne vivra pas comme moi, sans l'amour d'une mère. Je serai la meilleure maman que cette terre puisse porter, je m'en fais la promesse.

Je remonte mon tee-shirt pour regarder mon reflet dans le miroir, observant les changements du matin. Rien du tout. Je n'ai pas grossis pendant la nuit. Je passe délicatement ma main sur mon ventre pour le caresser, donner un peu de tendresse à notre bébé. J'ai hâte de pouvoir sentir des coups, pouvoir sentir qu'il veut sortir de là et voir notre monde. J'ai un sourire béat collé aux lèvres, mais je n'y peux rien, c'est mon bonheur qui en est la cause.

Je prends des vêtements propres et vais à la salle de bain, me faire un couler un bon bain chaud. Je retire mes vêtements, m'arrête un moment pour admirer mon ventre et je me glisse lentement dans l'eau chaude, laissant échapper un long soupir de bien-être. Je sens mes muscles se détendre, peu à peu le sommeil du matin me rattraper. Je laisse mes yeux se fermer et mon esprit divaguer. Mon âme explore de nouveaux mondes pendant que mon corps prend des forces pour la journée.

Quand j'y pense, il est encore temps de faire les trucs que j'aime. À 5 mois de grossesse, sortir le vendredi avec les copains ne sera plus trop envisageable. Me balader normalement en ville sera difficile. Le sexe sera moins fréquent, puisque la nuit, je dormirai, je serai bien vite épuisé. À 8-9 mois la seule chose que je ferai sera de rester au lit toute la journée à manger des légumes, plus précisément du concombre. Mes pensées dérives doucement et je tombe dans une sorte de mini sommeil, j'écoute les bruits de la maison, complètement détendu...

...

L'eau est tiède, ce qui me provoque quelques frissons. Je me lave en vitesse et je sors du bain pour me préparer. Je descends à la cuisine pour déjeuner et à ma grande surprise un homme dans la vingtaine est assis à ma place habituelle. Pour qui il se prend ? Je m'assois en face, là où les conquêtes de maman devraient TOUS s'assoir, sans exception et je le fixe. Il relève la tête pour me regarder, il semble timide. Je lui fais peur peut-être ?

Tom : Bonjour #57. Elle dort encore ?

Il ne semble pas comprendre. Il est le 57e homme que ma mère ramène depuis le début de mon adolescence. Pauvre homme, je vais me présenter.

Tom : Je m'appelle Tom, j'ai 16 ans, je suis le fils de ta conquête de la nuit dernière et je suis gay. Tu as un nom ?
#57 : Jason...

J'hoche la tête et me lève pour me faire un bol de gruau. Il regarde ce que je fais d'un ½il attentif. Je crois qu'il est plus marrant que le dernier celui-là. Ma mère descend les escaliers et sans dire bonjour à personne elle se fait un café.

Tom : On va toujours chez Lili aujourd'hui ?
Anna : Oui mon chéri.

... J'ai loupé un épisode ou ma mère m'a appelé « mon chéri » ? Je reste un peu figé et je l'interroge du regard.

Anna : Je te présente Jason, ton nouveau papa.

Oh oui, nouveau papa. Joie, quelle ironie ! Ma mère a subit un lavage de cerveau, c'est très grave.

Anna : Ça va Tom ? Tu es tout pâle.

J'hoche difficilement la tête et elle me sourit avant de m'embrasser sur le front et de s'assois à côté de ... mon papa. Non, son copain. Je me lève et sort de table pour aller m'enfermer dans ma chambre et préparer mes affaires pour le week-end.

...

Tom : Mais pourquoi il vient avec nous ?
Anna : Parce que c'est comme ça. Et j'ai promis à Lili de le lui présenter. Allez viens. Chéri on va prendre ta voiture.

Non mais aménage à la maison tant que t'y est ! Je monte rageusement à l'arrière de la voiture et je claque la portière. Elle et son stupide faux-sourire de bonne mère m'énervent. Vivement que je vois Bill...

Arrivés chez lui je sors de la voiture et entre dans la maison presqu'en courant. Lili me regarde entrer comme une furie et elle rigole en m'informant que Bill est à l'étage. Je monte dans sa chambre et saute dans ses bras, nous faisant chavirer sur le lit, tout les deux sur les flancs.

Bill : Ça va toi ?
Tom : Ma mère à un petit ami il est trop bizarre elle m'appelle « mon chéri » même qu'elle m'a embrassée sur le front et l'autre con nous suit partout !

J'ai dis cette phrase à la vitesse de l'éclair. Bill se met à rire et il m'embrasse pour que je ne sois pas choqué.

Bill : Et excluant ce fait ?
Tom : Je vais bien...

Sa main se pose délicatement sur mon ventre.

Tom : ... bébé aussi va bien...

Il me sourit et m'embrasse à nouveau, amoureusement cette fois-ci. Le baiser devient vite passionné, mais toujours très doux. On s'embrasse pendant des secondes, des minutes, peut-être même des heures, on s'en fou...

17h00

On a passé la journée ensemble, enfermés dans sa chambre à se faire des câlins, rien de trop sexuel. Notre baiser est interrompu par de petits coups frappés à la porte.

Bill : Oui ?

Sa mère entre et viens s'assoit sur le bout du lit.

Lili : Alors ? Prêts ?

Oh, j'avais oublié. Je ne suis pas prêt du tout, je suis trop jeune pour mourir.

Bill : Oui...
Lili : Tom ?
Tom : Juste une chose : pouvez-vous faire graver sur ma pierre tombale « je veux qu'on baise sur ma tombe » ?

Ils rient de ma connerie et me lèvent hors du lit. Les deux me tirent par la main jusqu'au salon. J'angoisse comme pas permis, même si ma mère me sourit. Je la déteste toujours, elle de même. On s'assoit sur le canapé à côté de ma mère et son copain. Je m'éloigne d'elle et me serre contre Bill. Lili se tient debout devant nous, elle semble aussi stressée que nous deux.

Lili : Bon, Anna... j'ai quelque chose à te dire, au nom des garçons. Je voudrais que tu m'écoute jusqu'au bout, sans te fâcher, par respect pour deux. Surtout pour ton fils...
Anna : D'accord...

Je baisse la tête, priant pour qu'elle ne me tue pas.

Lili : La semaine dernière ils m'ont parlé d'une chose assez surprenante.

Je respire bruyamment, essayant d'évacuer mon stress.

Lili : Tom a... découvert une partie de lui il y a quelques semaines et... c'est... euh... Comment ça se nomme déjà, Tom ?

J'inspire le plus d'air possible et je souffle un coup avant de prendre la parole et d'avouer ce fait une troisième fois à voix haute.

Tom : Je suis hermaphrodite.
Anna : Qu'est-ce que ça veux dire ... ?

Parce que je dois une fois de plus justifier. Ma mère me regarde, anxieuse de connaitre la suite. Mais moi je détourne le regard vers le plancher, incapable de la regarder en face. Bill me prend la main pour la caresser doucement, voulant me faire sentir qu'il est là.

Tom : J'ai les deux sexes...

Plus personne ne parle. Le temps semble suspendu. Plus personne ne semble respirer, sauf peut-être moi, qui se fait plus que bruyant. Quelques minutes passent, sans que personne ne parle. J'ose relever le regard que de quelques centimètres pour regarder Lili. Elle m'encourage du regard, toujours debout devant nous, se balançant nerveusement d'en avant en arrière sur ses pieds, faisant subir un drôle de sort à ses pauvres mains. Bill relève la mienne vers son visage pour l'embrasser, comme pour me féliciter d'avoir eu le courage de l'avouer encore.

Anna : Et c'est... grave ?

Je bouge négativement la tête. Si elle savait ce qui l'attend.

Lili : Anna c'est... ce n'est pas tout...
Anna : ...
Lili : On ignore comment mais... il... enfin...

Ma mort approche. Bill me resserre contre lui.

Lili : Ton fils est enceinte.

Je cache mon visage dans le cou à Bill, m'attendant à la baffe du siècle, bien que ma mène ne m'aie jamais frappé.

Anna : C'est une blague ?!
Lili : Non Anna, c'est très sérieux...

Elle retient sa colère. Je ne suis toujours pas sortit du cou de Bill, que je commence à mouiller avec mes larmes. Il m'entoure de ses bras quand ma mère se lève brusquement du canapé.

Anna : Je pense qu'on devrait y aller Tom, va chercher tes affaires.

Je relève le visage vers elle et la regarde dans les yeux.

Tom : Non.
Anna : Tom, ne me met pas en colère, viens.

Elle me prend par le bras pour me relever, ce que je fais avec regret. La chaleur de Bill me manque déjà. Mais elle a raison, je ne devrais pas la mettre en colère. Je monte chercher mes affaires et je redescends. Personne ne parle, ma mère et Jason m'attendent à la porte. Je mets péniblement mes chaussures, faisant durer le geste et je me jette dans les bras de Bill. Tous les regards sont sur nous. Celui de Lili est triste et désolé, peut-être au bord des larmes.

Bill : Je t'aime Tom...
Tom : Je t'aime aussi...

Nos voix ne sont que des murmures enroués, massacrés par les larmes.

Bill : Je t'appelle ce soir okay ?

J'hoche la tête, toujours caché dans son cou. Il me frotte le dos un moment et on se sépare à regret. On s'embrasse, essayant de faire durer le baiser le plus possible et je vais voir Lili pour l'enlacer et la remercier. Un dernier petit regard amoureux sur Bill puis ma mère me pousse hors de la maison.

Le trajet de deux minutes en voiture est calme, personne n'ose parler. Jason semble plus que mal à l'aise. Arrivés à la maison, je prends les clés de ma mère pendant qu'elle lui souhaite bonne nuit et j'entre dans la maison, prenant à peine le temps de fermer la porte et je cours m'enfermer dans ma chambre.

Je me lance sur le lit et je laisse échapper toutes mes larmes. Ça me fait un bien fou. J'hurle ma colère dans les coussins, j'en massacre quelque uns. Un peu calmé, je me relève et me mets devant mon miroir. J'enlève ma casquette et mon bandeau, laissant mes dreads en simple queue de cheval. Je remonte mon tee-shirt pour regarder mon ventre. Je le trouve toujours aussi beau. J'ose un petit sourire sur mon visage triste, en redessinant les courbes de mon ventre gonflé.

Tom : Je t'aime...

Ma porte s'ouvre à la volée. J'ai le réflexe de laisser retomber mon tee-shirt et de me retourner pour regarder ma mère. Son regard est empli de colère. J'essuie les quelques larmes qui coulaient encore sur mes joues, reculant jusqu'à mon lit. Elle ne sait pas quoi me dire, moi non plus d'ailleurs.

Anna : Sale petit con !

Elle me gifle, pas tellement fort, mais assez pour que je la sente bien. Mes pleurs doubles.

Anna : ... Qu'est-ce que je vais faire avec toi ?! J'aurais eu une petite fille, je n'aurais vu aucune différence, aucune ! Ton mec, il est plus efféminé que toi, mais lui c'est un vrai mâle, un vrai ! Toi t'es... t'es une lopette, t'es rien du tout ! Tu te fais baiser comme une pute, assume seul.

Elle me gueule dessus comme jamais. Elle n'a aucune idée à quel point ses paroles me blessent. Moi je suis là, devant elle, en pleurs, comme une vraie lopette, à me faire rabaisser. De toute façon, qu'est-ce que je pourrais faire de plus ? Rien, je suis lâche, je le sais. Elle a raison. J'hoche péniblement de la tête. Peut-être qu'elle baissera d'un ton.

Anna : Ouais, hoche de la tête, fais ce que tu veux, je n'en ai rien à faire. Tu me fais honte Tom. Tu sais quoi ? Je n'en ai plus rien à battre de toi.

Elle m'a tué. Elle me lance un dernier regard, minable, puis elle claque ma porte. Je m'effondre comme un rien et je pleure. Je pleure pendant peut-être 1 heure, je m'en fou. Je tape fortement du pied sur mon plancher, juste pour la faire chier, qu'elle entende toutes les vibrations. Je réussis à me traîner péniblement jusqu'à mon placard et j'y fou le bordel. Il est là, je le sais. Je le trouve enfin, dans le fond, plié entre des pantalons. Qu'il est beau...




***

Qu'est-ce qui est beau ? O.O

Mwahahahaahahu. Vous le saurez au prochain chap' XD
Sinon ça va, la réaction de la mère de Tom ? Vous êtes pas trop surprise ? =D
C'est c'que j'me disais.

Na mais sale conne, après tu te demande pourquoi il est une "lopette" et un lâche, arrête de le rabaisser ¬¬" (la cé moi qui fais conne, jen suis consciente XD)

BreffonS' je m'amuse avec le machin d'habillage XD




50 commentaires pour la suite ^^

Biizouuu
# Posté le lundi 18 février 2008 21:36
Modifié le mardi 08 avril 2008 21:45

Chapitre 10

Chapitre 10
C'est bon, c'est délicieux. J'en avais presqu'oublié le goût. Cette substance qui descend de ma bouche, à ma gorge, jusqu'à mes poumons et qui m'enivre totalement. J'ouvre la bouche pour laisser sortir le peu de fumée qui m'est resté. C'est exquis. Je le porte une nouvelle fois à ma bouche pour inspirer le goût. Doucement, je me sens partir loin, très loin. Dans un drôle de monde, mais je suis encore dans ma chambre. Les murs ne sont plus bleu marine, c'est un mélange de couleurs les plus vives les unes que les autres. J'entends tout les sons de la maison, même cette mouche, près de ma fenêtre qui ne bouge pas d'un poil. Je m'avance vers elle à genoux pour ouvrir ma fenêtre et la laisser s'envoler, en même temps que le brouillard épais de drogue dont j'ai remplis la pièce.

Mon cerveau étant à sa capacité minimale, c'est à ce moment que je réalise qu'il est si facile de m'évader de cet enfer. Je prends le tout nécessaire et je passe la fenêtre pour me retrouver hors de la maison. Je referme les volets derrière moi et je descends de l'arbre, accroché à la corde. Je quitte le terrain discrètement, mon joint toujours à la main, en direction du bonheur absolu.

...

J'ai dut marcher 10 minutes, avant de voir la maison de Bill se dresser devant moi. Je monte les 5 marches et je me retrouve devant la porte d'entrée. Je ne suis pas attendu, donc je frappe à la porte. Les quelques secondes d'attentes paraissent longues avant que Lili ne m'ouvre la porte.

Lili : Tom ?

J'ouvre la bouche pour confirmer que c'est bien mon nom, mais tout ce qui sort de ma bouche sont des rires, que je ne contrôle pas du tout. Elle me prend la main pour me faire entrer et elle referme doucement la porte derrière moi. Je ris toujours comme un con, même si cette situation est très loin d'être drôle. Elle me retire mon sac, que je traînais sur mon dos et me traîne jusqu'au canapé pour que je puisse enlever mes chaussures sans me péter la gueule.

Lili : Qu'est-ce que tu as fais Tom ?

Je relève la tête vers elle, un peu l'air incompris et j'hausse les épaules.

Tom : Elle m'a tapé, engueulé et rabaissé comme jamais. J'ai simplement trouvé un truc bien qui m'attendait depuis quelques mois dans le placard, c'est tout...

Je me repenche pour finir de retirer mes chaussures et me lève pour aller les mettre à l'entrée. Elle regarde tout mes gestes, d'un air désolé et triste. Je colle mon regard de défoncer dans le sien, m'avançant vers elle. Je la prends dans mes bras, la serrant fort. Dans ses cheveux, je lui murmure toutes sortes de choses, que j'oublie deux secondes après les avoir dites. Je sais que je m'excuse, c'est tout ce que je retiens de mes paroles. Je l'embrasse sur la joue et je monte en direction de la chambre de Bill.

Je l'entends chanter, même s'il chante des conneries, mon amoureux a une voix magnifique, la plus belle que j'aie pu entendre de toute ma vie. Je frappe doucement et j'entre, très lentement. Il ne remarque même pas ma présence. J'avoue qu'il a l'air con, devant son miroir à chanter, se servant de sa brosse à cheveux comme micro. J'avance vers lui, pour me mettre derrière lui, de sorte à ce qu'il me voit apparaître dans son miroir. Effet voulu, je le vois sourire. Il se retourne pour me serrer dans ses bras et m'embrasser amoureusement.

Tom : Tu ne m'as pas appelé.

Je m'assois sur son lit, boudeur. Il reste debout devant moi et viens m'enlacer. Je pose ma tête sur son ventre et ferme les yeux, passant mes bras autour de sa taille.

Bill : Et toi tu as fais quelque chose que tu ne devrais pas avoir fait.
Tom : Mmm...

Je suis bien comme ça moi. Il me caresse la nuque du bout des doigts, tout pour me fatigué encore plus.

Bill : Pourquoi tu as fais ça ?
Tom : Je me rappelle juste avoir foutu un bordel dans mon placard, et je l'ai trouvé. Je ne le cherchais pas, hein.
Bill : Tu mens.
Tom : Oui d'accord c'est vrai mais j'en avais vraiment envie.

Il se défait de mon étreinte et se met à genoux devant moi, me prenant les mains. Il me regarde dans les yeux. Il a l'air très désespéré.

Bill : Ça Tom je m'en fou comme de l'an 40. Le problème là-dedans c'est ce que tu as fais. Tu sais que c'est très dangereux pour le bébé ?

Je bouge ma tête diagonalement. Je sais que c'est mal, mais ça m'a fait du bien et j'en avais vraiment besoin. Donc pour ça c'est bien. Même si c'est majoritairement mal. Je ne sais plus, finalement. Si je continue à penser de la sorte, mon cerveau va exploser. Il soupire avant de me lâcher les mains et de s'asseoir à côté de moi sur le lit. Je me retourne vers lui et tente un câlin, mais il me repousse.

Bill : Tom, tu comprends au moins pourquoi c'est mal ?
Tom : Non, c'est bien. Le seul impacte possible sur le bébé est qu'il se soit éclaté avec moi.
Bill : Je ne rigole pas. Fais-donc un effort...
Tom : Mmm... Je suis désolé, je ne recommencerai pas... Fais moi donc un câlin...

Il me sourit et me serre dans ses bras. Bill ne se fâche jamais longtemps, j'aime ça.

Bill : Je t'aime beaucoup, tu sais ?
Tom : Oui, je t'aime milles fois plus que toi tu m'aimes.

Il se retire et me sourit, venant déposer un léger baiser sur mon nez.

Bill : Il est tard, on devrait se coucher...

Il se lève et retire tout ses vêtements, ne gardant que son boxer.

Tom : J'ai plutôt envie d'un câlin...

Il rigole et se penche pour venir m'embrasser. Je passe mes bras autour de son cou pour qu'il ne parte pas et il me soulève, passant ses mains sous mes fesses pour me déposer sur son bureau. On continue notre fougueux baiser quelques instant, nos mains passant sur chaque partie du corps de l'autre. On le stoppe quelques secondes pour qu'il puisse me retirer mon chandail et on le reprend, plus doucement que précédemment. Ses doigts caressent mon ventre, le chatouillant parfois. Encore une fois on casse le baiser pendant qu'il déboutonne mon pantalon. Je loge mes bras un peu partout dans son cou et ma tête sur ses épaules, les embrassant doucement et sensuellement, y mettant parfois la langue. Il me relève les fesses pour faire glisser mon baggy le long de mes jambes et il me ramène sur le lit, s'allongeant au dessus de moi, faisant bien attention de ne pas s'appuyer sur mon ventre. Je remonte mes jambes légèrement, pour que nos envies se frottent plus facilement. Je passe mes mains sur ses fesses pendant que lui, fait glisser ses doigts sur mon sexe à travers mon boxer. Je glisse une main sous son seul vêtement, l'abaissant un peu. Il scelle nos lèvres à nouveau, mélangeant aussi nos langues. Caresses et baisers langoureux s'ensuivent, faisant monter notre envie à tous les deux.

Parfois entre deux souffles on laisse échapper de petits gémissements. Je lui enlève complètement son boxer, libérant son érection et il fait de même avec le mien. Il descend directement à mon ventre pour l'embrasser, le chatouiller avec sa langue et le papouiller. Je souris à cette vue, un peu en transe. Il remonte à mon visage pour m'embrasser doucement. Ce sera tendre cette fois. J'étire mon bras et soulève un coin de la couverture pour que l'on s'y glisse à l'intérieur, reprenant notre position. Il étire son bras jusqu'à son tiroir et fouille quelques secondes avant de ramener un préservatif. On rigole doucement peu de temps, puis on reprend notre activité. Il s'assoit légèrement sur mes jambes et relève un peu son torse pour pouvoir le mettre. Pour ne pas perdre notre envie pendant qu'il se bat avec se bout de caoutchouc, je lui caresse sensuellement l'intérieur des cuisses. Il émet un petit cri de joie lorsqu'il réussit à le dérouler sur son sexe et il se replace au dessus de moi. Je remonte mes jambes sur son bassin, on se sourit, on s'embrasse, on se caresse et il me pénètre enfin.

Tom : Mmmh...
Bill : Haaa putain...

Il se penche le plus possible sur mon visage pour m'embrasser, entamant de doux et tendres allés et retours en moi. Je passe mes bras autour de son cou et je remonte la couverture sur son dos. Il lâche mes lèvres et colles les siennes dans mon cou. Je rejette ma tête vers l'arrière, lui offrant encore plus de peau à embrasser et à lécher. Je gémis doucement pendant qu'il me fait l'amour avec passion. Il sort de mon cou pour venir mêler son souffle au mien. Il se penche à mon oreille pour la lécher et la mordiller, me faisant entendre sa respiration irrégulière et sentir son souffle. Je gémis encore plus. Il descend une main entre nos corps pour aller stimuler mon sexe et mes testicules, essayant tant bien que mal de tenir sur une main pour ne pas écraser mon ventre. Je la rejoins pour la retirer, tenant toujours la couverture dans son dos de l'autre main, pour qu'il reprenne l'équilibre sur ses deux bras. Je caresse mon membre à sa place, et j'arrive parfois à toucher le sien pendant une seconde lorsqu'il ressort de moi.

L'acte dure quelques minutes encore, nous allons bientôt jouir. Ses mouvements de bassins vont plus vite, mais il est resté doux tout au long. Mes caresses sur mon sexe augmentent, elles sont plus poussées. Je souffle dans son cou et je gémis, essayant de rester calme. Je sens mon sexe pulser dans ma main, signe que j'y arrive. Il gémit d'autant plus, ses coups deviennent un peu brutaux, juste pour qu'il y arrive enfin. Dans son dernier coup, il jouit, ce qui d'ordinaire m'aurais fait réagir du coup, mais puisque je ne sens pas sa chaleur s'étendre en moi, ça me prend quelques secondes de plus pour le rejoindre au 7e ciel. Il essaie de se calmer en continuant de léger vas et viens en moi et se retire un bout d'une minute, s'allongeant à mes côtés.

Bill : Orgasme qui tue...
Tom : J'approuve...

On se sourit, reprenant notre souffle calmement. Quand je reprends une respiration régulière le sommeil commence à m'emporter peu à peu. Bill le remarque et se saisit d'un mouchoir pour nettoyer ma semence, qui s'est répandue sur mon ventre. Il retire le préservatif et le jette, pour ensuite venir m'entourer de ses bras.

Tom : C'était bon...
Bill : Meilleur que la drogue, hein ?

Je rigole doucement et relève lâchement le menton pour un dernier baiser, avant que je m'endorme dans ses bras, bercé par sa respiration.

...

Un poids sur le lit me réveille tranquillement. J'entends une voix, qui interpelle nos prénoms. Et une main qui nous secoue vivement les pieds. La mère de Bill, qui d'autre ? J'ouvre doucement les yeux, mais le soleil est contre nous et il nous agresse. Je me cache dans les cheveux tout ébouriffés de Bill.

Lili : Hey, Tom...

Sa voix est douce. Je grogne légèrement et je sors une main des couvertures puis lui montre que je suis bel et bien réveillé en lui faisant coucou de la main. Je l'entends rigoler.

Lili : Ta maman m'a appelée...

Eh merde... Je sors des couvertures et me laisse tomber sur l'oreiller dans un long soupir.

Lili : Tu dois retourner chez toi...
Tom : Je suis déjà mort, c'est ça ?
Lili : Mais non, si ça se trouve, elle veut seulement parler, s'excuser...

Genre ma mère qui s'excuse. Quand les cochons voleront, peut-être. Je la regarde, sceptique.

Lili : Tu peux me raconter ce qui s'est passé ?
Tom : Bien sûr, elle m'a traité de « sale petit con », elle m'a giflé et elle m'a dit que je ne suis plus rien pour elle.

J'ai dis ça sur un ton décontracté, mais au fond, ça me fait mal. Elle avance sa main vers moi pour venir la poser sur ma joue doucement, mettant son regard dans le mien. Elle aime toucher les gens, savoir comment ils se sentent. Je lui souris tristement et baisse un peu la tête.

Lili : Je suis désolé Tom... Tu sais que si tu veux parler, je suis là, hein ?
Tom : Oui... Merci...
Bill : Mmmmhhhhh...

On rigole du grognement du hérisson et je le secoue vivement pour qu'il se réveille. Il ouvre les yeux, cherchant surement où il se trouve. Son bras gauche se lève et il s'étire d'une drôle de façon, avant de retomber dans mon visage.

Tom : Hey !
Bill : Bon matin, gens de la Terre...

Il relève sa tête, demandant surement un baiser. Alors je me penche pour poser délicatement mes lèvres sur les siennes.

Tom : Je dois repartir chez moi Bill...
Bill : Non, reste...
Lili : S'il reste, sa mère fera une syncope.
Bill : ... Vrai...

On fini par se lever, déjeuner et se préparer. Je ne veux pas partir. Je sais, que juste en mettant le pied hors de cette maison, ma bonne humeur disparaîtra et j'aurai la terrible sensation de devoir traîner un gros boulet à mon pied. J'embrasse Bill pour la millième fois de la matinée et je repars en direction de ma prison.

...

Anna : Je peux savoir ce qui t'as pris ?

J'hausse les épaules. À peine rentrer, elle me saute à la figure, les griffes sorties et les crocs à leur affut.

Tom : Rien du tout.

J'essaie de monter les escaliers, mais ma mère me rattrape par le bras pour que je descende les deux marches que j'avais réussis à grimper, et je tombe vers l'arrière.

Tom : Hey !

Elle me regarde de haut, pendant que j'essaie de me remettre sur pied. Je me mets sur les genoux et je prends appuis sur une marche pour me relever.

Anna : Ne pars pas pendant que je te parle.
Tom : Pour moi ce début de discussion est déjà terminé.
Anna : Met-toi à ma place. Mon fils m'annonce du jour au lendemain qu'il a les deux sexes et qu'il est enceinte.
Tom : Toi, met-toi à ma place. Ma mère me traite de con, elle me gifle et m'envoie totalement bouler.

Elle ignore totalement ce que je viens de dire et elle reprend ses arguments.

Anna : C'est totalement impossible. Tu n'es pas normal...

Elle approche sa main de mon ventre et elle relève mon tee-shirt. Elle semble totalement choquée. Son autre main s'avance, venant puis y toucher mais je la retire brusquement et j'abaisse mon tee-shirt.

Tom : Ne me touche pas.
Anna : Ne fais pas le con Tom, remonte ton tee-shirt...

Elle arrive pour le remonter à nouveau mais des coups venant de la porte l'arrêtent. Pendant qu'elle va ouvrir, j'en profite pour me sauver dans ma chambre, n'oubliant pas de verrouiller ma porte. Je n'arrive seulement pas à y croire. Lorsqu'elle m'a demandé de relever mon tee-shirt, sa voix avait un drôle de ton, que je ne saurais identifier. Je préfère ne pas y penser.

Je vais devant mon miroir et je retire mon tee-shirt. Je fais glisser doucement mes mains sur mon ventre et je le caresse, en lui parlant. Je sais que ce n'est peut-être pas encore totalement un bébé, mais je m'en fou. C'est le mien et je lui parle si je veux. Je lui raconte toutes sortes de choses, et je lui répète sans cesse que je l'aime. Juste savoir qu'il est bien là, dans mon ventre, me rend heureux.






***

Il est beau, non ? x)
Je vous ai fais flipper, n'est-ce pas ^-^ , oh j'suis fière de moi là ! Na je blague.
J'étais totalement hilare devant vos coums, surtout ceux de blablablayaoi ! Halala, c'que j'ai ris =)
Je poste souvent, hein ? Au 2 jours ¬¬" Mais ca me plait, à vous aussi je crois XD

Yen a qui comprenne pas trop ce que fou Jason dans ma fic, mais vous verrez au prochain chap' !

Oh, j'ai déjà dessiné Tom avec son petit poupon =) Ah, c'que j'ai hâte qu'il accouche moi XD
Mais j'ai un peu un truc à vous demander... ¬¬"
En faite, après que Tom ait accouché, je fous quoi moi ? J'veux dire, il accouche c'est bon la fiction est terminée ? J'avais l'intention de créer TH, vous voulez ? Sinon, ya rien a foutre avec cet enfant, na ? XD En plus, ça fera de l'action ^-^

Et si ça vous plaît pas, donnez-moi des idées ou bien mangez d'la mayonnaise è.é
(Na j'rigole quand même ¬¬")

J'suis entrain de faire Bill & Tom en argile qui font un câlin et qui s'embrassent et vous savez pas c'que mon prof d'histoire m'a dit è.é
"Elle est belle ta vache" ...... O.O ................. è.é, sale con...

Et euh... Je crois que c'est tout. J'oublie un truc je sais mais je m'en souviendrai demain, XD

Bezouuuuuuuuuu, j'vous n'aime xxx










Edit d'un jour.

Ne pas tuer Ne pas tuer Ne pas tueeeerrrr *se protège avec ses bras*
Je voulais le faire ce soir ce foutu chapitre OKAY O.O !!!!!!!???? *s'énerve contre elle-même*
Mais là, je dois aller chez bestounette. Oui, ça fait deux week-end k'on se voit pas, c'est mortel. J'aime aller dormir chez elle c'est toujours marrant donc j'y vais et me pétez pas ma bubulle è.é

Sinon euh... demain (dimanche pour moi XD), j'ai des devoirs. Désolé, ne pas tuer. XD Lundi alors, vous pouvez survivre jusque là ? é.è

Je vous aime hein, et j'ai déjà commencé le chapitre, j'ai juste un manque de temps...

Dizouuulé. é.è
# Posté le mardi 19 février 2008 21:16
Modifié le mardi 08 avril 2008 21:45

Chapitre 11

Chapitre 11
Deux semaines. Ça fait deux semaines que j'endure ma mère avec sa double personnalité. Bien qu'elle s'efforce d'être « la-meilleure-maman-au-monde-entier » quand Jason est là, il a remarqué qu'elle n'est pas normale et que je ne me porte pas super bien. Il est très sympa, autant avec moi qu'avec ma mère.

Ça fait aussi deux semaines que les examens de fin d'année sont commencés, et l'école devrait terminée aussi dans deux semaines. Mais ne je compte pas y aller la dernière semaine, ça ne sert à rien et je risque de plus me fatiguer qu'autre chose.

Et encore dans deux semaines, ça fera 3 mois que je porte le bébé. Tous les matins, je me lève, le sourire aux lèvres, quand je vois ce mont, qui soulève la couverture. C'est vrai, c'est un très petit mont, mais pour moi c'est anormal, je me trouve un peu gros.

C'est le week-end, Bill va venir me tenir compagnie ce soir. Ces temps-ci, je déteste dormir seul. Toujours besoin de le sentir près de moi, être dans ses bras, d'avoir ses mains sur moi, près de mon ventre, qu'elles me caressent, partout, même aux endroits les plus insolites, dans le temps qu'elles sont sur moi. Maintenant, elles me manquent, il me manque.

Quelqu'un frappe à ma porte. Je soupire d'énervement et me sors la tête des cahiers d'école pour l'ouvrir. Jason de tient devant moi, un petit sourire aux lèvres.

Jason : Tu es occupé ?
Tom : J'étudie...
Jason : Oh, désolé. Je ne te dérange pas alors.
Tom : Non, non. Tu peux entrer.

Il me sourit, je me pousse pour le laisser entrer dans ma chambre et je referme la porte. Je range un peu mes livres, pour lui laisser une place sur mon lit.

Jason : Ça va bien aujourd'hui ?
Tom : Oui... Ça peut aller.

On se sourit. Il est sympa, mais ça me gêne un peu de rester seul avec lui. Je sais qu'il aimerait bien que je le considère comme mon père. Sauf que moi, je ne sais pas trop comment faire, je n'ai jamais eu de père. Si ça le blesse, je le comprends.

Jason : Tu étudiais quoi ?
Tom : Mes verbes...
Jason : Ah c'est chiant ça.

En plus, il a 20 ans. Il a seulement 4 ans de plus que moi. Le seul lien de familiarité que je pourrais avoir avec serait fraternel, pas paternel.

Jason : Heum... J'ai parlé avec ta mère et... et je vais aménager ici.
Tom : ...

J'hoche la tête, quoi de plus. J'ignore comment lui parler, comment faire pour qu'il se sente bien avec moi et qu'il soit certain que je ne veux pas le repousser.

Tom : C'est bien...
Jason : Pas tellement... Tu sais... Ta chambre est grande et j'ai beaucoup de choses moi.

Il commence à insinuer un truc, hein ? Je ne rêve pas ? Je sais comment le déchiffrer.

Tom : Oui, elle est grande. C'est bien parce que ça me laisse plus de place pour étaler mon bordel et faire gronder la mère.

Il rigole. Que je suis con...

Jason : Elle est plus grande que celle de ta mère. Et en faîte, pour être direct, ta mère voudrait prendre ta chambre.
Tom : ... Non.

Prendre ma chambre ? Non mais elle rêve ? Comment je vais faire, pour m'évader pendant la nuit sans mon arbre ?

Jason : Et euh... Puisque tu vas avoir... avoir un enfant... la chambre de ta mère serait trop petite et-
Tom : Vous n'allez pas me foutre à la rue quand même !?
Jason : Non ! Non... Juste aménager ta chambre au sous-sol...

...

Ça pue, c'est humide, il fait noir et on gèle dans ce sous-sol. J'allume la lumière, qui n'éclaire pas grand-chose et je descends prudemment les marches. Ah, une fenêtre. Je crois que je suis descendue ici seulement 5 fois dans ma pauvre vie, ce sous-sol me fait peur. Et il fera peur à mon enfant. C'est vrai, ici on entend tout les bruits de la maison, tout ! On a la plomberie juste au dessus de la tête et ça fait un bruit trop insupportable quand quelqu'un fait couler l'eau.

Jason : Ce n'est pas si mal...

Je me retourne vers lui, le regard noir.

Tom : Pas si mal ? Attends, c'est tellement humide que si tu touche le mur il s'effondre. Je refuse d'aménager ma chambre ici, c'est hors de question. Mon enfant tombera malade s'il reste dans ce trou qu'une seule petite minute. Non.
Anna : Tom ne discute pas. Nous n'avons pas le choix.

Ma mère est un être maléfique. Dans sa tête, il se trame un plan. Elle veut foutre ma chambre ici pour que je tombe malade, que mon enfant naisse malade, qu'il aille de graves problèmes de santé, que l'on meurt et que Bill vive sans nous. Sale conne.

Tom : Et c'est quand que vous voulez me foutre dans ce bordel ?
Jason : Ce week-end, le plus tôt possible.
Anna : Aujourd'hui, ça te convient mon amour ?

Il ne dit rien et me regarde, désolé. Je lui fais voir que ça ne me plaît pas du tout et il ne dit rien, il hausse les épaules. C'est sûr, il est prit entre nous deux. Ma mère hausse les épaules à son tour et elle se retourne pour monter l'escalier.

Anna : Tom commence à ranger le sous-sol. Jason, on va commencer à rapporter le nécessaire ici.

Il l'a suit comme un chien de poche avant de me lancer un dernier petit regard. Pauvre lui, il est prit entre ses griffes. Je soupire et me laisse tomber sur un carton, qui est plus mou que je ne le croyais. Je m'effondre donc avec et je me laisse choir sur le plancher froid quelques minutes pour faire le vide dans mon esprit.

...

Un souffle se mélange avec le mien, une voix murmure mon nom, une main vient à la rencontre de ma peau pour la caresser doucement. Et cette odeur, je la reconnaîtrais entre milles. Ses lèvres se posent délicatement sur les miennes, pour un léger baiser. Je ne veux pas ouvrir les yeux. J'étais bien, j'étais assoupi. Je rêvais légèrement que j'étais au paradis, c'était bien.

Bill : Ça va mon amour ?

Je grogne, non ça ne va pas. Je me sens mal, je ne suis pas bien. J'ouvre les yeux pour qu'ils viennent à la rencontre des siens. Ils sont magnifiques.

Tom : Non...

Il m'aide à me relever, pour me remettre sur pied. Je me tiens à ses épaules et je laisse tomber ma tête dans son cou.

Bill : Ça fait longtemps que tu es ici ?
Tom : Je n'en sais rien... Je me suis assoupi...
Bill : C'est humide ici... Tu as du attraper une saloperie...

On monte à l'étage, pour aller dans ma chambre, mais à notre grande surprise, le bordel est pire qu'avant et ma mère est entrain de vider mes meubles.

Tom : Euh maman... Je peux le faire...
Anna : Toi tu range le sous-sol.
Bill : Euh Anna, je crois que Tom a attraper un truc, il ne se sent pas bien.

Elle soupire, se lève et viens vers nous pour mettre sa main sur mon front.

Anna : Il fait seulement de la fièvre. Retourne en bas.

Je soupire d'énervement et je descends dans le salon comme une furie, pour me laisser tomber comme une masse sur le sofa. Peu de temps après Bill vient me rejoindre et il me sert dans ses bras. Jason entre, les bras pleins de cartons. Bill se lève pour aller l'aider et les monter en haut. Les deux redescendent et s'assoient avec moi.

Jason : Ça ne va pas Tom ?
Tom : Non.
Bill : Il s'est assoupi dans le sous-sol et je crois qu'il est tombé malade...
Jason : C'est sûr, c'est tellement humide.
Tom : Alors mon bébé va mourir !

Ils rigolent. Non enfin, ils rient de moi.

Jason : J'ai un humidificateur chez moi. Je vais aller le chercher pour toi. Alors ne t'inquiète pas, tu va vite guérir et ton bébé ira très bien.
Tom : ...
Bill : Merci.

20 juin

Dans quelques jours encore, ça fera 3 mois. Et c'est le dernier jour au bahut, aujourd'hui. Je suis trop heureux, même si je suis obligé d'y aller. Ce soir, j'ai ma première échographie. J'y vais avec Lili, ma mère dit qu'elle a honte. Jason aurait bien voulu venir, sauf qu'elle l'en a empêché. Pas grave.

Je me lève, regarde mon ventre, je lui parle quelques minutes et je monte pour aller déjeuner. Une chose qui est bien dans le fait que Jason reste ici, c'est que le matin il me prépare mon petit-déjeuner. Je m'assois en face de lui et on déjeune ensemble, parlant de tout et de rien.

Jason : Tu as de la chance, il fait beau ce matin.
Tom : Ouais, c'est bien pour un dernier jour au bahut.

Il me sourit et prend nos assiettes pour les rincer. Je descends au sous-sol, autrement dit ma chambre, pour aller m'habiller. Je prends mon sac, qui sera très utile pour vider mon casier et je monte. Ce que je vois me donne un haut le c½ur, pour Jason. Ma mère est là, dans ses bras, en sous-vêtements. Bon d'accord, ma mère est belle, même très sexy. Mais elle est vache, donc ça brise tout son charme. Je rigole pour moi-même et j'enfile mes chaussures.

Tom : J'y vais.
Jason : Bonne journée, à ce soir.
Tom : Toi aussi.

Ma mère dans tout ça ? Elle n'a qu'à se souhaiter bonne journée à elle-même tiens. Je sors de chez moi et me rends au bahut, croisant Bill et Andy au passage. On arrive ensemble dans la cour et on va rejoindre les copains, comme d'habitude.

Sauf que là c'est différent, ils sont tous excité et ils nous racontent tout ce qu'ils comptent faire pendant les vacances. Moi je vais sous le soleil, traînant Bill avec moi, pour profiter de la chaleur. Il me sourit et m'enlace, passant fréquemment ses mains sur mon ventre. On reste comme ça, à se dire des mots doux jusqu'à ce que la sonnerie retentisse.

Mais on s'en fou. Puisque c'est la dernière journée, personne ne reste dans son groupe et se promène libre dans le bahut. J'en profite pour vider mon casier et jeter tout les examens que j'ai coulés, qui sont restés dans le fond d'une tablette pendant un temps indéterminé.

La journée se passe bien, on est calme. Personne ne nous a embêtés, et c'est très bien comme ça. Je rentre avec Bill, mon rendez-vous est à 18h00. J'ai peur quand même. De ce qu'ils vont me faire, de la réaction des gens.

Le temps passe vite. J'angoisse. Je ne suis pas censé aller là, moi, un garçon. Sa mère nous fait monter dans la voiture et elle nous conduit lentement jusqu'à la clinique. Elle ne roule pas vite, elle sait que j'angoisse. Bill me tient la main et il la caresse doucement. Je regarde par la fenêtre, toutes les maisons, les voitures, n'importe quoi qui pourrait me distraite et faire baisser d'un niveau mon stress.

Lili : Tom ? On est arrivés.

Je relève la tête, ils me regardent. Lili me sourit un peu, je lui rends son sourire. Je descends de la voiture et je marche lentement, très lentement vers la clinique, toujours la main de Bill dans la mienne.

Lili pousse la porte, tous ceux qui sont assis dans la salle d'attente tournent la tête vers nous. Bill leur sourit un peu, tandis que je baisse la tête. On se dirige vers l'accueil et Lili prononce mon nom. La secrétaire lui répond que je suis attendu dans la salle 3. Bill me tire jusqu'à la porte, où est affiché une plaque gravé du numéro 3 et il ouvre la porte. Je marche timidement derrière lui, Lili referme derrière elle. Un homme se retourne vers nous et il nous fait un large sourire.

Lili : Bonjour.

Il nous fait un signe de la tête et il désigne son bureau. Lili s'assoit et me fait signe de prendre la chaise à côté d'elle, mais je veux rester debout. Ou bien non, je veux me sauver. Finalement, je n'en ai plus trop envie. Bill reste à côté de moi et il essaie de cacher ses rires.

Médecin : Lequel de vous deux est Tom ?
Tom : Moi...

Je lève timidement la main. Mais qu'est-ce que je fais, je suis ridicule...

Médecin : Assied-toi...

Je n'ai plus trop le choix, donc je m'assois. Bill, pas gêné du tout, s'assoit sur le coin du bureau et fouille un peu partout. Le médecin rigole et sa mère semble désespérer.

Médecin : Donc, si tu me racontais un peu ce qui ce passe...
Tom : Euh... Ce qui ce passe ?
Médecin : Oui.
Tom : Vous n'êtes pas au courant ?
Médecin : Raconte...

Il est vraiment louche...

Tom : Euh... Je suis enceinte...

Je le dis d'un ton mal assuré. Il me sourit et commence à poser des questions à Lili. Après un bon dix minutes, il me dirige vers un lit, où je dois m'allonger. Sans gêne, il prend le bout de mon tee-shirt et le relève. Bill lui lance un regard noir, il déteste que quelqu'un d'autre me touche. Il s'assoit près de moi et me prend la main. Lili reste debout et elle fixe déjà l'écran, là où devrait apparaître notre enfant.

Il applique un gel sur ma peau, qui me fait frissonner. Bill rigole et regarde très attentivement tous les gestes du médecin, pour être sûr qu'aucun d'eux ne soient déplacés. Il l'étend et passe une sonde dessus. Après quelques minutes, on peut enfin avoir apparaître un semblant de ce qui doit être notre bébé.

Lili : Oh, regardez comme il est mignon !

Lili est totalement gaga. Je pose mon regard dans celui de Bill, le sourire aux lèvres puis on s'embrasse tendrement. Le médecin nous montre ses intestins, sa vessie, son foie et ses poumons. D'un autre angle, on peut même voir ses petits bras.

Bill : C'est vrai qu'il est beau, hein Tom ?
Tom : Oui...






***

Hihihihihihi.
Êtes-vous contente ? Première échographie =)
Moi j'suis contente ! =D

Stern m'a demandé de mettre le dessin de Tom et son poupon, mais na. Vous le verrez que quand il aura accouché ^.^ Je suis sadique ? =O
Oh ben tant pis =)

Dites, ça vous dérange si, pendant la grossesse de Tom, y se passera pas grand chose ? J'ai prévu un truc pour pendant les vacances d'été mais bon, ça sera pas trop mouvementé. Comme ce chapitre admettons. Parce que je veux pas passer par-dessus la grossesse au complet, surtout que je peux pas trop. Alors ?
# Posté le dimanche 24 février 2008 16:21
Modifié le mardi 08 avril 2008 21:48

Chapitre 12

Chapitre 12
Je rentre chez moi, la photo de notre petit ange en main. J'ai pu écouter les battements de son c½ur, j'en ai presque pleuré, tellement j'étais heureux. Lili n'a pas arrêté de sourire, de répéter qu'elle le trouve beau. Le médecin aurait pu nous dire son sexe, mais comme ce ne serait pas certain, on a préféré attendre la prochaine échographie, pour ne pas se faire une fausse joie.

À peine suis-je rentré dans la maison, Jason me saute dessus.

Jason : Alors !?

Je lui tends la photo, le sourire aux lèvres et je me penche délicatement pour retirer mes chaussures.

Jason : Comme il est beau ! Bon on ne voit pas grand-chose, mais il est trop mignon !

Et moi je pourrais presque dire de Jason qu'il a le même âge mental que moi. Je me relève pour reprendre la photo, lui souriant.

Tom : Merci, tu sais où est ma mère ?
Jason : Elle se repose dans la chambre.

Je lui souris de nouveau et je monte dans mon ancienne chambre pour aller la voir. Je frappe et j'entre, sans attendre de réponse. Elle est allongée sur son lit, elle semble paisible.

Tom : Maman...

Elle lève la tête pour me regarder, ne laissant paraître aucune émotion sur son visage.

Anna : Hum...

Je me dirige vers elle et je m'assois à ses côtés, sur son lit tout mou. Je n'ai pas envie de m'engueuler avec elle, je veux qu'on parle normalement. Elle se relève sur ses coudes pour se mettre à ma hauteur.

Tom : Je euh... On pourrait... Parler ? Sans se gueuler des insultes ... ?

Nos regards se croisent. Dans le sien, j'y vois de la compréhension, ça me soulage. On se sourit, un peu maladroitement. À la base, nos sourires sont moqueurs, extrêmement faux.

Tom : Je... J'ai vu mon bébé... Dans l'écran...
Anna : ...

Elle ne dit rien, elle me fait un petit sourire, signe que je peux continuer sans qu'elle ne me mange.

Tom : Tu... euhm... Tu voudrais bien le voir ?
Anna : Oui...

Je lui tends la photo et baisse la tête pour regarder mes doigts se mêler et se torturer l'un l'autre. Lequel gagnera ? Les paris sont ouverts !

Anna : Il est très beau Tom...

Je le relève la tête pour la reprendre, et rendre un sourire à ma mère. Elle semble sincère, ça fait chaud au c½ur.

Tom : Merci...

Elle me fait un signe de tête en guise de réponse. On reste là, sans rien dire. Au bout d'un moment, elle se recouche, mais ne me tourne pas le dos. Je ne suis pas très à l'aise avec elle, je ne le serai jamais, jamais comme avec Lili, mais ce n'est pas désagréable au point de vouloir se barrer en courant. Je m'allonge comme elle, tous les deux sur les flancs et on se regarde. Elle ferme un peu les yeux, elle doit être vraiment épuisée. Je la regarde, tous les moindres détails de sa figure me sautent au visage. Sans son caractère de vache, ma mère serait extrêmement charmante.

J'ai envie de parler avec elle, lui raconter un peu ma vie. Je peux en profiter, dans le temps qu'elle ne me lance pas des insultes au visage. J'ouvre la bouche pour parler, mais je la referme. Je ne sais pas comment lui parler, comment aborder des sujets. Je pourrais faire comme si elle était Lili, mais s'en est presque impossible, les deux sont trop différentes, physiquement et mentalement. Soudainement, elle ouvre ses yeux.

Anna : Tu veux me parler ?

J'hoche la tête, incapable de placer un mot, pour l'instant. Elle me sourit et tend sa main vers mon visage. J'ai un mouvement de recul et elle s'arrête, me rassurant qu'elle ne fera rien de mal. Je repose ma tête où elle était et sa main reprend sa trajectoire, jusqu'à ma joue, pour l'effleurer doucement. Je ferme les yeux à ce contact. C'est doux, je sens un peu l'amour qu'elle me porte, bien qu'elle ne me le montre jamais. J'ouvre les yeux pour la regarder.

Anna : Alors parle-moi...
Tom : Je...
Anna : Parle-moi un peu de toi...

Elle continue ses caresses sur ma joue. Mes yeux se referment doucement. Ça me fait tellement bien d'entendre ma mère me demander de lui parler de moi. Et en même temps, ça me fait tellement mal, parce qu'en tant que ma mère, elle n'aurait jamais eu à me demander ça, elle devrait tout connaître de moi. Enfin, presque tout, je dois avoir un minimum d'intimité, quand même.

Anna : Comment ça va, avec Bill ?

Sa voix est douce, on parle tout bas. Comme pour que ce moment ne reste seulement rien qu'à nous, qu'on ne le partage à personne.

Tom : Bien...

Je n'ai toujours pas ré ouvert les yeux, je ne veux pas. Parce que comme ça je suis bien. J'ai l'impression que si j'ouvre à nouveau les yeux, tout s'effacera. Alors je garde les paupières lourdes.

Anna : Vous passez de beaux moments ?
Tom : Oui, de très beaux moments...

Elle semble avoir compris que me poser des questions était une bonne chose à faire.

Anna : Eh bien profitez-en, dans 6 mois, ce sera mouvementé...

On rigole très doucement. Mes yeux s'ouvrent contre ma volonté pour la regarder, elle a les yeux brillants, elle semble au bord des larmes. Je porte aussi ma main à son visage pour la passer sur sa joue, comme elle me fait. En même temps, nos paupières se ferment.

On rigole très doucement. Mes yeux s'ouvrent contre ma volonté pour la regarder, elle a les yeux brillants, elle semble au bord des larmes. Je porte aussi ma main à son visage pour la passer sur sa joue, comme elle me fait. En même temps, nos paupières se ferment.

Anna : Et puis toi, comment tu vas... ?
Tom : Je me porte bien... Bill s'occupe de moi, il est aux petits soins...

Je sens son visage s'étirer, pour esquisser un sourire. Je souris aussi, largement, pour qu'elle le sente. Les minutes passent doucement, on est bien comme ça, la tension est tombée.

Anna : Comment te sens-tu, avec le bébé ?
Tom : C'est bizarre...

Sa main quitte mon visage et semble se diriger vers mon ventre, hésitante.

Tom : Tu peux toucher...

Elle se pose délicatement sur la surface rebondie, puis je sens ses doigts caresser doucement l'être de l'autre côté. Je la laisse faire, je ne crois pas qu'elle a dans l'intention de lui faire du mal.

Anna : Excluant le « bizarre » ... ?

J'ouvre les yeux pour constater qu'elle me regarde, intriguée. Elle veut que je me confie à elle, pas seulement que l'on parle, tout normalement. Et ça, ça me rend heureux.

Tom : Je l'aime déjà... J'ai hâte de l'avoir, pour le serrer dans mes bras, l'embrasser, lui dire que je l'aime, planter mon regard dans le sien, me dire que je tiens mon enfant dans mes bras...

Une larme roule sur sa joue. Je la comprends, un peu. Tout ce que je veux faire avec mon enfant, elle, ne me l'a surement jamais fait. Ça doit faire mal, ça je comprends. J'ai aussi envie de pleurer. Pleurer de joie, pour mon bébé, pour ma mère, parce que je lui parle, je me confie à elle et je lui dis ce qui ce passe. Une larme perle au coin de mon ½il, je la laisse là, elle tombera quand ce sera le moment. J'efface la larme de ma mère avec mon pouce. L'entendre parler de mon enfant comme ça, doit lui faire beaucoup de mal.

Tom : Mais j'ai peur...
Anna : ... Pourquoi ... ?
Tom : Je... Je ne sais pas... J'ai 16 ans, je suis enceinte... Je n'ai aucune idée de comment se passera l'accouchement, tout. Tu avais mal, quand tu m'as accouché ?
Anna : Oui... énormément... Tu n'étais pas pressé du tout de venir au monde... Et moi je voulais à tout prix te faire sortir de là, je ne supportais plus la douleur... J'étais aussi très jeune quand je t'ai eu Tom... Je ne savais pas quoi faire, j'étais complètement seule. Seulement Lili était avec moi, pour passer le temps... Elle avait constamment Bill dans ses bras, toujours... Il était calme, un vrai petit ange...

J'aime son récit... Je la laisse parler, elle s'ouvre un peu à moi, en quelques sortes...

Anna : ... Je ne voulais pas te prendre dans mes bras, de peur de te faire mal. Tu avais l'air si fragile, c'était impressionnant. Et surtout, je ne savais pas comment m'y prendre... En plus, tu pleurais et tu criais sans cesse, j'avais un peu peur de toi. Lili disait souvent : « L'ange et le diable ».

Elle sourit, se remémorent ses souvenirs. Je souris avec elle, ça m'amuse de savoir comment j'étais, nouveau-né. Mais elle s'arrête, elle ne parle plus.

Tom : Raconte encore...
Anna : Non... La suite n'est pas très agréable à entendre... Et surtout, je ne voudrais pas te rendre encore plus malheureux... Mais tout ira très bien Tom, je te promets que tu n'auras pas mal...

J'hoche la tête, comme elle. On se met à pleurer tout les deux et elle me rapproche d'elle pour me serrer dans ses bras. Je suis surpris du geste, mais j'enfouis ma tête dans son cou et je respire son odeur, je respire l'odeur de ma maman, qui me caresse doucement les cheveux.

Tom : Maman... Est-ce que tu m'aimes ?

Je sors de son cou pour la regarder, et ses pleurs redoublent. On resserre notre étreinte et je me loge encore dans son cou. Je crois que je n'aurai jamais ma réponse. Mais ce n'est pas grave, je suis dans ses bras. Je ne sais pas combien de temps on reste comme ça, mais je sais que doucement, le sommeil nous emporte et tous les deux nous plongeons dans les bras de Morphée.

...

J'ai passé le plus beau moment de ma vie avec ma mère. Je crois que j'ai seulement eu de la chance qu'elle aille été épuisée à ce moment, qu'elle n'avait pas la force de me gueuler dessus. Mais bref, je n'en sais rien. Je quitte son lit et je la laisse dormir encore paisiblement.

J'ai un petit creux. Je descends à la cuisine et en passant par le salon, je trouve Jason avachi sur le canapé, du chocolat partout sur la gueule. Je rigole et je vais le voir. Il dort. Je m'agenouille devant lui et je le secoue doucement. Il se réveille en sursaut et il se relève brusquement.

Tom : Hey, du calme !
Jason : Hein ?!

Je ris encore et je m'assois sur le canapé, pendant qu'il se remet tranquillement de son brusque réveil.
Tom : Ça va ?
Jason : Hum... Tu me dérange un peu dans mon sommeil profond là... Mais oui...
Tom : Bien...
Jason : Toi ? Tu es resté longtemps là-haut... Pas trop de crêpage de chignon ?
Tom : À vrai dire... Non, je vais bien... On a parlé calmement, de moi, du bébé et un peu de nous...

Il me regarde et s'étend un peu.

Jason : Ça t'a fait du bien ?
Tom : Oui, très...
Jason : Bien, je crois que vous aviez vraiment besoin d'une discussion, dans ce genre...
Tom : Oui, effectivement...

Il me sourit et me tape l'épaule. Il se lève et s'étire, pour ensuite lâcher un bâillement.

Jason : Eh bien, je vais aller la rejoindre... Bonne nuit Tom...
Tom : Bonne nuit Jay...

Un dernier sourire puis il disparaît dans les escaliers. J'allume la télévision et la regarde un instant avant de réaliser que c'est un film porno. Loué en plus, ah, ce Jason ! Il était drôlement en manque dis-donc. Je regarde par la fenêtre : il fait vraiment noir. En même temps, il est dans les environs 4h du matin... Et je ne suis pas fatigué. Sans vraiment penser, je prends le téléphone et appelle Bill. Lili me répond, la voix enrouée :

Lili : Qui me fait chier à 4h du mat' ?
Tom : C'est Tom, désolé...

J'aurais peut-être du penser à Lili avant d'appeler.

Lili : Rooo Tom tu sais que je déteste quand tu appelle dans les heures du matin...
Tom : Oui je sais, désolé... Bill est couché ?
Lili : S'il est normal, oui...

Elle rigole.

Lili : Attends, je vais aller voir...
Tom : Merci.

J'attends quelques instants puis elle revient et Bill décroche.

Lili : Bon, moi je dors, bonne nuit.
Tom : Bonne nuit.
Bill : Tom ?
Tom : Salut mon chéri !
Bill : Qu'est-ce tu fous à me téléphoner à 4h du mat' ?
Tom : Tu dormais ?
Bill : Non j'étais sur internet...
Tom : Oh. Tu veux sortir ?
Bill : Tom, t'es grave.

On rigole doucement.

Tom : S'il te plaît... On doit être super bien dehors...
Bill : Hannn... Tu me fais chier, j'ai vraiment la flemme de bouger mon cul...
Tom : Rooo allez mon amour...
Bill : Bon d'accord... On se rejoint au coin de la rue... Et dépêche-toi, je ne veux pas que tu te fasses agresser.
Tom : Oui, à tout à l'heure. Bisous !
Bill : Ouais, je t'aime hein.

Il dit ça sur un ton ironique puis on rigole avant de raccrocher. Je me lève pour ouvrir la porte d'entrée pour vérifier la température. Il fait chaud et humide. Super, j'adore les nuits d'été.

J'enfile mes chaussures et je sors dehors, prenant soin de verrouillé la porte. Je marche tranquillement, profitant de la chaleur d'été. Mes chaussures frottent sur le gazon humidifié par la rosée. J'entends les grenouilles, près du champ. J'arrive au coin et Bill n'est pas encore là. J'attends quelques minutes, puis je vois une grosse touffe se pointer : C'est Bill. Je reprends ma marche vers lui, cette fois plus rapidement et je lui saute dans les bras.

Bill : Coucou toi...
Tom : Hummm... Tu me manquais déjà.

On s'embrasse pendant quelques minutes puis on se dirige vers le parc, main dans la main. Il s'assoit sur une balançoire, et je me place sur lui, face à face. J'aggripe mes mains aux siennes, qui sont sur les chaînes et avec nos pieds, on se balance doucement d'en avant en arrière, se volant quelques baisers de temps en temps.

J'adore ce genre de moment avec Bill, où l'on est que tous les deux. Vraiment seuls. Nous ne risquons pas un grand danger, dans un trou comme le notre, où il n'y a presque que de veilles personnes, nous sommes les plus jeunes. Je pose ma tête sur son épaule, passe mes bras dans son dos et je ferme les yeux, profitant de ce beau moment romantique.





***

Êtes vous d'accord avec moi ? Ce chap' m'a fait avoir la larmotte à l'oeil, au moment où Tom est avec sa maman *.*
En plus, la fin avec Billouw, c'est crow meugnonw !!!
Kyyyyyyyyyyyyyyyyyya.
J'étais pas super inspirée pour la fin, donc j'me suis dis
"Tiens, faisons un beau moment, c'est si bien commencé ^^"

Mais euh, je sais, vous vous demandez surment pourquoi PAF la moman de Tom n'est plus une saloppe, hein ?
Bah bien sûr, il y a une raison, c'est juste que vous devez attendre au prochain chap' pour le savoir ^^

Anna (quel beau nom, ma foi ça me rapelle quelqu'un xD), tu m'a demandé si les dessins sont de moi, eh bien oui ^^ Pas complètement, puisque je prends des dessins qui existent déjà pour les refaire XD Savez, moi, l'inspiration pour le dessin, c'est pas trop fort t'sais ¬¬" Donc avec iPod, je vais chercher une image sur internet et je la prends comme modèle ^^

Et puis heum, je crois que c'est ça *.*
# Posté le mardi 26 février 2008 21:20
Modifié le mardi 08 avril 2008 21:48

Chapitre 13

Chapitre 13
Il roule sur le côté, me permettant de retrouver mon air et de me remettre doucement de mon orgasme. Mes yeux sont fermés, ma bouche entre-ouverte et je respire irrégulièrement, cherchant impassiblement mon souffle. Je sens le matelas bouger, puis une main se poser sur ma tête, pour flatter mes cheveux, essayant de me calmer un peu. Mais j'y arrive mal, je m'essouffle assez vite.

Bill : Je t'aime...

Il s'approche encore de moi pour nicher sa tête dans mon cou et l'embrasser tendrement. Je suis bien comme ça, je pourrais vivre des moments comme ceux-là tout les jours.

Tom : Mmm... Moi aussi...

Une main se glisse discrètement sur mon ventre pour le caresser du bout des doigts. J'ouvre les yeux et le regarde amoureusement, glissant ma main sur la sienne. Il remonte pour que je pose ma tête sur son torse et qu'on puisse s'embrasser tendrement. Il se relève légèrement pour remonter la couverture sur nous, puis on s'endort doucement avant un dernier baiser et de simples caresses échangées.

...

Ma main se balade d'elle-même sur le matelas, cherchant l'homme que j'aime. Mais je ne trouve rien alors j'abandonne et je me laisse somnoler encore quelques petites minutes. Le matelas s'affaisse doucement et un souffle parcourt mon corps. Je souris, sachant qu'il s'approche de mon ventre pour le chouchouter encore et encore. Une pluie de baiser s'étend sur ma peau et de brefs coups de langue sont donnés. Je m'éclaircie la gorge pour parler, sans toujours ouvrir mes yeux.

Tom : Bon matin...
Bill : Bon matin mon amour...

Il remonte le long de mon corps pour embrasser mes lèvres cette fois. Je souris dans notre tendre baiser, avant qu'il ne s'en détache lentement. J'ouvre enfin les yeux pour le regarder pour la première fois de la journée. Il est toujours aussi magnifique. Je l'embrasse chastement, une deuxième fois.

Bill : On va déjeuner ? J'ai faim...
Tom : Tu as toujours faim Bill...
Bill : Oui...

Il me fait un petit sourire et se lève de moi pour me laisser la chance de me lever. Je sors mes jambes du lit et je m'assois sur le rebord pour m'étirer un peu. Je voudrais me recoucher, mais j'ai faim, moi aussi. Je me lève avec beaucoup d'efforts et je marche maladroitement dans ma chambre jusqu'à mon caleçon qui s'est retrouvé dans un coin pendant la nuit, pour je ne sais qu'elle raison. Je l'enfile et retourne auprès de Bill pour m'accrocher à lui, pour être capable de monter les marches sans tomber.

On arrive dans la cuisine et on voit ma mère et Jason, assit un à côté de l'autre, entrain de déjeuner, se lançant des petits regards amoureux. Je souris à cette scène et m'assois en face d'eux avec Bill. Peut-être que ma mère sera comme hier, on ne sait jamais.

Tom : Coucou vous.
Jason : Joyeuse Pâques...

Je crois qu'il n'est pas tout à fait réveillé.

Anna : Bon matin les garçons, vous allez bien ?

Je crois qu'elle est restée comme hier. Bill ne semble pas surpris de son attitude, je lui ai tout raconté au parc, cette nuit.

Tom : Oui... ça va...

Elle nous sourit et replonge dans son assiette.

Anna : Tu es sorti Tom, pendant la nuit ?
Tom : Euh oui... Je... Je n'étais pas fatigué donc j'ai appelé Bill...
Anna : Vers quelle heure ?
Tom : 4h...

Elle relève la tête vers moi, le regard outré. Jason est toujours dans la lune et Bill détourne la tête, faisant mine de rien. Je me lève pour aller me chercher à manger, sentant toujours le regard de ma mère sur moi.

Anna : Tom, franchement ! Tu sais que c'est très dangereux de sortir à cette heure la nuit ?
Tom : Hum... Désolé...

Je reviens à table et je donne à manger à Bill. Il s'empresse de se goinfrer, voulant à tout prix ne pas être mêlé à cette conversation.

Anna : Et toi Bill, Lili sait que tu es sorti ?
Bill : Euh... Non...

Elle soupire avant de se remettre à manger. C'est silencieux. Tout ce qu'on entend sont les bruits des fourchettes et des cuillers sur les assiettes.

Anna : Bon, ce n'est pas grave... Seulement, ne sors plus à cette heure, compris ?
Tom : Oui...

Je la regarde et je souris.

Je marche avec Bill, bras dessus-dessous, dans la rue. On est bien, à l'extérieur. L'air est chaud, le vent nous aide à ne pas crever de chaleur, on peut entendre les grillons dans les grandes herbes, près des champs. Ses cheveux volent légèrement, lui retombant dans la figure. Mes dreads ne bougent pas, elles sont bien trop lourdes pour ce pauvre petit souffle.

On sort de notre petit cartier pour traverser la grande rue et se rendre dans le petit village, où restent quelques copains. C'est calme, on marche silencieusement sur le trottoir, jusqu'à la petite école primaire. Les jeunes n'ont pas encore terminé leur année scolaire. Si ça se trouve, c'est aujourd'hui leur dernière journée. On passe devant l'établissement pour s'engager dans une petite rue tranquille, gorgée de vieux appartements délabrés. C'est la rue la moins jolie du village, c'est clair. Le bras de Bill quitte mon dos, m'incitant à faire de même pour attraper ma main.

On rentre dans une petite cour, où l'immeuble est bleu clair et blanc. On va à la cour arrière, où ont entend des cris et des rires. Nos copains sont là, assis sur divers trucs et ils font des conneries, se racontent des blagues et ils papotent un peu. Un pote tourne la tête et nous voit. Il nous fait signe de s'approche et de se trouver un endroit où poser nos fesses.

Samuel : Hey ! La forme les gars ?

On acquiesce d'un signe de tête en s'assoyant sur une glissoire, moi sur les genoux de Bill. On commence à discuter et à dire des conneries avec eux. Au bout d'un moment, Bill me tapote l'épaule et me pointe l'entrée de la cour.

Andy marche vers nous, accompagné d'un mec que je ne connais pas. J'hausse les épaules et me calle sur son torse, laissant tomber légèrement ma tête dans son cou. Ils arrivent dans notre cercle et ils s'assoient à quelque part. Tout le monde semble connaître le mec, sauf nous deux.

Bill : Andy, c'est qui ?
Andy : Ah, c'est un pote qui vient passer une partie des vacances chez moi, c'est Alex.
Bill : Ah, ben salut Alex.
Alex : Salut.

Ils se font un vague signe de la main et la conversation reprend. Je regarde Alex, il est bizarre. Et il ne se gêne pas pour me regarder. Ou plutôt me mater. Je ne sais pas trop où il regarde, mais en tous cas, c'est sur moi et ce n'est certainement pas mes cheveux. Je me calle encore plus contre Bill et il passe ses bras autour de moi, laissant tomber sa tête sur mon épaule. Je me retourne pour l'embrasser langoureusement. Si Alex ne comprend pas que me mater n'est pas la meilleure chose à faire, rendu là, il y a un problème. J'ouvre légèrement l'½il gauche pour regarder en sa direction, et je constate qu'il nous fixe toujours. Je stoppe le baiser et ouvre complètement les yeux pour le foudroyer du regard.

Tom : T'as un problème ?

Tout le monde arrête de parler et se retourne vers moi. Il semble être très mal à l'aise, tant mieux.

Alex : Euh... Non...
Tom : Bon alors regarde ailleurs.

Mon ton est ferme, pour qu'il comprenne qu'il commence à me faire chier sérieusement. Il détourne le regard, gêné, puis la conversation reprend. Je ne cesse de me retourner pour embrasser Bill, ou tout simplement attaquer son cou de baiser et de coups de langue.

Le temps passe rapidement, on entend d'ici la sonnerie de l'école primaire, qui annonce surement la fin de l'année. Pour être sûr, et pour assister à ce spectacle, on se rend tous à l'établissement et on avance dans la cour pour regarder les enfants courir partout, leur sac sur leur dos, un sourire scotché aux lèvres. Ils sont trop mignons. Quelques enfants sortent de la cour seuls, puisqu'ils vivent au village, d'autre rejoignent leurs parents, qui les attendent les bras grands ouverts et d'autres qui montent simplement dans le bus. Dire qu'un jour, un d'eux sera le mien, qui courra dans la cour pour venir vers Bill et moi, qu'on puisse le serrer dans nos bras. Je suis trop ému, j'en ai presque les larmes aux yeux. Bill me prend la main et on va vers les professeurs, qui s'apprêtent à leurs faires un au revoir de la main.

On connait la moitié de ses petits enfants et plus que la moitié des professeurs. L'an prochain on retrouvera une partie de ces petits monstres à notre bahut. Je trouve ça chou. Un jour, ce sera le nôtre qui changera d'école, pour aller à celle des grands. Les bus partent, amenant avec eux le reste des jeunes. Nous on reste là, comme une bande de cons. Certains professeurs entrent dans le bâtiment pour aller vider leur classe, chercher leur mallette, n'importe, je ne sais pas. D'autres s'affairent dans le terrain de jeu pour ranger ce qui avait servit à amuser les enfants pour la dernière journée de l'année, d'autres partent directement à leur voiture et quelques uns restent avec nous dans la cour.

Ils causent avec nous, ravis de nous revoir. Ils nous posent des questions, veulent savoir comment s'est déroulée notre année scolaire et le plus important à leurs yeux, si on coule notre année. On discute quelques minutes puis après avoir eu leur autorisation, on peut pénétrer le terrain de jeu. C'est vrai, on n'a pas grand-chose à faire là, mais c'est amusant de retourner un tout petit peu en enfance.

Des potes font un basket, d'autres glandouilles dans l'herbe fraîche, Bill, moi et les autres on joue dans les modules pour les tout petits. On fait de la balançoire, on monte dans les trapèzes et on joue dans les tunnels bleus vifs, qui n'ont pas changé depuis notre départ. Avant de repartir, on se rassemble pour jouer à un jeu qui nous a énormément manqué : Tag pont. Et comme à tous les coups, c'est Andy qui doit nous courir après.

On doit avoir l'air d'une belle bande de cons, mais on s'en fou puisqu'on s'amuse. Après 30 minutes, je suis trop épuisé et je m'arrête sur une balançoire pour les regarder jouer. Bill est comme un con au milieu de la cour, les jambes écartées et il gueule aux potes de venir le délivrer au plus vite en agitant les bras dans tous les sens.

Après 2heures passées dans la cour, les profs nous foutent hors du terrain puisqu'ils ferment les portes de l'école. On dit au revoir à l'école puis Bill et moi on quitte les copains pour retourner dans notre petit cartier emplis de champs.

On entre chez moi et on se laisse tomber sur le canapé, épuisés. Ma mère nous rejoint avec Jason et ils prennent place sur l'autre canapé mou très confortable pour le postérieur.

Anna : Vous avez passé une belle journée ?
Bill : Oui ! On a été joué dans la cour de la petite école, on a joué à Tag et Andy il me taguait toujours, ça c'était moins marrant.

On rigole.

Jason : Tom ça va ? Tu n'as pas tué le bébé ?
Tom : Non, je vais bien.
Anna : Hum... Tom... Jason et moi... avons quelque chose à te dire.

Je la sens mal cette phrase.

Anna : En faîte je... je...
Jason : Ta mère attend un enfant.

Oh putain.





***

Oh putain xD
Vous la croyez ?
Gniahahah.

Alors ? Comment ce chap' ? Un peu enmerdant, je sais. Mais j'suis en manque d'idée la XD
Pas grave, au moins ils se sont amusés dans un terrain d'école.
J'sais pas, j'avais envie. Ça m'a rapellé des bons souvenirs, donc j'ai écris ça XD

Pour moi, les vacances ont commencées aujourd'hui. ^.^ Je sèche le dernier jour, pas envit lol. Donc j'ai une semaine toute à moi pour vous pondre une tonne d'idées et de chapitres magnifiquement emmerdant =D


Attention, racontage de life :

Hier, c'était marrant.
D'abord, j'ai commencé la journée avec un cadenas accroché au cul *. =)

Ensuite, je me suis fait vacciné O.O
C'était marrant, parce que toute la semaine on s'est fait dire "N'oubliez pas de déjeuner pour votre vaccin, c'est très important". Donc la veille, ma mère met précieusement ma carte d'assurance maladie et mon carnet de santé dans mon sac ('Dailleurs j'ai décourvert que je suis née à 2h00 du mat' et que mon sang est O+). Le lendemain je me réveille, je vérifie que j'ai mes trucs après un grognement qui veut dire "J'veux pas y aller, ils vont d'la foutre dans l'cul leur piqûre !" et je me rends non joyeusement à l'école. Là j'arrive dans mon premier cours, ils font descendre mon groupe en bas pour notre vaccin. J'attendais patieemment et nerveusement qu'on lâche mon nom et là, je dis : "Hey, j'ai pas déjeuné, c'est grave ?" Et là t'a tout le monde ils me regardent comme ça "O.O" et l'infirmière qui dis "Oh mon Dieu !!!!!!! Va acheter quelque chose aux petits déjeunés, tu dois manger!"

Comme si j'avais envie de déjeuner pour me faire vacciner t'sais. ¬¬" Espèce de conne. J'avais plein d'argent dans les poches et je dis "J'ai pas de sous..." XD Mais la conne m'envoie pareil me faire vacciner è.é ! Donc j'arrive là, la madame commence à me parler (attention jtrouve sa marrant) :

PtiteMme : Bonjour *lis mon prénom sur mon carnet* Roxane !
Moi : Euh.. Yeah...
PtiteMme : Ça va bien ce matin ?
Moi : Non pas trop... Voyez j'vais m'faire rentrer une aiguille dans l'bras t'sais.
PtiteMme : *rire franchement pas beau* Ça va aller, t'inquiète pas...
Moi : Bin oui *ironie*

Elle commence à me sortir tout son bordel d'infirmière et elle tire sur ma veste pour que je l'enlève, ce que je fais à contre-coeur.

PtiteMme : Alors... As-tu déjeuné ce matin ?
Moi : Euh... Oui. *XD*
PtiteMme : Es-tu allergique à quelque chose ?
Moi : Au lait. Ça veux tu dire que j'me fais pas vacciner ça ?
PtiteMme : Non. Tu prend des médicaments ?
Moi : Euh... Des cachets pour la grippe sa compte ?
PtiteMme : Non. Donc tu as la grippe... Es-tu enceinte ?
Moi : o.O ... Euh... Pas à ce que je sache là... o.O
PtiteMme : Bien, parfait.

Elle me frictionne le bras avec un machin pas cool et ensuite elle approche son aiguille. Elle prend mon bras dans sa main mais je me dégage vite et je la regarde, choquée.

Moi : Non, je veux pas. J'aurai jamais ça moi, la coqueluche !
PtiteMme : Non, non, reviens. Assied-toi ici. Oui, comme ça. Laisse ton bras mou, tu sentira rien. Je vais compter jusqu'à 3, et je vais dire "Attention je pique" et je vais te piquer ok ?
Moi : è.é

Elle prend mon bras encore une fois et le serre entre ses doigts pour que je me sauve pas et elle commence à dire :

PtiteMme : Attention... 1...2...3... *La conne commence à me piquer* Attention je...
Moi : AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!
PtiteMme : Calme toi, bon dieu ! C'est presque fini !
Moi : SORS ÇA D'MON BRAS TOÉ !!!!!!!!!!

Surement effrayé par ma rage XD, elle l'enlève et me mets un petit collant pour imbiber le sang ¬¬" Je remets ma veste et je sors comme une furie pour aller m'asseoir avec les gens de mon groupe, qui attendaient sagement devant la télévision. Je m'assois au fond avec mon cop' et là ils se retournent tous vers moi.

... : Ça va ?
... : C'est toi qui a gueulé ?
... : Oh mon Dieu ! Regardez comme elle est rouuuuuuuuge !
... : Mais non, elle est blanche comme un drap !

Et moi, je suis comme ça : ô.- (complètement des les vappes XD)

Ensuite, pendant mon cours d'art, je me suis fait convoqué au bureau du dirlo. Je me lève de mon banc, encore sous l'effet du vaccin et je lâche : Meuh j'ai rien fais moi O.O Et là t'as le con de la classe qui dit : "Le dirlo veut la voir parce qu'elle porte un pyjama ! HAHAHAHA !" Sale con, ça, c'est pas un pyjama è.é

Donc j'y vais, puis le dirlo commence à me parler.

Dirlo : Roxane Cloutier ?
Moi : Uiii... *trop intimidée XD*
Dirlo : N'aie pas peur, tu n'as rien fait.
Moi : Ouf.
Dirlo : Tu as un remplacant, en cours de sport ?
Moi : Ouais...

Et là j'ai tout de suite compris pourquoi j'étais là ¬¬"

Dirlo : Comment tu le trouve ?
Moi : Très bizarre, louche, pervers et trop proche de ses élèves.

Et là il commence à me parler de lui, qu'il y a eu des plainte sur lui et que mon nom à été dit ¬¬" Donc j'ai du lui décrire son comportement, et j'ai du lui dire que le prof m'avait parler de sadomasochisme *XD* et j'était TROP gêné O.O Ensuite il m'a enfermée dans une pièce grise avec une feuille, un crayon, un bureau et une chaise en ayant comme mission de me décrire les fait et geste, les noms des témoins et les dates O.O J'ÉTAIS TROMATISÉE XD


Bref, j'ai passé une belle journée. Et vous ? =)
J'ai encore mal au bras qui s'est fait vacciner =)
# Posté le jeudi 28 février 2008 20:59
Modifié le mardi 08 avril 2008 21:48